ACO France - Action catholique ouvrière
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Du neuf à l’ACO !



« ILS NE POURRONT JAMAIS EMPRISONNER NOS RÊVES »

 

9 avril 2018 par Communication ACO

Le 07 avril 2018 l’ancien président du Brésil et candidat à l’élection présidentielle Luiz Inácio Lula da Silva a été emprisonné. Cet évènement intervient dans un contexte de répression de plus en plus brutal du mouvement social dans ce pays.

Déclaration de l’Action catholique ouvrière relative à la situation au Brésil

Ouvrier tourneur à 14 ans, Luiz Inácio Lula da Silva (Lula) connaîtra la prison durant la dictature militaire en raison de son engagement syndical. Fondateur du Parti des Travailleurs, il sera président de la république du Brésil de 2003 à 2011. Sous sa présidence 28 millions de personnes sont sorties de la misère, la malnutrition infantile a été réduite de moitié, le Brésil est devenu la 8ème puissance économique mondiale...

L’incarcération de Lula intervient dans un contexte de plus en plus violent. Au cours du mois précédent, cette violence et la répression se sont d’ailleurs accélérées. Aujourd’hui, par-delà le cas d’un seul homme c’est la démocratie elle-même qui est mise à mal au Brésil.

Le 14 mars 2018, Marielle Franco, élue municipale de la ville de Rio de Janeiro pour le PSOL (1) est assassinée dans un contexte de militarisation des quartiers populaires. Les balles l’ayant tué provenaient du stock de la police.

Le 27 mars c’est Amaro Lopes de Sousa, membre de la Commission pastorale de la terre, défenseur du droit des paysans sans terre, qui est incarcéré. De même c’est la caravane de la campagne présidentielle de Lula qui essuie des coups de feu.

Nous soutenons la lutte contre la corruption, au Brésil comme en France. Mais nous nous indignons car au nom de cette lutte on cherche à bâillonner l’espérance, on utilise la justice à des fins politiques.

Réuni les 07 ET 08 avril 2018 le Conseil national de l’Action catholique ouvrière France (ACO) tient à apporter son soutien aux membres du Mouvement des travailleurs chrétiens du Brésil et à travers eux à tout un peuple qui lutte pour la justice et la dignité et qui affirme que « jamais ils ne pourront emprisonner leurs rêves »

(1) Parti socialisme et liberté
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Ressusciter…

 

30 mars 2018 par Communication ACO

L’engagement auprès et avec les migrants colore ce temps de Pâques pour les membres de l’ACO de Cambrai

Pâques, la fête d’un Dieu fait Homme, mort pour nous,
qui nous emmène avec lui, par sa résurrection, dans une
vie éternelle donnée et voulue par Dieu… Pâques, fête
de notre libération, de notre « renaissance », de notre
« nouvelle vie » en Dieu.
Pour beaucoup d’hommes, de migrants, nous entendons
de temps en temps ces mots, après l’accord obtenu pour
un titre de séjour, après un accord d’asile : « J’ai
l’impression de ressusciter, je revis. Avant, je n’étais rien ;
aujourd’hui, j’existe ! ».
Pâques, passage de la mort à la vie ???
Pour beaucoup d’enfants, de femmes, d’hommes qui ont
vécu l’enfer, l’exode, les privations, les humiliations de
toutes sortes, et qui arrivent chez nous, cette phrase a
un sens.
Car aujourd’hui, des enfants, femmes, hommes, partis
sur les chemins de l’exil ont bien souvent perdu toute
humanité, toute dignité et ont été traités comme des
moins que rien.
Pas besoin d’aller loin pour les rencontrer ; chez nous, ces
personnes existent, sont présentes.
Pâques, une libération !!
Alors, à nous de vivre cette nouvelle vie qu’est Pâques en
allant au devant de ces personnes, en rencontrant, en
accompagnant, en expliquant à celles et ceux qui ne
veulent pas de « ces étrangers » ce que veut dire « être
libéré » ; à nous d’être des passeurs d’Espérance, des
passeurs de vie nouvelle pour ceux qui ont tout quitté,
tout perdu jusqu’à leur propre existence comme
hommes, à nous de redonner la vie, le goût de vivre.
C’est de cette façon que nous renaîtrons nous-mêmes à
cette vie nouvelle voulue par Dieu.
Jean-Marie Rausenberger



 


Pâques, fête de la fraternité retrouvée

 

28 mars 2018 par Communication ACO

Inspiré par une histoire juive, un membre de l’ACO de Midi-Pyrénées nous invite en ce temps de Pâques, à nous ouvrir à l’amour, à nous engager au service de la fraternité.

Pâques, fête de la fraternité retrouvée.

Ces propos m’ont été inspirés par une histoire juive rapportée par un rabin médiéval, reprise par Daniel Marguerat dans son livre « Dieu et l’argent, une parole à oser »

« Un homme dont la richesse avait endurci le cœur est venu trouver un rabbin, dans l’espoir de retrouver la joie.
Le rabbin lui dit :
-  Regarde par cette fenêtre et dis-moi ce que tu vois.
Il répondit :
-  Je vois des hommes dans la rue qui vont et viennent.
-  Bien, dit le rabbin, qui tendit alors un miroir à l’homme en lui demandant :
-  Regarde dans ce miroir et dis-moi ce que tu vois.
-  Je me vois moi-même, dit l’homme.
-  Et tu ne vois plus les autres ? s’enquit le rabbin.
-  Non !
-  Songe, reprit le rabbin, que la fenêtre et le miroir sont faits du même matériau, le verre. Mais pour fabriquer un miroir, on le recouvre d’une pellicule d’argent par derrière. Lorsque l’argent s’interpose entre les autres et toi, tu ne vois plus les autres, tu ne vois que toi. »

Histoire toujours et, peut-être, plus que jamais d’actualité, dans notre société où la réussite individuelle, où la domination de l’argent tend à s’imposer comme norme de toute relation sociale.
La convoitise tue la fraternité.
En son temps, les actes et les paroles de Jésus ont progressivement cristallisé l’opposition des chefs religieux et politiques. Cela fournit à Judas l’occasion de le trahir pour quelques pièces d’argent.
Son arrestation va plonger ses disciples dans le plus profond désarroi, ils se barricadent ; Pierre, sur lequel il faisait le projet de construire son Eglise, ira même jusqu’à le renier.
Que reste-t-il de leur espérance à la vue de celui qu’ils avaient suivi et admiré, à la vue de ce condamné à mort qui agonise et rend son dernier soupir sur la croix, entre deux bandits ?
Parce qu’il a été jusqu’au bout de son engagement, en ce matin de Pâques, Jésus renait à la vie rendant possible une nouvelle espérance.
Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul dira : « Nous annonçons un messie crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens. » (1 Co 1, 23)
Scandale : ceux qui, en Jésus, voyaient le libérateur de son peuple, tant attendu, le voici arrêté, condamné et mourant sur la croix. Que reste-t-il de leur attente de la libération d’Israël ?
Folie : folie de l’amour, du don total de sa personne, de sa vie pour qu’un monde nouveau devienne, enfin, possible. Monde nouveau que nous, chrétiens, appelons le royaume de Dieu.
Monde de paix, de justice, de fraternité…
Monde libéré de toute oppression, de toute exploitation qui asservi les hommes à l’argent.
Pour nous, croyants en Jésus Christ, le lieu d’où émerge une foi libératrice, c’est le cri de ceux qui souffrent.
Le cri des pauvres nous fait « sortir » comme nous le suggère François, pour aller aux périphéries existentielles de notre humanité.
Sachons, nous ouvrir à la découverte de ce Dieu Libérateur.
Osons, cette sortie de nos murs, du repli sur nos sécurités, nos certitudes.
Osons, nous ouvrir à l’Amour,
Osons, mettre notre vie au service d’un engagement pour construire une fraternité retrouvée.

Louis Dussert
Pâques 2018

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L’humain au coeur du travail

 

27 février 2018 par Communication ACO

Au service de la Mission en monde ouvrier et en milieux populaires,
LA MISSION OUVRIÈRE, les mouvements et groupes qui la composent, invitent tous ceux qui le souhaitent à participer à ce colloque.

Colloque organisé par la Mission ouvrière

Depuis 60 ans, la Mission ouvrière, créée à l’initiative des Evêques de France, rejoint les hommes et les femmes de notre société dans leur vie de travail et d’engagement ; Aujourd’hui, elle ne peut ignorer l’importance du chômage et les situations précaires dans les milieux populaires.
Les formes du travail dans notre société ont subi des mutations considérables qui ne sont pas terminées comme le montrent de nombreuses études et enquêtes à ce jour.
Mais c’est sur le travail vécu comme lieu d’humanité et d’humanisation que la Mission ouvrière veut prioritairement porter son regard.
Au début de 2016, elle a lancé une enquête qui a permis de recueillir 608 réponses et de percevoir ce que le travail pouvait engendrer de bien-être ou de mal-être dans la vie personnelle et sociale des personnes.
A la suite de cette enquête, nous croyons qu’on ne peut bien parler du travail sans donner la parole à ceux qui le vivent, y trouvent bonheur ou souffrance comme à ceux qui le recherchent et l’attendent comme indispensable à leur existence.
C’est pourquoi la Mission ouvrière a décidé d’organiser une journée de Colloque

L’HUMAIN AU CŒUR DU TRAVAIL
le samedi 17 mars 2018 de 9h30 à 16h30
à la Maison de la Conférence des Evêques de France (Amphi Cardinal Billé)
58, avenue de Breteuil 75007 PARIS

Ce Colloque aura pour objectifs :
-  de recueillir et ressaisir différentes recherches et travaux sur le vécu au travail
-  d’écouter ce que fait « vivre » le travail à ceux qui l’exercent dans des situations diverses
-  de chercher des repères dans la tradition chrétienne pour élaborer une parole fondée et crédible

L’inscription à cette journée se fait en ligne
https://cef.formstack.com/forms/colloque_de_la_mission_ouvriere_mars_18
et le versement d’un droit d’inscription fixé à 45 euros (repas inclus) à régler à l’avance
Clôture des inscriptions au 5 mars 2018
Un programme détaillé de la journée sera adressé aux inscrits
Contact : 01 72 36 69 78 (secrétariat ouvert mardi et jeudi 9h-17h) et snmo chez cef.fr



 


"Une belle histoire" l’ACO de la Vallée de la Lys chante Noël

 

10 janvier 2018 par Communication ACO

A l’occasion de la fête de Noël en Mission Ouvrière de la Vallée de la Lys à Halluin, l’Action Catholique Ouvrière a créé un chant de Noël baptisé : Une belle histoire.

Découvrez ce chant en version karaoké "Une belle histoire"

Une belle Histoire (sur l’air du Petit âne gris d’Hugues Aufray)

C’est une belle histoire que je vais raconter,
Elle est dans ma mémoire, je ne peux l’oublier.
Elle se passe à Comines, Linselles et Halluin,
On forme une bonne équipe avec tous les copains.

L’histoire a commencé il y a 2000 ans.
Dans un pays lointain parmi de pauvres gens.
C’est une jeune femme qui devait accoucher,

Ce fut dans une étable par une nuit glacée.

L’enfant a bien grandi, devint un personnage,
Durant toute sa vie, délivra un message,
Un message d’amour, de justice et de paix,
C‘est pour le faire connaître que nous sommes engagés.

Avec les syndicats, les associations,
Les partis politique, nous sommes dans l’action.
Avec les militants, on fait du bon boulot,
Et si l’on tient le coup, c’est grâce à I’A C O.



 


Message de Noël

 

18 octobre 2017 2017

Noël : un enfant, une chance, un avenir !

La Mission ouvrière publie son message de Noël, un support précieux pour les célébrations en Mission ouvrière, en ACO mais aussi en communauté paroissiales...
Des diaporamas sont en cours de réalisation.
Ils seront disponibles sur le site de la Mission ouvrière.



 


Un mur, un film...

 

1er décembre 2017 2017 par Communication ACO

Les responsables et trésoriers des comités diocésains ont exprimé à quoi, à qui ils croient, ce qu’ils veulent pour aujourd’hui, pour demain.

Pour visionner le film : clic droit sur l’icone ; ouvrir le lien dans un nouvel onglet ; ouvrir l’onglet ; fermer la fenêtre dropbox qui s’affiche et enfin visionner le film
Un chemin plus simple est en cours de recherche !

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MurACO.mp4


 


Ma dignité retrouvée

 

3 octobre 2017 2017

L’ACO de Gironde fête les 30 ans du partage ACO / alcool
le samedi 21 octobre 2017 et invite largement.

Partage ACO/alcool en Gironde

Depuis 1987, en Gironde le partage annuel ACO-Alcool est préparé mensuellement par une équipe constituée
1/ de membres de l’ACO engagés fraternellement auprès des associations de lutte et prévention par rapport à la maladie Alcool
2/ de non-membres de l’ACO,voire agnostiques ou non-croyants mais qui sont adhérents actifs dans différentes associations présentes au partage.

Ma dignité retrouvée

Afin de rendre hommage à ce travail de 30ans, vous êtes invités à participer largement à cette invitation :

Le samedi 21 Octobre 2O17, de 14h30 à 17h heures Salle Sainte Geneviève 25 bis rue Elvina Sivan à Bordeaux

Télécharge l’invitation

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Journée mondiale pour un travail décent

 

30 septembre 2017 2017

Pour le 7 octobre, Journée mondiale pour un travail décent l’Action Catholique Ouvrière (ACO), la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et la Mission de la Mer (AOS France) font une proposition commune pour dialoguer, s’engager.

L’ACO, la JOC et la Mission de la mer se mobilisent

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Plaquette travail décent 2017

En cette journée mondiale pour le travail décent, l’Action Catholique Ouvrière (ACO), la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et la Mission de la Mer (AOS France) ont souhaité s’unir pour revendiquer un travail décent pour toutes et tous.
Avec nos mouvements internationaux, Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens, Coordination Internationale des JOC et Apostleship Of Sea, nous nous joignons aux personnes privées d’emploi et privées de dignité au travail. Parce que la dignité n’a pas de prix, nous souhaitons appeler chacune et chacun à agir et appelons les pouvoirs publics à remettre l’Homme au centre de toute décision politique. Le travail est au cœur de la réalité humaine. Il est donc au cœur de notre foi chrétienne. C’est pourquoi, en tant que mouvements chrétiens, nous nous engageons pour le travail décent.
« Quand une entreprise crée scientifiquement un système de primes individuelles qui mettent les travailleurs en compétition entre eux, elle peut sans doute à court terme obtenir certains avantages, mais cela finit vite par miner le tissu de confiance qui est l’âme de toute organisation. […] Il faut dire avec force que cette culture compétitive entre les travailleurs au sein de l’entreprise est une erreur, et donc une vision qui doit être changée si nous voulons le bien de l’entreprise, des travailleurs et de l’économie. » Comme le relève le Pape François, l’union des travailleurs est bien plus bénéfique que la compétition, qui vante faussement les bienfaits de la « méritocratie » en donnant une apparence morale aux inégalités.
Avec les ordonnances de la Loi Travail, c’est la mise en concurrence et la précarisation des travailleurs et des travailleuses qui va s’accentuer au détriment de nos conditions de travail, de nos projets. La peur de perdre son emploi fragilisera la possibilité de contester de mauvaises conditions de travail.
Pourtant, il n’y a pas de dignité humaine sans travail : « Il est important de reconnaître les vertus des travailleurs et des travailleuses. Leurs besoins […] est le besoin de bien faire le travail parce que le travail doit être bien fait. On pense parfois qu’un travailleur ne travaille bien que parce qu’il est payé : c’est un grave manque d’estime des travailleurs et du travail, parce que cela nie la dignité du travail, qui commence précisément dans le fait de bien travailler, par dignité, par honneur. »
L’ACO, la JOC et la Mission de la Mer, engagées dans la société et l’Église pour la justice sociale, portent les mêmes rêves et espoirs, être acteurs de nos vies et de la société.
Nous voulons valoriser l’entraide, y compris à l’échelle internationale, à l’exemple de la Convention sur le Travail maritime adoptée en 2006 par l’OIT , après de longues années de discussion entre États, employeurs et syndicats. Cette Convention s’appuie notamment sur la notion de travail décent telle que définie dans l’enseignement social de l’Église. Oui, il est possible de mettre en place des normes internationales qui garantissent un minimum de droits.
Unis pour un travail décent, nous vous proposons dans ce dépliant une réflexion, des témoignages, une prière. Il se veut être une invitation au dialogue, à l’engagement.
Je consulte le Dossier de presse :ici



 


Prendre soin les uns des autres

 

24 mai 2017 2017 par Communication ACO

Un évènement convivial et joyeux avec les membres en situation de handicap et de fragilité à Nantes, dimanche 14 mai.

L’ACO de Loire Atlantique donne la parole aux personnes en situation de handicap

L’ACO leur permet d’être moins seuls face aux différentes étapes de leur vie : démarches administratives, changements, deuils, maladie, … Nombreuses sont les contraintes pour les personnes en situations de handicap. Ils, elles témoignent :

Stéphane : « Venir à l’ACO me permet de voir des copains et des
copines, d’écouter ce qu’ils vivent et de parler de ma vie »

Caroline : « Grâce à ma trisomie 21, j’ai pu trouver un travail en milieu
ordinaire au restaurant Le Reflet. Ça me permet de me réaliser »

Claire : « On a réfléchit ensemble, en équipe ACO, à notre problème
de transport : on s’est dit qu’il fallait parler aux délégués de l’ESAT.
C’est bien d’agir ensemble quand on a un problème »

Contact : Louis-Marie Maudet, Co-Organisateur de l’évènement 02.53.78.00.92



 


Face au Front national, luttons pour l’espérance

 

28 avril 2017 2017

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Au lendemain du 1er tour de l’élection présidentielle, l’Action Catholique Ouvrière tient à exprimer sa profonde indignation ! La candidate de l’extrême droite utilise la misère des travailleurs qui vivent avec la peur de perdre leur emploi ou qui en sont privés, de ceux qui subissent la précarité. Elle oppose les hommes et femmes de notre pays. Elle cherche à récupérer leur colère, leurs mécontentements, leurs peurs.

Ancrée dans la vie des travailleurs, l’ACO rappelle l’engagement constant du mouvement ouvrier dans la lutte contre l’extrême droite et la xénophobie.

Fidèles à ceux avec qui nous vivons, travaillons, luttons, nous dénonçons l’imposture sociale que représentent le programme et l’action du Front National.

Ce parti cherche à se faire passer comme un rempart face aux dangers de la mondialisation. Pourtant ses élus au parlement européen refusent systématiquement de voter des lois en faveur des salariés (renforcement des droits des salariés, égalité homme/femme, santé au travail…). Ils s’opposent à tout texte luttant contre l’évasion fiscale et les délocalisations mais votent pour le secret des affaires. Leurs sénateurs quant à eux, lorsqu’ils ne sont pas absents, déposent des amendements visant à libéraliser davantage le marché du travail et à contourner l’action des syndicats.
Dans les villes gérées par le Front National et la droite extrême, certains de nos concitoyens et leurs enfants font l’objet de provocations et de discriminations en raison de leur origine et de leur religion. Nous assistons également à des attaques contre le monde syndical et associatif y compris caritatif. Des membres ACO en témoignent :

Les premières mesures répressives, à l’encontre de notre comité, n’ont pas tardé : diminution, puis suppression de la subvention municipale annuelle ; interdiction de participer aux manifestations de la ville ; suspension des mises à disposition de matériel et autres aides.
Au-delà de ces mesures intimidantes, on veut nous voir disparaître

Chrétiens, nous n’acceptons pas que certains, au mépris de l’Evangile puissent brandir leur foi comme une bannière et appeler à voter pour un parti qui prône le rejet de l’autre différent et le mépris du plus faible.

Devant cette situation, nous devons opposer un véritable barrage social à la candidate de l’extrême droite. Nous l’affirmons : pas une voix ne doit aller au Front National le 7 mai !

Nous appelons d’ores et déjà les travailleurs, les jeunes, les retraités à voter pour des candidats porteurs des valeurs de justice sociale lors des prochaines élections législatives.

Bien sûr nous savons, devant le choix que nous « offre » ce deuxième tour de l’élection présidentielle, qu’il nous faudra lutter durant les 5 ans à venir pour défendre nos droit sociaux, pour retrouver notre dignité fréquemment bafouée au nom de la logique de l’argent, du profit, de ce système libéral. C’est pourquoi nous appelons les travailleurs à prendre toute leur place dans les organisations syndicales et ouvrières et notamment à participer aux manifestations du 1er mai.

La seule manière de lutter efficacement contre le Front National est de construire un avenir de justice pour et avec nos concitoyens, en particulier ceux qui sont le plus touchés par la précarité et la peur du lendemain ; Oui, bien vivre ensemble est possible dans le respect de la dignité de chacun et de notre environnement ! Nous y croyons et le vivons déjà par l’engagement solidaire de nombreuses personnes. Sous la devise « liberté, égalité, fraternité", faisons vivre au quotidien la République sociale partout en France.

Croyants en Jésus Christ, avec tous ceux qui, dans le souffle de l’Evangile s’engagent dans la construction d’un monde de justice et de solidarité, nous ne nous tairons pas ! Nous lutterons contre toute proposition conduisant à l’exclusion et à la division.

Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront .”
Evangile selon St Luc 19,40

Le Secrétariat national de l’Action catholique ouvrière



 


Vive la Classe Travailleuse !!!

 

25 avril 2017 2017

Bientôt une nouvelle fête du 1er Mai..Nous sommes invités à réfléchir à l’histoire de notre Classe Travailleuse. Ce que nous cherchons c’est un travail décent, une société plus juste et une économie plus égalitaire qui nous permette de vivre dans la dignité.

MESSAGE INTERNATIONAL 1er MAI

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Cette lutte dans la vie quotidienne, nous la menons par tous les temps quand le soleil est chaud mais aussi quand la pluie tombe. Nous terminons tard le soir et nous partons tôt le matin pour travailler ou pour chercher un emploi .Dans cette action pour se maintenir ou soutenir une famille, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes des dizaines, des centaines, des milliers, des millions de gens qui comme nous ,après avoir pris un café ou une gorgée d’eau, se battent pour un salaire juste dans l’espoir de faire respecter la dignité de tout travailleur ou travailleuse dans ce monde où il y a tant d’inégalités. Il est impossible de ne pas se demander pourquoi TRES PEU de gens vivent avec beaucoup alors que BEAUCOUP vivent avec si peu. Mon Dieu, les richesses de ce monde ne sont-elles pas destinées à tous ?

Dans l’ histoire de notre Mouvement de Travailleurs Chrétiens durant ces 50 ans de vie, nous avons réussi à vivre fermement la mission que Jésus Christ nous a donnée. Ce n’est pas quelque chose de facile, mais c’est possible. Nous sommes des combattants ! Nous sommes nés pour lutter pour la survie des travailleurs et nous voulons tenir ferme dans cette lutte, dans notre travail de formation pour une action commune et collective au sein de la Classe Travailleuse, à la Lumière de l’Évangile. La méthode que nous avons choisie c’est le « VOIR, JUGER ET AGIR », liée à la réflexion sur les quatre piliers d’une société : la politique, le social, l’économie et l’Idéologie. Voilà la manière dont nous voulons conduire notre lutte : interagir et intervenir dans notre réalité dans le milieu de travail et dans la vie quotidienne des hommes et des femmes qui travaillent.
Et, comme MMTC, nous sommes conscients de ce que chacun d’entre nous peut subir avec le chômage, la crise économique, politique et sociale. Il peut même nous arriver de perdre l’estime de nous-mêmes. Mais ça ne peut pas briser nos forces, nos rêves, cette vie donnée par amour. Nous savons que l’amour de Dieu
pour tout homme se transmet à travers tous ceux qui tiennent dans la lutte pour le droit et le respect de la dignité humaine. Nous sommes conscients également du fait que, malgré la fatigue qui frappe les gens, malgré la férocité d’un système qui nous fait du mal, nous ne pouvons que continuer à croire que la situation va s’améliorer. Nous devons toujours croire que nous sommes appelés à être des vainqueurs, malgré tant de défaites impossibles à oublier : NOUS NE SOMMES PAS SEULS, NOUS SOMMES BEAUCOUP et nous devons continuer à lutter pour le travail, la nourriture, la maison, l’éducation, la santé, le respect, la dignité et bien d’autres choses. Par-dessus tout, NOUS DEVONS CONTINUER A LUTTER POUR LA VIE !
Combien de nos camarades, hommes et femmes du monde du travail se sont suicidés, sont morts en raison de terribles conditions de travail, ont perdu leur emploi en raison de l’arrivée des machines. Combien ont souffert des maladies telles que la dépression et bien d’autres ? C’est pourquoi, quand nous cherchons refuge dans nos familles, amis, et même dans d’autres pays, nous ne sommes pas simplement à la recherche d’un espace, d’un câlin ou d’une aide. Ce que nous voulons plus que tout, c’est le respect de notre dignité et la reconnaissance de notre place dans cette société.. Toute discrimination est inacceptable et combattre tout ce qui nous opprime est un impératif. Le monde est notre Maison Commune. Il est la maison de tous et pour tous. Il est le lieu de notre gagne-pain. C’est dans ce monde que nous élevons nos enfants, que nous rendons visite à nos parents, que nous vivons avec nos amis, que nous louons Dieu et que nous travaillons à notre survie jour après jour.
La vie est travail et le travail est vie. La persévérance dans les luttes de la vie quotidienne est quelque chose qui éveille en nous de nombreuses réflexions, en tant que MMTC, et nous pousse à être des travailleurs créatifs, infatigables, fidèles à la Classe Travailleuse, dans la lutte pour nos droits. Malgré l’amertume des défaites dans la vie de tous les jours, nous sommes toujours confiants, pleins d’espoir et persévérants dans nos combats, en particulier pour une société plus juste et égalitaire.
Notre voyage se poursuit, compagnons, contre tout système qui opprime et refuse de reconnaître et de respecter les droits les travailleurs et travailleuses.

MOUVEMENT MONDIAL DES TRAVAILLEURS CHRÉTIENS



 


Ensemble, croire en demain !

 

24 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

Pour écrire "demain" avec nos mots, nos cris, nos espérances, les membres ACO proposent à tous ceux que cette campagne électorale déstabilise ou dégoûte, d’en parler ensemble.

Déclaration de l’Action catholique ouvrière

Toi qui doutes,
Toi qui tiens à tes convictions, tes valeurs, tes combats,
Toi que la politique n’intéresse pas, ou ne fait plus rêver...
Toi qui veux toujours y croire,
Toi qui te demandes si nos politiques gouvernent encore !
Toi qui penses « avoir la vérité »...
Toi qui veux demain « renverser la table » !

Regardons, affrontons ces peurs, ces sentiments d’insécurité, qui s’installent en France, en Europe ! Ils risquent de nous paralyser, de dresser des communautés les unes contre les autres, de briser le lien social...
Qui ne connaît pas autour de lui un jeune privé d’emploi ? Il est alors difficile de trouver sa place dans la société, un logement, de faire des projets ! Le sens que nous donnons à notre travail est remis en cause, quand ce n’est aussi parfois l’emploi lui‐même.
Qui n’est pas indigné quand l’accès aux soins est entravé par l’absence de spécialistes ou par le manque d’argent ?
Qui ne connaît pas une personne dont le revenu l’empêche de vivre dignement ?
Qui n’est pas inquiet de la qualité de l’air que respirent nos enfants, de la qualité de ce que nous mangeons ?
Qui ne s’interroge pas sur l’avenir de notre planète, et des peuples qui l’habitent ?

Avec l’évolution des « sans droits », « sans‐logis », « sans travail », un fort sentiment d’insécurité, de déclassement, et d’injustice sociale gagne toute la société.

Citoyens, membres de l’ACO, nous n’acceptons plus que notre société favorise la course à la réussite individuelle, et que domine la « lutte des places ». Alors que les critères financiers s’imposent, allons‐nous permettre encore longtemps que l’humain soit une simple variable d’ajustement ?
Notre société doit garantir les droits fondamentaux et sociaux de chacun par la recherche du bien commun et de la mise en œuvre de moyens de solidarité efficaces ainsi que le partage des richesses.

Membres de l’ACO, notre action se nourrit des paroles et des gestes posés par Jésus de Nazareth. En chemin il rencontre Bartimée, aveugle de naissance, mendiant sur le bord de la route. Un homme qui ne compte pour rien et qui pourtant ose un cri dérangeant. Jésus entend sa soif de vivre, il y répond. Aujourd’hui encore, nous croyons que ces cris peuvent être entendus, relayés par la confiance et l’action ! Un homme exclu, sans perspective, peut encore devenir un homme debout, vivant, relié aux autres.
Et toi, veux‐tu y croire avec nous ?

Ne restons pas sourds aux cris des travailleurs, à ceux des personnes en situation de précarité, de fragilité, ne laissons pas leur parole se perdre. Continuons à les porter. Ils nous appellent à faire bouger les choses pour construire une société solidaire, de justice et de paix.
Les solidarités petites ou grandes, discrètes ou visibles, avec les collègues, les voisins, les amis, la famille… permettent déjà le « bien vivre ensemble » et sont le germe de cette société que nous voulons. Par l’action citoyenne, l’engagement social et politique elles deviennent conquêtes pour tous ! La sécurité sociale, les droits des travailleurs, les services publics, le droit à l’éducation, le droit aux loisirs, à la culture et aux vacances, ne sont‐ils pas le capital de ceux qui n’ont rien ?

Écrivons demain avec nos mots, nos cris, nos espérances, notre confiance. Parce qu’il y a tant de visages et tant de noms qui méritent que l’on s’engage pour eux.
Que les mots de liberté, égalité, fraternité ne soient jamais des mots creux et vides de sens !

Rencontrons‐nous, écoutons‐nous dans le respect, et cherchons à nous comprendre… avec nos idées différentes. Confrontons nos sources d’information, travaillons notre sens critique.
Si chacun s’exprime, prend sa place, vote... la démocratie ne sera pas prête de s’éteindre dans notre pays. Et toi, qu’en penses‐tu, qu’en feras‐tu ?

Le Secrétariat national

Télécharger la déclaration en pdf (premier modèle)
Télécharger la déclaration en word
Télécharger la déclaration en pdf (deuxième modèle)



 


Carême : un chemin d’avenir à vivre ensemble !

 

11 avril 2017 2017 par Communication ACO

6 fiches pour accompagner 40 jours de Carême

40 jours et 40 nuits de Carême
40 jours de déluge -> Noé (Genèse 7, 12)
40 jours de retrait -> Moïse (Exode 24, 18)
40 années de l’Exode -> de l’Egypte à la Terre promise
40 jours dans le désert -> Jésus (Matthieu 4, 1-11, Marc 1, 12-13, Luc 4, 1-13)
Le chiffre 40 renvoie à un temps long, un temps nécessaire au changement, à la transformation

Afin de vivre le Carême en portant un regard sur le monde qui nous entoure, sur ceux qui vivent avec nous (famille, travail, loisirs, engagements...), la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne), l’ACO (Action catholique ouvrière) et le CCSC (Comité Chrétien de Solidarité avec les Chômeurs et les précaires) proposent une série de six fiches d’aide à la réflexion, à la prière, au discernement,à la transformation...

Fiche 1 Mercredi des cendres Télécharger
Partage, Prière, Pardon
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (6,16.16-18)

Fiche 2 Télécharger
Jésus est tenté dans son humanité
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (4,1-11)

Fiche 3 Télécharger
Les rencontres vraies ouvrent à un dialogue attentionné
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)

Fiche 4 Télécharger
"Si t’as pas d’bons yeux, tu n’verras rien d’tout ça !"
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

Fiche 5 Télécharger
La joie de la Bonne Nouvelle remplit le cœur de ceux qui rencontrent Jésus (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)

Fiche 6 Télécharger
Jésus n’est pas un leader, un roi comme les autres.
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (Mt 21, 1-11)



 


Journée mondiale de lutte pour les droits des femmes

 

8 mars 2017 2017

Déclaration du Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens à l’occasion du 8 mars, journée mondiale de lutte pour les droits des femmes.

ÊTRE FEMME

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Au XXIème siècle, dans une monde pluraliste, les diverses sociétés de la planète terre mettent ensemble ce qui est traditionnel et non traditionnel. Le capitalisme considère la société comme un même ensemble. Avec tout cela, le mal du siècle, c’est la solitude, l’individualisme. Les nouvelles technologies ne prennent pas en compte la vie quotidienne des êtres humains. Si la femme continue d’être encore traité comme un objet, qu’est-ce que la civilisation ?

La femme dans nos différentes sociétés a une place originale et elle ne doit pas être considérée comme un homme. Elle doit être respectée dans sa différence politique, sociale, économique. A travers l’histoire du monde, des femmes de tout âge ont pris leur place et aujourd’hui, nous oublions les progrès accomplis, le machisme restant élevé. Pourtant des prises de conscience ont eu lieu et les femmes ont fait leur preuve dans des engagements politiques malgré beaucoup de difficultés. Le respect des droits de chacun, chacune ne devrait-il pas être naturel et possible pour chaque être humain !

Le fait d’être des êtres humains à part entière ne devrait-il pas permettre d’avoir les mêmes droits ?
« Travailleurs du monde, unissez-vous » a déclaré Karl Marx conscient que les femmes et les enfants étaient déjà dans l’histoire des travailleurs, l’agriculture, les travaux ménagers etc. contribuant aussi à la vie des familles et à la vie économique de leurs sociétés. Alors pourquoi l’inégalité des salaires et bien d’autres choses encore ? Pourquoi une telle insistance sur la soumission des femmes à un travail semblable à celui des hommes sans un même salaire ? Tous les êtres humains sont des travailleurs quel que soit leur travail manuel ou intellectuel.

Fresque murale Journée mondiale des femmes

Les luttes pour une meilleure place, jusqu’à présent refusée, a sa raison d’être depuis le début de l’histoire jusqu’à aujourd’hui. La femme n’est pas une chose mais un être à part entière. Et comme toute personne, elle devrait pouvoir exister dans la dimension politique, sociale et culturelle dans sa singularité et non pas considérée seulement pour son utilité. La femme sait concilier travail, maison, émotion. Malgré tous ces acquis, pourquoi doit-elle se battre pour être seulement une femme ?

Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Il faut sortir de l’indifférence, arriver à une prise conscience de la place à prendre dans les mouvements politiques cherchant le bien commun et la meilleure manière de s’en sortir. Les luttes sociales, politiques, économiques doivent continuer à appeler à l’autonomisation des femmes elles-mêmes, Elles doivent permettre aux femmes de relever la tête et de s’engager dans la lutte. Dans une histoire dynamique, ce monde doit être construit par des hommes et des femmes qui ne baissent pas les bras et participent activement à un plus grand respect de la dignité humaine.

Dans notre mission de mouvement de travailleurs chrétiens, nous devons nous rappeler le discours du pape François dans une messe célébrée dans la chapelle Sainte Marthe à Rome. Dans un discours courageux prônant l’égalité entre les hommes et les femmes, il dit que la femme n’existe pas seulement pour les tâches ménagères. Le pape François a rappelé que le destin de l’homme et de la femme est d’être une seule chair, prenant clairement parti pour la défense de l’égalité entre les sexes. Après une longue conversation, le pape François a conclu que la place de la femme est de créer l’harmonie et sans femme il n’y a pas d’harmonie dans le monde.
Nous restons fermes dans notre mission comme mouvement de formation et de l’Église, avec les travailleuses engagées à chaque instant dans la lutte pour la justice.

MOUVEMENT MONDIAL DES TRAVAILLEURS CHRÉTIENS - MMTC



 


Avancer, Changer, Oser pour construire demain dès aujourd’hui

 

14 février 2017 2017

Les 25 et 26 février 2017 l’ACO de Languedoc Roussillon propose un week-end en Lozère pour les jeunes et organisé par les jeunes.

Week-end jeunes en AC0

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Temps convivial mais aussi temps de partage, de réflexion et de célébration ce week-end s’appuiera sur le film "Demain" pour construire demain dès aujourd’hui

Une personne sera disponible sur place pour la garde des enfants, si les parents le souhaitent.

Contactez Marie BADA pour plus d’informations :
04 67 76 60 81
mariebada chez orange.fr



 


Campagne d’abonnement Témoignage ACO !

 

7 novembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Découvrez, ou faites découvrir, la revue de l’ACO

Bimestriel, Témoignage est le lien privilégié entre les membres du mouvement. Il relaie des initiatives prises partout en France, des articles sur la vie de l’ACO, des témoignages personnels, des expressions de foi. Il témoigne de la vie et de l’action des travailleurs en France et dans le monde. Ouverture à l’international, à la culture, à des visages d’Église, Témoignage offre des rubriques riches en informations et en éléments de réflexion sur des sujets d’actualité. À chaque numéro, un dossier de société de huit pages permet d’approfondir des questions et de donner du sens aux défis que le monde rencontre. Ses pages sur la Bible, ses poèmes et prières sont particulièrement appréciés et utilisés par les membres du mouvement pour préparer et alimenter leurs rencontres.

Campagne abonnement Témoignage ACO



 


L’amour sera toujours plus fort

 

16 septembre 2016 2016 par Communication ACO

Après tous les actes de violence vécus depuis un an, ce sont aujourd’hui les habitants, les membres de l’ACO du diocèse de Rouen qui vivent un moment difficile et particulièrement les copains et copines de St-Etienne-du-Rouvray et des environs qui connaissaient Jacques Hamel ainsi que les personnes prises en otage.

Un hommage officiel a rassemblé, le 28 juillet, 6000 personnes dans l’émotion et la dignité (autour du maire communiste, des élus de la région,de Mgr Lebrun et des représentants de toutes les religions...). Cette déclaration, rédigée par une petite équipe locale de l’ACO, a été distribuée lors de cette cérémonie.

Déclaration de l’Action catholique ouvrière du diocèse de Rouen (28 juillet 2016)

L’amour sera toujours plus fort

Ce mardi 26 juillet 2016, le terrorisme a frappé au sein de l’Église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Membres de l’Action Catholique Ouvrière, nous sommes en communion avec la famille du Père Hamel odieusement assassiné, et les victimes de cet attentat. Nous partageons l’immense peine de tous les Stéphanais.

Le Père Hamel était attentif à la vie des personnes, accueillant, discret et nous sommes particulièrement reconnaissants de son accompagnement des mouvements de la Mission Ouvrière.

Ne laissons pas la haine et la défiance s’installer !

Croyants en Jésus-Christ, nous sommes convaincus que le bien vivre ensemble est possible. Cet acte odieux ne doit pas briser la dynamique de nos solidarités.
Nous voulons continuer à bâtir la fraternité, la solidarité dans nos lieux de vie avec la communauté musulmane, toutes les autres communautés religieuses et toutes les personnes qui ont des convictions humanistes et pacifistes.

Le multiculturel est une richesse à partager : osons nous regarder, nous écouter, prenons soin les uns des autres… c’est ensemble que nous traverserons cette épreuve.

« Tous les membres doivent pareillement se préoccuper les uns des autres. Si l’un des membres souffre tous souffrent avec lui » Saint Paul - 1ère lettre aux Corinthiens (12,25-26)

Nous voulons rester debout et plus que jamais engagés pour la dignité de l’homme, pour la justice et pour la Paix dans notre pays, et dans le monde.

ACO du diocèse de Rouen, le 28/07/2016

[**Pour tout contact, pour un mot de soutien...*]
ACO Diocèse Rouen 76
137, rue Saint Julien
76100 Rouen

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l_amour_sera_toujours_plus_fort_déclaration_Rouen_20160728


 


L’ACO prend la parole

 

29 juillet 2016 2016 par Communication ACO

Les assemblées régionales, à travers des interviews, des articles, des déclarations ont permis de faire connaître la vie des travailleurs, des personnes en situations de précarité, de fragilité, leurs luttes, leurs espoirs, leurs convictions mais également le projet de l’ACO.

suite aux Assemblées régionales 2016

Communiquer, c’est dire la vie, nos vies, celles de nos copains, c’est affirmer nos convictions, pourquoi on lutte, c’est partager l’espérance qui nous anime, c’est professer notre foi…}

[*Annoncer, c’est la mission qui nous est confiée : écrivons, transmettons, prenons la parole !*]

Lire Témoignage 573 p.26

Liens vers les déclarations, articles de presse, sons radio
DéclarationsArticles presseSons RCF
Auvergne
Bretagne
Centre
Franche-Comté
Midi-Pyrénées
Normandie
Picardie
Poitou-Charentes Limousin
Rhône-Alpes
RIF
Auvergne
Bourgogne : Eglise de la Nièvre
Centre NR 20160409
Centre NR 20160505
Nord : La Croix du Nord
Picardie
Vendée : l’Echo de l’Ouest
Vosges : Vosges matin
Centre
Normandie
Pays de la Loire
ACO 44
ACO 49
ACO 72
ACO 85


 


Ecrivons des recettes d’éducation populaire

 

29 juillet 2016 2016 par Témoignage ACO

Proposez des recettes et contribuez à la rubrique Saveurs d’éducation populaire, un nouvel outil de l’ACO.

Organiser des partages dynamiques est une volonté forte, portée par tous dans le mouvement. Des temps où chacun soit acteur, avec ce qu’il est, comme il est venu.
Sous cette rubrique vous trouvez des "recettes" pour goûter puis refaire des temps conviviaux, ludiques et instructifs ; des idées d’animations faciles à réaliser, expérimentées par des membres ACO.

Il ne tient qu’à vous d’y faire figurer une initiative qui vous aura fait vivre un bon moment. N’hésitez pas à utiliser le formulaire et à contribuer !

Alors, y’a plus qu’à…
Osons proposer des façons de faire différentes !

Envoyez vos contributions en remplissant le formulaire ci-dessous ou contactez Catherine BAUDIER par e-mail ou au 06 72 38 95 75

  • Vos coordonnées

  • Votre recette

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Rendons au travail sa valeur d’humanité !

 

29 avril 2016 2016 par Communication ACO

Parce qu’ils sont attachés à leur travail, à ce qu’il soit « bien fait », à sa finalité, aux relations créées, aux petits bonheurs, aux solidarités qui s’y vivent, « les travailleurs ont souvent mal à leur travail »… ils le ressentent dans leur corps personnellement, collectivement… Ils le subissent parfois violemment...

Déclaration de l’Action catholique ouvrière

Oui, la situation se dégrade

Le contexte que nous vivons fait du travail une marchandise, une masse qu’on peut briser, fractionner et déplacer. Les travailleurs sont divisés, écartelés et sous pression. Le travail y perd sa signification. Ces hommes et ces femmes deviennent une variable d’ajustement, un simple facteur de production.
Les travailleurs avec ou sans emploi, jeunes ou moins jeunes sont fragilisés, précarisés. Comment trouver un logement ? Se soigner ? Envisager des projets ? S’organiser ? Tout simplement, vivre dignement ?
Dans tous les pays les travailleurs subissent la loi de la finance, de la compétitivité… « La mentalité régnante met le flux des personnes au service du flux des capitaux, provoquant dans beaucoup de cas l’exploitation des employés comme s’ils étaient des objets à utiliser et à jeter, et à laisser de côté. » Pape François

Le projet de réforme du code du travail : une occasion de prendre la parole

Le manque de négociations préalables avec les représentants des travailleurs est dommageable. Le projet initial a été jugé inacceptable par des millions de personnes et par l’ensemble des organisations syndicales. Aujourd’hui, suite à l’évolution du texte, les points de vue divergent…
Pour autant les travailleurs d’hier, d’aujourd’hui, de demain discutent, débattent, manifestent parfois… tous veulent un monde dans lequel l’humain ait la première place, où l’avenir soit possible pour tous.

L’ACO, mouvement de travailleurs, avec ou sans emploi, dénonce :

Trop souvent,

  • Quand des salariés s’organisent, ils sont découragés, voire sanctionnés
  • Quand des salariés s’expriment sur l’avenir de l’entreprise, on leur demande de se taire
  • Quand des salariés refusent de subir une organisation du travail visant uniquement le profit au détriment de leur équilibre de vie, on les ignore
  • Quand des salariés luttent contre des licenciements, pour des conditions de travail digne, ils sont montrés du doigt…
  • Quand des travailleurs sans emploi courent après le travail, on leur demande juste de courir plus vite

Pourtant de nombreuses personnes, des collectifs résistent, espèrent, le disent, le manifestent, le crient… c’est aussi cela prendre la parole… c’est aussi cela se constituer en peuple.

Les membres de l’ACO l’affirment :

  • L’homme détient une place centrale. Il vaut bien plus que la richesse, que le profit qu’il produit par son travail. Le travail doit être pensé comme une plus-value humaine et non comme une plus-value financière.
  • Les hommes et les femmes, ont besoin d’être reconnus dans leur travail, d’y donner du sens.
  • La « valeur travail » dépasse largement la notion d’activité ou de gagne-pain ; elle dit une « dignité nécessaire », une participation à la vie sociale. A plus forte raison lorsque des personnes en sont privées.
  • Une loi ne peut être humiliante, oppressive, absurde mais doit plutôt protéger et offrir des garanties individuelles et collectives… être au service de la société, de l’homme. « Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat  » dit Jésus.
  • Nous sommes frères au-delà de nos différences, de nos divergences : les tentatives de division n’auront pas le dernier mot.

Nous croyons que le Christ nous guide sur ce chemin d’humanisation, de justice et de paix… croire nous met debout, croire nous met en marche.

Mais serons-nous capables de nous tenir debout quels que soient les vents, les orages, les tempêtes ?

« Nous devons tous lutter pour que le travail soit un lieu d’humanisation et d’avenir, pour qu’il soit un espace pour construire la société et la citoyenneté. » Pape François

Pour comprendre, pour prendre part à l’action, rejoignons les organisations syndicales, les associations, les mouvements de résistance…

Rendons au travail sa valeur d’humanité ! Ensemble, l’espérance prendra corps !



 


Où en sommes-nous de nos solidarités ?

 

19 avril 2016 2016

Les membres de l’ACO du nord de la Seine-et-Marne se sont engagés pour faire vivre la priorité votée à Angers, « Les personnes, les travailleurs en situations de précarité, de fragilité, sont au cœur du projet missionnaire de l’ACO ». Après plusieurs initiatives, ils partagent cette déclaration autour d’eux.

Où en sommes-nous de nos solidarités aujourd’hui ?

« Nous sommes convaincus que le bien vivre ensemble en société se construit au quotidien, dans nos lieux de travail, nos quartiers, nos engagements, nos loisirs… Osons nous regarder, nous écouter ; prenons soin les uns des autres… c’est ainsi que nous traverserons cette épreuve. »
« Nous voulons donner du sens à ce que nous vivons ! Osons la rencontre, pour chercher à comprendre, pour analyser les causes profondes, locales, politiques, économiques… »
« Nous attendons des responsables politiques, qu’ils cherchent ensemble des pistes de construction en faveur du bien commun, qu’ils prennent des misions responsables, fondées, durables et garantissant l’État de Droit ; qu’ils n’engagent pas notre monde sur le chemin de la haine, de la destruction… »
« Nous voulons vivre debout ! Continuons la lutte, restons, plus que jamais, engagés pour la dignité de l’homme, pour la justice et pour la paix. »

Tel était le message diffusé par l’ACO au lendemain des attentats qui ont touchés la capitale en novembre 2015.

Ce message est pourtant toujours d’actualité.

Aujourd’hui, des décisions sont prises et elles fragilisent davantage les plus précaires et les plus fragiles, comme la suppression des aides accordées par le conseil régional pour les étrangers en situation irrégulière titulaire de l’Aide Médicale d’État. Ces aides sont pourtant essentielles pour ces personnes déjà en situation de précarité, elles permettent le déplacement pour accéder aux soins, pour concrétiser des démarches souvent complexes et périlleuses.
Aujourd’hui, des décisions sont prises par les pouvoirs publics concernant le report ou l’étalement du règlement de l’aide sociale légale qui fragilisent davantage les associations accueillant des personnes relevant de l’aide sociale, ainsi que les enfants confiés au titre de la protection de l’enfance. Ces décisions touchent de plein fouet des personnes fragilisées dans leur parcours de vie.

Où en sommes-nous aujourd’hui de nos solidarités si fortement mises en avant depuis les attentats de Charlie en janvier 2015 ?

Les droits humains ne sont pas respectés, les migrants et toute personne ne bénéficiant pas des droits fondamentaux, en font la triste expérience : mesures abusives concernant les contrôles, perquisitions, expulsions, comportements qui ne servent pas la dignité humaine, actes de violences, manifestations qui annoncent le rejet de l’autre.
Aujourd’hui, où se trouve la dignité humaine, le bien vivre ensemble, la bienveillance vis-à-vis de l’autre, les décisions qui tiennent compte de la précarité de ces hommes et de ces femmes et qui répondent à leur besoin de vivre bien tout simplement ?
L’ACO continuera d’engager ses actions pour dénoncer toutes les formes de discriminations, les injustices pour que chaque personne soit reconnue et respectée dans sa dignité.
L’ACO appelle chacun de nous à être acteur de notre vie, à vivre la solidarité et les actions pour construire une société plus juste, plus humaine.



 


7 octobre : Journée mondiale pour un travail décent

 

28 septembre 2016 2016 par International

Depuis 2008, et à l’initiative de la Confédération Internationale des Syndicats (CSI), le 7 octobre est la journée mondiale pour un travail décent. Cette année la JOC et l’ACO s’unissent pour inviter chacun à prendre la parole sur le travail décent.

JOC et ACO, tous ensemble pour vivre la journée mondiale pour le travail décent.

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Cette journée de mobilisation est aussi l’occasion de vivre ce fondement du mouvement ouvrier : la solidarité internationale entre les travailleurs.

Depuis 2013 le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC) participe à cette initiative au travers d’actions portées par les mouvements nationaux le composant, dont l’Action catholique ouvrière France, en ouvrant des espaces d’expression pour chacun.

La JOC, de son côté, entre dans une campagne de deux ans, axée sur les jeunes privés d’emploi digne : « Dignes et Travailleurs ». JOC et ACO, nous avons donc décidé de travailler ensemble pour permettre aux travailleurs, avec ou sans emploi, de prendre la parole sur le travail décent.

Vous pouvez, vous aussi, participer à ce projet en diffusant largement cet « évènement » Facebook et en invitant chacun à se l’approprier.

Vous pouvez aussi diffuser la plaquette de cette journée disponible en format numérique ci-dessous. Vous pouvez l’imprimer comme n’importe quel tract (en sélectionnant la fonction "livret" lors de votre impression) ou faire circuler par courriel le plus largement possible. Et surtout, vous pouvez vous en saisir collectivement, au travail, entre amis, en équipe… pour que ces paroles soient de vraies paroles collectives.

Cette proposition commune doit pouvoir se transformer localement en initiatives. N’hésitez donc pas à contacter les responsables de la JOC sur votre diocèse, secteur (…) pour organiser des partages, des distributions de la plaquette lors des célébrations dominicales. Profitez-en pour en faire une occasion de visibilité de nos mouvements, de communication et de dialogue autour du travail avec l’Église locale.

Pour que chacun puisse avoir un travail digne ici et en solidarité avec les travailleurs à travers le monde ; prenons, donnons la parole.



 


8 MARS : L’annonciatrice de la dignité et de la liberté

 

27 février 2018

Le MMTC – le Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens célèbre la journée du 8 mars, avec toutes les femmes dans le monde, le chemin de l’histoire parcouru vers l’émancipation, sur la prise en charge de l’égalité du genre, en particulier dans l’accès aux droits civils , aux opportunités professionnelles et aux responsabilités familiales et il évoque avec affection et gratitude toutes les femmes qui ont repris cette cause et ce combat

Déclaration du MMTC

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Célébrer la Journée Internationale de la Femme continue à être parfaitement logique
parce que, dans de nombreux coins du monde, aujourd’hui, il y a encore des femmes qui sont exploitées, exclues, violées, victimes de la traite, de l’exploitation sexuelle, du travail d’esclave et tuées, simplement parce qu’elles sont nées femmes.
Être une femme dans certains pays est se soumettre, notamment, à être violée et humiliée en public, à être forcée à s’isoler dans des conditions dégradantes ou forcée à la mutilation génitale féminine. Ces dures réalités, mêmes illégales ou considérées dans la législation comme un crime, continuent d’exister et elles sont la cause de la mort de beaucoup de femmes. Et les coupables restent impunis, par l’inertie ou même la complicité des autorités, qui sont régies par des traditions établies et qui sont encore patriarcales où la femme est totalement sous-évaluée.
Malgré la grande information et des campagnes de sensibilisation, et le fait que dans de nombreux pays on le considère déjà comme un délit public, il y a le drame de la violence domestique -drame commun à toutes les communautés et cultures – qui continue à détruire, tous les jours, la vie de nombreuses femmes. Il y a encore trop de femmes qui vivent des abus physiques et psychologiques ou qui sont assassinées par leurs maris, leurs copains ou leurs partenaires. Femmes qui portent des vies de souffrances, au-delà du temps, avec des marques qui vont être perpétuées tout au long de leur vie.
Nous avons constaté que les salaires bas, le chômage et la pauvreté avaient toujours les taux les plus élevés chez les femmes ; qu’il persiste la différence de salaire entre hommes et femmes pour un travail égal ; la maternité continue encore à pénaliser sur l’accès à l’emploi ou sur l’évolution de carrière ; les femmes sont les plus touchées avec le harcèlement moral et sexuel dans les entreprises.
Ces réalités nous montrent comme elles sont, encore aujourd’hui, de différentes manières, profondément blessées dans leur dignité de femmes, de mères, d’épouses et, avant tout, de filles de Dieu. Même s’il est reconnu aux femmes le rôle prépondérant, tout au long de l’histoire, sur la stabilité familiale, en gouvernant la maison et en élevant leurs enfants, elles ont également montré des qualités essentielles et des compétences dans la vie professionnelle, politique, sociale et associative, en accumulant ces tâches civiques avec les responsabilités familiales avec joie, détermination, confiance et sensibilité féminine.
Le MMTC croit qu’une autre façon de vivre est possible, où les hommes et les femmes vivent en dignité et ensemble en harmonie. Les familles sont des projets collectifs, où on apprend à partager les tâches, à prendre des responsabilités et à respecter les différences, parce que dans les familles, il doit y avoir place à la communion et à
l’entraide.
Reconnaître la valeur de la femme, aujourd’hui, c’est faire aussi mémoire de la valeur et la reconnaissance que Jésus Christ a donné aux femmes de leur temps. Il s’est approché d’elles, il n’a pas approuvé les attitudes de ceux qui abusaient d’elles, et il les a fait annonciatrices de la Bonne Nouvelle de sa résurrection : « Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu`il vous précède en Galilée : c`est là que vous le verrez, comme il vous l`a dit. » (Mc 16,7). Et comme l’a affirmé récemment le Pape François, la femme apporte l’harmonie au monde, elle nous enseigne à aimer avec tendresse.
Donc, pour le MMTC, le chemin vers la libération de la femme de ces dures réalités et de la reconnaissance sans équivoque de leur dignité, passe par l’accès à tous les individus et leurs familles, en égalité de chances, à « la Terre, au Toit et au Travail ». Avec ces besoins de base assurés, les droits humains et en particulier ceux des femmes seront également respectés.



 


Propositions d’action des Mouvements populaires

 

23 novembre 2016 2016 par Communication ACO

Exclus du système, hommes et femmes, réunis lors de cette IIIème rencontre mondiale des mouvements populaires nous exprimons d’un commun accord que la cause commune et structurelle de la crise socio-environnementale est la tyrannie de l’argent, c’est-à-dire le système capitaliste dominant et une idéologie qui ne respecte pas la dignité humaine.

Troisème rencontre des Mouvements populaires à Rome

Nous sommes les créanciers d’une dette historique, sociale, économique, politique et environnementale qui doit être soldée. Pour cela nous formulons collectivement des centaines de propositions issues des dix engagements pris lors de la Rencontre de Santa Cruz de la Sierra, en 2015. Toutes sont importantes mais pour partager maintenant nous affirmons :

1. Nous souhaitons faire mémoire de Bertha Caceres, porte-parole de notre première Rencontre assassinée pour avoir promu des processus de changement et nous exigeons la fin des persécutions de tous les militants populaires. Comme peuples, [*défendons le droit à la paix basé sur la justice sociale*].

2. Dans la perspective d’une [*démocratie participative et entière*] nous proposons d’impulser des mécanismes institutionnels qui garantissent un accès effectif des mouvements populaires, communautés autochtones et du peuple à la prise de décisions politiques et économiques.

3. Dans la perspective de la [*destination universelle des biens de la nature*] nous rejetons la privatisation de l’eau et nous exigeons qu’elle soit considérée comme bien du domaine public en lien avec la Déclaration des Nations Unies pour qu’aucune personne ne soit privée de l’accès à ce droit humain élémentaire.

4. Dans la perspective d’une [*réforme agraire intégrale et populaire*] nous proposons d’interdire le brevetage et la manipulation génétique de toutes formes de vie, en particulier des semences. Nous faisons notre la défense de la souveraineté alimentaire et le droit humain à une alimentation saine, sans produits agro-toxiques, pour mettre fin aux graves problèmes alimentaires dont souffrent des centaines de millions de personnes.

5. Dans la perspective d’une[* réforme du travail juste qui garantit un accès plein à un travail digne*] nous proposons de mettre en place un salaire social universel pour tous les travailleurs qu’ils soient du secteur public, privé ou populaire.

6. Dans la perspective d’une [*réforme urbaine intégratrice qui garantisse l’accès à un logement digne et à l’habitat*] nous proposons de déclarer l’inviolabilité du logement familiale pour éradiquer les expulsions qui laissent les familles sans toit.

7. Dans la perspective de[* construire des ponts entre les peuples*] nous proposons de construire une citoyenneté universelle qui, sans ignorer les identités d’origines. Abattez les murs de l’exclusion et de la xénophobie, accueillant dignement ceux qui se voient obligés d’abandonner leur foyer.

Nous souhaitons travailler au côté du pape François pour que ces propositions se transforment en réalité effective comme droits exigibles et respectés au niveau local, national et international. Nous encourageons les églises locales à faire des messages du pape François une réalité.

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Rome Mouvements populaires 2016


 


3ème rencontre des Mouvements populaires

 

9 novembre 2016 2016 par Communication ACO

Le projet : « faire en sorte que la migration devienne un choix et non plus une nécessité » (Mgr Silvano Tomasi, secrétaire délégué du Conseil pontifical Justice et paix)..

L’ACO apporte sa pierre à la réflexion !

Environ deux cents membres (92 mouvements populaires de 65 pays différents) se retrouvent en ce moment même autour de ces trois thèmes chers au Pape François : [*travail, toit et terre*]. Ils se penchent également sur la [*sauvegarde la planète*], [*prendre soin de la nature*] et réfléchissent à la [*question des migrants et des réfugiés*].

Pour cela des ateliers sont proposés, hier notamment autour de [*Peuples et démocratie*].
Voici quelques photos de ces ateliers. Merci à Manolo.

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Rencontre des Mouvements populaires : troisième !

 

9 novembre 2016 2016 par Communication ACO

L’Action catholique ouvrière de France est conviée à participer à cette rencontre. Nous en sommes fiers et heureux.

En 2014, à Rome, le pape François a souhaité discuter des problèmes qui traversent et affectent le monde avec ceux et celles qui subissent des inégalités, l’injustice, qui vivent l’exclusion et qui résistent, luttent contre elles.
En 2015, une deuxième rencontre s’est déroulée à Santa Cruz en Bolivie, durant laquelle il scandait : « Aucune famille sans foyer ! Aucun paysan sans terre ! Aucun travailleur sans droit ! Aucune personne sans la dignité que donne le travail ! […] Ne vous sous-estimez pas ! »
Présent dès le départ, le MMTC (Mouvement mondial des travailleurs chrétiens) participe à la préparation et à l’animation de ces rencontres. Il y est représenté par des personnes membres des mouvements du MMTC.
[*Voici que du 2 au 5 novembre 2016, une nouvelle rencontre se déroule. Et voici que l’ACO est sollicitée pour y participer !*]
Nous avons appelé et envoyé une personne porteuse de la vie de l’ACO, des enjeux liés au travail, à la précarité… Xavier Pottiez ! Ancien président de l’ACO, responsable au MNCP (Mouvement national des chômeurs et précaires).
Pour Xavier,

«  le premier mot est ’travail’. Sans travail, aujourd’hui, nous ne sommes pas reconnus. Pourtant, un chômeur est une personne qui a des capacités, des connaissances, des qualités dont la société ne se sert pas. Ma question, c’est le retour au plein emploi. Là-dessus les experts sont divisés. La Mission ouvrière et l’ACO doivent être capables de comprendre la révolution technologique, et de l’utiliser. Comment la classe ouvrière ne se laisse pas exclure du système productif, pour n’être que des consommateurs ? Pour ne pas être exclue, elle doit lutter pour étendre le champ de la production en valorisant l’innovation sociale, politique, économique et culturelle. Ce qu’il ne faut pas lâcher en ACO, c’est le faire peuple.
Après, le mot ’toit’ : combien de travailleurs pauvres en situation de précarité ou au chômage sont sans logement ? Surtout les jeunes qui ne peuvent faire de projet de vie et sont obligés de rester vivre chez leurs parents.
 »

[*Les objectifs de cette rencontre :*]
1) Promouvoir la participation active des exclus dans la lutte pour une terre, un toit et un travail.
2) Contribuer à la construction de changements structurels dont le monde a besoin, aidés par les propositions que le pape François énonce dans l’Evangelii Gaudium et Laudato si.
3) Aider les organisations populaires à la coordination d’actions au niveau régional et international.



 


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