
Réunis à Metz le lundi 28 septembre 2026 en présence exceptionnelle de Sa Sainteté le pape Léon XIV, les principaux représentants des cultes catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste en France ont lancé un appel historique.
Des membres de l’ACO en Gironde ont participé et chanté au rassemblement à Bordeaux
Nous en reprenons l’esprit ce mardi 27 Octobre à Bordeaux, symboliquement sur les parvis des droits de l’Homme.
Nos traditions religieuses nous appellent à être des veilleurs, attentifs à la dignité de chacun et au soin de l’autre.
Elles nous invitent à ne pas nous résigner à la violence, à l’injustice ou à l’indifférence, mais à agir ensemble au service de la paix, de l’adelphité et de la réconciliation, « pour préserver l’humain dans ces transformations ». Nous responsables de cultes et acteurs civils en France, réunis aujourd’hui à Bordeaux, affirmons notre volonté de servir ensemble toute la famille humaine.
Conscients de notre profonde interdépendance et de la responsabilité que chacun porte envers tous les autres, fidèles à nos traditions respectives et dans le respect de chacun, nous sommes convaincus que les religions portent une responsabilité particulière pour bâtir et entretenir la paix dans le monde, et tout spécialement ici, en Europe. Conscients de cette responsabilité commune, nous lançons solennellement un appel au dialogue et à l’adelphité, à la réconciliation et à la paix.
Nous sommes convaincus que, dans chacune de nos communautés et de façon transversale, et dans nos cités, il est plus que jamais important d’éduquer au dialogue pour construire la paix.
Nous attestons que la recherche de la paix, la non-violence et le souci de l’autre sont profondément inscrits, selon des voies qui leur sont propres, dans chacune de nos traditions religieuses. La paix ne se réduit pas à l’absence de guerre.
Elle ne peut être durable sans justice, sans respect de la dignité humaine, sans solidarité entre les peuples et les générations, ni sans une attention partagée à la préservation de notre maison commune. Nous constatons que nos sociétés ne sont pas épargnées par les fractures, les discriminations et les logiques de rejet.
En France, nous exprimons notamment notre indignation face à la recrudescence des actes qui portent atteinte à des personnes ou à des lieux de culte, en raison de leurs origines ou de leur foi. En condamnant toutes les formes de discriminations, et tous les discours de haine, nous voulons être des remparts qui protègent l’humanité, face aux pouvoirs oppressifs ou corrompus.
Nous nous opposons tout particulièrement au poison du totalitarisme. Nous affirmons ensemble que le nom de Dieu, non plus qu’aucune vérité religieuse ou tradition spirituelle, ne peut jamais être invoqué pour justifier la violence et la haine.
Nous savons d’expérience que le dialogue, la prière, la méditation et les différentes formes de pratique spirituelle ouvrent des chemins de paix.
