Photo : manifestation du 1er mai 2025 à Paris - Crédit JFC
Pour un 1er mai d’unité, de fraternité, de paix et de résistance
Cette année, la fête internationale des travailleuses et des travailleurs aura une tonalité particulière, dans le contexte de guerre au Moyen-Orient, d’attaques répétées contre le droit du travail, de répression syndicale et de montée de l’extrême droite. L’occasion de participer encore plus aux rendez-vous proposés par les syndicats.
C’est par excellence la date de référence pour les travailleuses et les travailleurs, en France et dans le monde entier. Le 1er mai est un rendez-vous incontournable avec des déclinaisons variables d’une année sur l’autre. Parfois, les syndicats proposent des manifestations unitaires. Parfois, certains manifestent et d’autres préfèrent des débats publics. A l’heure où j’écris, j’ignore quel sera le choix retenu par les grandes confédérations syndicales lors des discussions avant le 1er mai 2026.
Quoi qu’il en soit, les mouvements qui composent la Mission ouvrière et populaire ne peuvent rester indifférents à l’importance de ce rendez-vous social. Ceci d’autant plus que les partis du centre, de droite et d’extrême droite ont tenté récemment à l’Assemblée nationale de battre en brèche le caractère férié du 1er mai.
De son côté, l’Action catholique ouvrière sera attentive aux appels proposés par les syndicats partout dans le pays. Plusieurs thèmes semblent déjà se profiler pour cette journée internationale des travailleuses et travailleurs. Tout d’abord, celui de la paix. Non seulement, la guerre entre l’Ukraine et la Russie a franchi le cap des 4 ans. Mais désormais, une guerre s’étend au Moyen-Orient après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran. Le président Macron, en inventant le concept de « dissuasion avancée », a décidé de son côté de renforcer l’arsenal nucléaire français.
Autre question brûlante : la montée de l’extrême droite en France, dans les urnes, les médias, au cœur de l’opinion publique et parfois aussi dans la rue. Ce phénomène constitue une menace majeure contre notre démocratie et contre les droits sociaux ou syndicaux. Des droits déjà rognés par plusieurs projets de loi ou de décrets, ainsi que par l’accentuation des tentatives de criminalisation des militants syndicaux.
Enfin, l’un des enjeux du 1er mai est la recherche de l’unité entre les organisations ouvrières, unité nécessaire pour construire les résistances de l’avenir.
Jean-François Courtille, Action catholique ouvrière, extrait de La Foi d’un peuple, printemps 2026






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