Il y a quelques années, au sortir de la pandémie, on nous parlait du « monde d’après ». Qu’en est-il aujourd’hui ? Pas seulement ce que nous regardons, entendons des médias, des politiques qui nous déçoivent, nous révoltent. Mais observons, contemplons tout ce qui se vit de beau autour de nous, dans notre quartier, notre lieu de travail, dans nos engagements... Alors nous pourrons nous émerveiller de ce qui se passe, se réveille. Pour toutes ces petites graines semées lors de nos partages, nos révisions de vie, nos rencontres, il faut de la patience, continuer sans cesse à inviter, à accompagner, à relever. Et alors que rien ne semble se passer, un jour, des pousses croissent, des personnes que nous n’attendions pas ou plus se (re)lèvent, se mettent en marche, s’engagent, prennent la parole ; prémices d’une moisson abondante.
Cet été, nous vivons les Jeux olympiques et para-olympiques. Au-delà de toutes leurs ombres et lumières - voir Témoignage n° 614 - la devise « plus haut, plus fort, plus loin – ensemble » devrait être le leitmotiv du respect mutuel entre les nations et les individus, réunissant ainsi les différentes cultures, religions du monde dans une compétition pacifique. Mais qu’en sera-t-il réellement ? Les dirigeants arriveront-ils à oublier l’espace d’un instant tout ce qui les divisent ?
Même si notre mouvement fait un « break » cet été, gardons en tête la Journée internationale pour le travail décent le 7 octobre. Journée préparée conjointement avec la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et la Mission ouvrière. C’est une occasion d’aller à la rencontre des personnes, de se mettre à l’écoute du monde du travail d’aujourd’hui et d’échanger sur la question du travail. Ne prenons pas comme prétexte d’être éloigné du monde du travail ou des entreprises en difficulté pour ne pas s’en préoccuper. Intéressons-nous à ceux que l’on côtoie dans la vie quotidienne : la caissière, l’aide à domicile, le livreur… Invitons-les, écoutons ce qu’ils ont à nous dire : leurs joies, leurs difficultés, leurs révoltes, le sens qu’ils donnent à leur travail.
Certes, à l’heure où j’écris, il reste beaucoup d’incertitudes dans cette rentrée. Nous l’aborderons peut-être avec un mélange d’anxiété et d’optimisme. Ne restons pas spectateurs face aux évolutions de notre monde, de notre société. Cette rentrée sera celle que nous déciderons de vivre, peut-être avec des désillusions, mais toujours avec un esprit d’humanité, de fraternité, de solidarité pour faire vivre la démocratie, le dialogue, avec tous ceux que nous rencontrons au quotidien. Continuons, individuellement, collectivement, à œuvrer pour que tous vivent dignement.
Murielle Becel, le 26 juin 2024
Après six années au service de l’ACO comme secrétaire nationale, j’achève mon mandat cet été. Merci à toutes et tous pour ces belles années vécues ensemble.
Réfléchir ensemble
Quelles sont mes résolutions pour cette nouvelle rentrée ?
Comment pouvons-nous agir personnellement, collectivement ?
Comment l’actualité renouvelle-t-elle nos engagements ?
Quel regard de croyant portons-nous ?