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      Ne pas se laisser abattre

Ne pas se laisser abattre

Et si la joie de Noël nous invitait plus que jamais à rejoindre les hommes et les femmes qui ne courbent pas l’échine face aux crises ?


Confinés puis déconfinés… Soucieux tout autant de se protéger que de protéger les autres d’un virus peut-être pas si inattendu que cela (cela fait quelques années que nous sommes prévenus des risques portés par un capitalisme d’avidité sans limites), nous cherchons comment nous repérer et à y voir clair dans cette situation de crises multiples. L’horizon s’est assombri au cours de ces mois chaotiques. Les inquiétudes face aux conséquences sociales qui touchent déjà fortement le monde du travail s’accumulent. Il est heureux que, dans ce contexte d’effondrement, certains se mobilisent pour dessiner les contours du « monde d’après », d’une alternative, d’une transition, voire d’une révolution, selon où l’on se situe dans son engagement.

S’éclairer au cœur des nuits

Une chose est sûre, on peut se féliciter que certains ne se laissent pas abattre et cherchent les lumières qui peuvent nous éclairer. Ce qui nous permet par exemple de voir que l’on ne peut sans doute pas rester comme hébétés devant les plans de licenciements en cours quand, dans le même temps, continuent d’être distribués des dividendes aux actionnaires ou que des grands groupes comme Bridgestone dans le Pas-de-Calais ne respectent pas leurs engagements après avoir bénéficié de fonds publics.
Chercher à s’éclairer au cœur des nuits. Distinguer la lumière pour pouvoir s’y retrouver et avancer, mais aussi comprendre ce qui se passe pour agir en conséquence. Et si, au fond, cette quête nous animait depuis le plus profond de notre humanité ? Il est finalement rassurant d’avoir pu voir nombre de citoyens se mobiliser et manifester ces dernières semaines, afin de défendre leurs droits et libertés. Rassurant de voir tant d’hommes et de femmes refuser de laisser un climat de violences policières se banaliser. On sait ce qu’il en est et les dangers que cela porterait de laisser remettre en cause la liberté d’informer, comme le redoutent de nombreuses organisations politiques et syndicales, de nombreuses associations de défense des droits de l’homme et de nombreuses personnalités citoyennes avec la loi sur la sécurité globale.

Changer de société

Restreindre le droit de filmer et de diffuser des images de violences policières dans le cadre de manifestations, mais aussi confier notre sécurité à des officines privées, ou encore élargir le fichage des opinions des citoyens : voilà qui ne manque pas d’inquiéter et d’inviter aussi chercher les moyens de définir les contours d’une société qui, pour sortir de la crise, priorise la réponse aux besoins sociaux plutôt que ceux de la finance, réponde aux attentes d’égalité, et cultive la paix plutôt que la violence. Nous qui nous inscrivons dans les pas d’un homme né il y a plus de 2000 ans, et qui a invité celles et ceux qu’il rencontrait à se relever et à se tenir debout plutôt qu’agenouillés, sommes sans doute plus que jamais appelés à nous mettre à l’écoute et à rejoindre tous ces militants, ces hommes et ces femmes qui ne courbent pas l’échine face au libéralisme. Puisse la joie de Noël nous encourager nous aussi à chercher la lumière et à la porter au cœur de ces nuits.

Bruno Cadez

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