« Si tu veux vraiment, que ça change et que ça bouge, lève-toi car il est temps ! ». Les paroles de la chanson « Le chiffon rouge », de Michel Fugain, ont été entonnées à cinq reprises par les militants qui représentaient les mouvements se réclamant du christianisme social, lors de la manifestation intersyndicale du 2 octobre 2025 à Paris. Même si les rangs étaient plus clairsemés au sein de ce cortège, comme d’ailleurs pour l’ensemble de la manifestation, l’enthousiasme était bien présent.
L’ACO et le CMR, rejoints place d’Italie par la Jeunesse Etudiante Chrétienne, Anastasis et Lutte et Contemplation, avaient préparé des pancartes pour rendre visibles les motivations qui les poussaient à descendre dans la rue aux côtés des syndicats. Revendications écologiques et sociales se mêlaient ainsi aux aspirations exprimées à plus de démocratie et de dignité pour les travailleuses et travailleurs, ou encore au droit à une alimentation de qualité.
Ces messages ont attiré l’attention de deux personnalités politiques rencontrées au fil de l’après-midi. D’abord, François Ruffin, journaliste d’investigation et député, croisé devant la mairie du XIIIème arrondissement de Paris alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la manifestation.
Puis, Marine Tondelier, porte-parole d’EELV, conseillère régionale des Hauts-de-France et conseillère municipale d’opposition à Hénin-Beaumont, croisée sur le boulevard du Montparnasse. Intriguée par la diversité des logos de mouvements et des badges syndicaux, elle a demandé à en savoir plus. Nous lui avons expliqué que plusieurs d’entre nous étaient engagés dans des syndicats différents mais que notre point commun était les valeurs du christianisme social. Elle a répondu : « Alors, vous êtes multicartes des belles causes ».
Au cours de la manifestation, nous avons rencontré de nombreux militants de l’ACO qui défilaient avec leurs propres syndicats. Ils venaient de Grenoble, du Mans, des Yvelines ou du Val-de-Marne. La coprésidente du Mouvement mondial des travailleurs chrétiens, Christine Isturiz, nous a aussi accompagnés avant de rejoindre son propre cortège syndical. Cette manifestation a renforcé notre conviction que la présence des chrétiens sociaux, avec leurs propres pancartes et logos, était légitime dans ces manifestations intersyndicales parisiennes.
L’un des jeunes militants de Lutte et Contemplation nous a lancé, au moment de la dispersion : « Quel sera notre prochain rendez-vous ? ».
Textes : Jean-François Courtille
Photos : Mélodie Gourand










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