Protéger ceux qui ont tout Récemment, les “experts”, chroniqueurs et éditorialistes semblaient extrêmement préoccupés par la “menace” Zucman, se précipitant pour défendre les milliardaires prétendument menacés. Ce fut cependant moins le cas lorsqu’il s’est agi de dénoncer le sort des privés d’emploi, précaires, retraités, allocataires des minima sociaux, des pauvres...
Aider les plus riches, enfoncer les plus pauvres : Au moment du budget, les possédants veulent faire porter l’effort aux plus fragiles : pauvres, malades... Un gel des minima sociaux est déjà prévu pour 2026. Pendant ce temps, les fortunes explosent et les dividendes battent des records, et les “aides” aux entreprises restent massives et sans contrepartie.
La méthode Macron : la privatisation France Travail n’accompagne plus : il contrôle. Des outils dédiés à la traque servent surtout à radier. On assiste à la disparition du service public de l’emploi, au profit d’Opérateurs privés de placement (OPP), aux méthodes discutables. Résultat : moins d’agents disponibles. Contrôles, erreurs, trop- perçus et radiations sont devenus leurs principales activités.
La preuve par l’exemple : Les nouveaux inscrits doivent maintenant signer un contrat d’engagement incluant 15h d’activités obligatoires sous peine de perdre leur allocation. Exiger toujours plus, pour accorder toujours moins à celles et ceux qui auraient besoin d’air et de soutien pour rebondir, c’est de la maltraitance.
Se débarrasser des encombrants : Le chômage repart à la hausse : 7,5 % de la population active sans emploi. Les indemnisés sont moins nombreux, pour un montant plus bas et une durée plus courte. Sans compter les non-inscrits, radiés, découragés, exclus de l’indemnisation après les réformes successives. Non-recours, isolement, abandon... Est-ce cela l’objectif : les effacer ?
Et bien non L’union fait la force. Des syndicats et associations ont déposé un recours devant le Conseil d’État contre le décret « Sanctions » concernant les personnes au RSA et au chômage. La dignité ne se contrôle pas, ne se mérite pas et ne se suspend pas. Nous refusons que les plus pauvres soient les boucs émissaires d’une politique punitive déguisée en accompagnement.
Nous revendiquons :
Un emploi choisi, stable et correctement rémunéré pour toutes et tous.
L’indemnisation de 100 % des privés d’emploi par l’assurance chômage.
La revalorisation des allocations chômage de 10 € par jour.
La suspension immédiate du nouveau régime de contrôle et de sanctions.
Un droit à la retraite décente dès 60 ans.
Une prime de Noël de 500 € pour tous les privés d’emploi et précaires.
Nous ne sommes pas des chiffres, ni des suspects. Nous sommes des millions à tenir debout, malgré tout. Et nous ne comptons pas nous taire. Partout en France, des associations de privés d’emploi se mobiliseront le samedi 6 décembre pour exiger plus de dignité et une réelle prise en compte de leurs revendications... Nous invitons les privés d’emploi, précaires, pauvres, laisses pour compte, à se rapprocher de leur collectif local.





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