ACO France - Action catholique ouvrière
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Communiqués



L’ACO de l’agglomération de Rouen soutient les grévistes de l’Hôpital

 

6 juin 2018 2018 par Catherine, Publications ACO

Les services publics sont en danger. C’est le cas dans les hôpitaux, les EPHAD… Les négociations avec leur employeur n’ayant pas abouti, des membres du personnel de l’hôpital psychiatrique du Rouvray (76) font grève depuis deux semaines, et même certains grève de la faim, pour protester contre leurs conditions de travail. L’ACO les soutient...

Action Catholique Ouvrière de Rouen.

Soutien aux organisations et
grévistes de la faim à l’HP du Rouvray

Dans le contexte actuel, nous constatons que les services publics sont attaqués de toute part et sont en danger. C’est le cas dans les hôpitaux, les EPHAD… la qualité des soins y est remise en question. Les moyens ne couvrent plus les besoins.
Il y a urgence !
La situation à l’hôpital psychiatrique du Rouvray est si grave que, après deux mois de grève illimitée, sept salariés se sont mis en grève de la faim. La direction et le pouvoir en place sont restés sourds aux revendications et aux actions du personnel.
Nous, Action Catholique Ouvrière, nous sommes solidaires à 100% de ces luttes et revendications :
- Des locaux rénovés et adaptés. Plus de lits.
- Pas d’emplois précaires et plus d’effectifs.
- Plus de temps disponible, de meilleures conditions de travail.
- Pour les mineurs, les personnes accueillies, des conditions dignes …
Avec vous, nous affirmons :
Non à une politique comptable cherchant à faire des économies sur le dos des
personnes malades, des familles et des travailleurs !
Les valeurs en politique s’évaluent concrètement en termes de solidarité,
prioritairement avec les personnes les plus fragiles et précaires.
Personne sur la touche ! Quel que soit son handicap, toute personne a droit à sa dignité.
Assez de milliards pour le profit de quelques-uns au lieu de les investir au service
du bien commun et de permettre de soigner avec humanité les personnes.
« Toute action est indispensable quand elle vise à redonner de la dignité aux
personnes » (Charte des fondements de l’ACO 2.1).
Pour nous chrétiens, mouvement d’Eglise, engagés dans la classe ouvrière
(Différents syndicats, partis politiques et associations), nous croyons comme vous
aux valeurs humaines de justice, d’égalité, de solidarité. Avec l’Evangile, dans le souffle d’un Esprit d’amour, nous cherchons à mettre nos pas dans ceux de Jésus.
Face au pouvoir, aux lois et à la religion, Il a choisi dans ses paroles et ses actes, la solidarité avec les exclus de son temps. Il a donné sa vie jusqu’à être exécuté sur la croix. Nous croyons que l’Amour et la vie peuvent gagner sur le mal et la mort, qu’un monde nouveau est toujours possible. C’est pourquoi nous partageons les mêmes combats d’humanité avec ceux qui croient en Dieu ou n’y croient pas.

Avec vous, reconnaissant la force de votre lutte,
nous exigeons une vie digne pour tous.
La santé et la vie sont inestimables !

Action Catholique Ouvrière 3, rue Forfait, Rouen, 76100.
Le 31/05/2018.

Télécharger la lettre de soutien : ICI



 


Une TERRE, UnTOIT, un TRAVAIL, pour une VIE DIGNE

 

26 avril 2018 2018

A travers cette déclaration du 1er mai le Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens invite à lutter contre une économie de l’exclusion et pour la démocratie.
Cette déclaration est suivie d’une proposition de grille de révision de vie à destination des équipes.

Message du 1er mai du MMTC

Ce qui est mis en avant dans le monde c’est « un projet de mort » que porte le système capitaliste. Sous le commandement du capital rentier et spéculatif, il cause, année après année, une concentration brutale de la richesse entre quelques mains : soit 1% de la population possède actuellement 82% du total du PIB. Cependant, pas satisfaite d’une telle concentration de richesse, l’élite bourgeoise de la planète attaque la classe travailleuse par retirer les droits acquis au fil du temps et à travers de nombreuses luttes, souffrances et effusions de sang. Cette attaque se produit non seulement avec des changements dans la législation, mais aussi avec la précarité du travail et les licenciements de masse ce qui augmente l’armée des chômeurs à travers le monde.
Une autre pratique de mort, promue par ce système diabolique, c’est de réduire le pouvoir du gouvernement, de diminuer les investissements dans la Protection Sociale, la Santé et l’Éducation, d’éliminer des politiques publiques d’insertion et de répartition des revenus, de démanteler des programmes sociaux ce qui entraine à la marginalité et à l’extrême pauvreté des millions d’êtres humains sur les cinq continents. Ainsi, l’État, en tant qu’institution qui, dans une démocratie moderne, appartient à tous, et qui doit être pour toutes et tous, devient un instrument garant des privilèges d’une minorité possédante, qui n’en a jamais suffisamment et qui toujours s’approprie, à travers les âges, des ressources naturelles, - (les sources d’énergie :la terre, la nourriture et l’eau - l’héritage de Dieu pour toute l’humanité) de sorte que tout se transforme en marchandises, en biens, en richesse privatisée pour satisfaire la faim de l’élite financière mondiale et empêcher les êtres humains et les autres êtres vivants de survivre.
Nous voyons aussi comme pratique de mort, -accordée par l’élite bourgeoise de la planète,- l’attaque aux gouvernements de caractère populaire, démocratiquement élus, en particulier dans les pays en développement, qui ont accumulé, jusqu’à la fin du XXe siècle, un profond retard économique, social et politique. Dans ces pays, les luttes populaires organisées, (dans lesquelles le rôle des églises était très important pour les mouvements sociaux, syndicats et les diverses associations de travailleurs), ont entrainé la défaite des régimes dictatoriaux, comme au Chili, le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine, etc., et la mise en avant des gouvernements démocratiques. Contre ces gouvernements légitimes dans l’hémisphère Sud à ce moment de l’histoire, il est maintenant imposé un nouvel ordre du jour, hypocrite, moralisant et fasciste, et qui est articulé par l’élite économique mondiale. Et ainsi couplé avec les élites nationales rétrogrades, ce nouveau pouvoir contrôle par la corruption les grands médias et, lié aux pouvoirs législatifs et judiciaires, il donne des coups aux gouvernements démocratiquement élus, persécute les dirigeants politiques et provoque de véritables retour en arrière.
Enfin, des millions de familles travailleuses à travers les continents sont constamment menacées par des conflits religieux et politiques, forcées d’abandonner leur pays d’origine et, dispersées, obligées de migrer vers des destinations incertaines, à la recherche de la survie, sur des terres pas toujours accueillantes.
Face à une telle calamité, face à une telle violence, le Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (MMTC) rejoint d’autres mouvements et organisations sociales à travers le monde, appelle toutes les Églises, toutes les religions et même ceux qui n’ont pas de croyance, hommes et femmes de bonne volonté, pour affirmer ensemble :
NON À UNE ÉCONOMIE D’EXCLUSION !, NON À LA NOUVELLE IDOLATRIE DE L’ARGENT ! NON À UN ARGENT QUI GOUVERNE AU LIEU DE SERVIR !
NON À L’INÉGALITÉ SOCIALE QUI GENERE LA VIOLENCE !
ET CRIER HAUT ET FORT : « PAS DE TRAVAILLEUR OU TRAVAILLEUSE SANS TOIT, SANS TERRE, SANS TRAVAIL. » -
« EXIGEONS UNE VIE DIGNE POUR TOUTE LA CLASSE TRAVAILLEUSE. ! »



 


« ILS NE POURRONT JAMAIS EMPRISONNER NOS RÊVES »

 

9 avril 2018 2018 par Catherine, Publications ACO

Le 07 avril 2018 l’ancien président du Brésil et candidat à l’élection présidentielle Luiz Inácio Lula da Silva a été emprisonné. Cet évènement intervient dans un contexte de répression de plus en plus brutal du mouvement social dans ce pays.

Déclaration de l’Action catholique ouvrière relative à la situation au Brésil

Ouvrier tourneur à 14 ans, Luiz Inácio Lula da Silva (Lula) connaîtra la prison durant la dictature militaire en raison de son engagement syndical. Fondateur du Parti des Travailleurs, il sera président de la république du Brésil de 2003 à 2011. Sous sa présidence 28 millions de personnes sont sorties de la misère, la malnutrition infantile a été réduite de moitié, le Brésil est devenu la 8ème puissance économique mondiale...

L’incarcération de Lula intervient dans un contexte de plus en plus violent. Au cours du mois précédent, cette violence et la répression se sont d’ailleurs accélérées. Aujourd’hui, par-delà le cas d’un seul homme c’est la démocratie elle-même qui est mise à mal au Brésil.

Le 14 mars 2018, Marielle Franco, élue municipale de la ville de Rio de Janeiro pour le PSOL (1) est assassinée dans un contexte de militarisation des quartiers populaires. Les balles l’ayant tué provenaient du stock de la police.

Le 27 mars c’est Amaro Lopes de Sousa, membre de la Commission pastorale de la terre, défenseur du droit des paysans sans terre, qui est incarcéré. De même c’est la caravane de la campagne présidentielle de Lula qui essuie des coups de feu.

Nous soutenons la lutte contre la corruption, au Brésil comme en France. Mais nous nous indignons car au nom de cette lutte on cherche à bâillonner l’espérance, on utilise la justice à des fins politiques.

Réuni les 07 ET 08 avril 2018 le Conseil national de l’Action catholique ouvrière France (ACO) tient à apporter son soutien aux membres du Mouvement des travailleurs chrétiens du Brésil et à travers eux à tout un peuple qui lutte pour la justice et la dignité et qui affirme que « jamais ils ne pourront emprisonner leurs rêves »

(1) Parti socialisme et liberté
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Vive la Classe Travailleuse !!!

 

25 avril 2017 2017

Bientôt une nouvelle fête du 1er Mai..Nous sommes invités à réfléchir à l’histoire de notre Classe Travailleuse. Ce que nous cherchons c’est un travail décent, une société plus juste et une économie plus égalitaire qui nous permette de vivre dans la dignité.

MESSAGE INTERNATIONAL 1er MAI

Cette lutte dans la vie quotidienne, nous la menons par tous les temps quand le soleil est chaud mais aussi quand la pluie tombe. Nous terminons tard le soir et nous partons tôt le matin pour travailler ou pour chercher un emploi .Dans cette action pour se maintenir ou soutenir une famille, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes des dizaines, des centaines, des milliers, des millions de gens qui comme nous ,après avoir pris un café ou une gorgée d’eau, se battent pour un salaire juste dans l’espoir de faire respecter la dignité de tout travailleur ou travailleuse dans ce monde où il y a tant d’inégalités. Il est impossible de ne pas se demander pourquoi TRES PEU de gens vivent avec beaucoup alors que BEAUCOUP vivent avec si peu. Mon Dieu, les richesses de ce monde ne sont-elles pas destinées à tous ?

Dans l’ histoire de notre Mouvement de Travailleurs Chrétiens durant ces 50 ans de vie, nous avons réussi à vivre fermement la mission que Jésus Christ nous a donnée. Ce n’est pas quelque chose de facile, mais c’est possible. Nous sommes des combattants ! Nous sommes nés pour lutter pour la survie des travailleurs et nous voulons tenir ferme dans cette lutte, dans notre travail de formation pour une action commune et collective au sein de la Classe Travailleuse, à la Lumière de l’Évangile. La méthode que nous avons choisie c’est le « VOIR, JUGER ET AGIR », liée à la réflexion sur les quatre piliers d’une société : la politique, le social, l’économie et l’Idéologie. Voilà la manière dont nous voulons conduire notre lutte : interagir et intervenir dans notre réalité dans le milieu de travail et dans la vie quotidienne des hommes et des femmes qui travaillent.
Et, comme MMTC, nous sommes conscients de ce que chacun d’entre nous peut subir avec le chômage, la crise économique, politique et sociale. Il peut même nous arriver de perdre l’estime de nous-mêmes. Mais ça ne peut pas briser nos forces, nos rêves, cette vie donnée par amour. Nous savons que l’amour de Dieu
pour tout homme se transmet à travers tous ceux qui tiennent dans la lutte pour le droit et le respect de la dignité humaine. Nous sommes conscients également du fait que, malgré la fatigue qui frappe les gens, malgré la férocité d’un système qui nous fait du mal, nous ne pouvons que continuer à croire que la situation va s’améliorer. Nous devons toujours croire que nous sommes appelés à être des vainqueurs, malgré tant de défaites impossibles à oublier : NOUS NE SOMMES PAS SEULS, NOUS SOMMES BEAUCOUP et nous devons continuer à lutter pour le travail, la nourriture, la maison, l’éducation, la santé, le respect, la dignité et bien d’autres choses. Par-dessus tout, NOUS DEVONS CONTINUER A LUTTER POUR LA VIE !
Combien de nos camarades, hommes et femmes du monde du travail se sont suicidés, sont morts en raison de terribles conditions de travail, ont perdu leur emploi en raison de l’arrivée des machines. Combien ont souffert des maladies telles que la dépression et bien d’autres ? C’est pourquoi, quand nous cherchons refuge dans nos familles, amis, et même dans d’autres pays, nous ne sommes pas simplement à la recherche d’un espace, d’un câlin ou d’une aide. Ce que nous voulons plus que tout, c’est le respect de notre dignité et la reconnaissance de notre place dans cette société.. Toute discrimination est inacceptable et combattre tout ce qui nous opprime est un impératif. Le monde est notre Maison Commune. Il est la maison de tous et pour tous. Il est le lieu de notre gagne-pain. C’est dans ce monde que nous élevons nos enfants, que nous rendons visite à nos parents, que nous vivons avec nos amis, que nous louons Dieu et que nous travaillons à notre survie jour après jour.
La vie est travail et le travail est vie. La persévérance dans les luttes de la vie quotidienne est quelque chose qui éveille en nous de nombreuses réflexions, en tant que MMTC, et nous pousse à être des travailleurs créatifs, infatigables, fidèles à la Classe Travailleuse, dans la lutte pour nos droits. Malgré l’amertume des défaites dans la vie de tous les jours, nous sommes toujours confiants, pleins d’espoir et persévérants dans nos combats, en particulier pour une société plus juste et égalitaire.
Notre voyage se poursuit, compagnons, contre tout système qui opprime et refuse de reconnaître et de respecter les droits les travailleurs et travailleuses.

MOUVEMENT MONDIAL DES TRAVAILLEURS CHRÉTIENS



 


Ensemble, croire en demain !

 

24 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

Pour écrire "demain" avec nos mots, nos cris, nos espérances, les membres ACO proposent à tous ceux que cette campagne électorale déstabilise ou dégoûte, d’en parler ensemble.

Déclaration de l’Action catholique ouvrière

Toi qui doutes,
Toi qui tiens à tes convictions, tes valeurs, tes combats,
Toi que la politique n’intéresse pas, ou ne fait plus rêver...
Toi qui veux toujours y croire,
Toi qui te demandes si nos politiques gouvernent encore !
Toi qui penses « avoir la vérité »...
Toi qui veux demain « renverser la table » !

Regardons, affrontons ces peurs, ces sentiments d’insécurité, qui s’installent en France, en Europe ! Ils risquent de nous paralyser, de dresser des communautés les unes contre les autres, de briser le lien social...
Qui ne connaît pas autour de lui un jeune privé d’emploi ? Il est alors difficile de trouver sa place dans la société, un logement, de faire des projets ! Le sens que nous donnons à notre travail est remis en cause, quand ce n’est aussi parfois l’emploi lui‐même.
Qui n’est pas indigné quand l’accès aux soins est entravé par l’absence de spécialistes ou par le manque d’argent ?
Qui ne connaît pas une personne dont le revenu l’empêche de vivre dignement ?
Qui n’est pas inquiet de la qualité de l’air que respirent nos enfants, de la qualité de ce que nous mangeons ?
Qui ne s’interroge pas sur l’avenir de notre planète, et des peuples qui l’habitent ?

Avec l’évolution des « sans droits », « sans‐logis », « sans travail », un fort sentiment d’insécurité, de déclassement, et d’injustice sociale gagne toute la société.

Citoyens, membres de l’ACO, nous n’acceptons plus que notre société favorise la course à la réussite individuelle, et que domine la « lutte des places ». Alors que les critères financiers s’imposent, allons‐nous permettre encore longtemps que l’humain soit une simple variable d’ajustement ?
Notre société doit garantir les droits fondamentaux et sociaux de chacun par la recherche du bien commun et de la mise en œuvre de moyens de solidarité efficaces ainsi que le partage des richesses.

Membres de l’ACO, notre action se nourrit des paroles et des gestes posés par Jésus de Nazareth. En chemin il rencontre Bartimée, aveugle de naissance, mendiant sur le bord de la route. Un homme qui ne compte pour rien et qui pourtant ose un cri dérangeant. Jésus entend sa soif de vivre, il y répond. Aujourd’hui encore, nous croyons que ces cris peuvent être entendus, relayés par la confiance et l’action ! Un homme exclu, sans perspective, peut encore devenir un homme debout, vivant, relié aux autres.
Et toi, veux‐tu y croire avec nous ?

Ne restons pas sourds aux cris des travailleurs, à ceux des personnes en situation de précarité, de fragilité, ne laissons pas leur parole se perdre. Continuons à les porter. Ils nous appellent à faire bouger les choses pour construire une société solidaire, de justice et de paix.
Les solidarités petites ou grandes, discrètes ou visibles, avec les collègues, les voisins, les amis, la famille… permettent déjà le « bien vivre ensemble » et sont le germe de cette société que nous voulons. Par l’action citoyenne, l’engagement social et politique elles deviennent conquêtes pour tous ! La sécurité sociale, les droits des travailleurs, les services publics, le droit à l’éducation, le droit aux loisirs, à la culture et aux vacances, ne sont‐ils pas le capital de ceux qui n’ont rien ?

Écrivons demain avec nos mots, nos cris, nos espérances, notre confiance. Parce qu’il y a tant de visages et tant de noms qui méritent que l’on s’engage pour eux.
Que les mots de liberté, égalité, fraternité ne soient jamais des mots creux et vides de sens !

Rencontrons‐nous, écoutons‐nous dans le respect, et cherchons à nous comprendre… avec nos idées différentes. Confrontons nos sources d’information, travaillons notre sens critique.
Si chacun s’exprime, prend sa place, vote... la démocratie ne sera pas prête de s’éteindre dans notre pays. Et toi, qu’en penses‐tu, qu’en feras‐tu ?

Le Secrétariat national

Télécharger la déclaration en pdf (premier modèle)
Télécharger la déclaration en word
Télécharger la déclaration en pdf (deuxième modèle)



 


Journée mondiale de lutte pour les droits des femmes

 

19 juillet 2018 2018

Déclaration du Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens à l’occasion du 8 mars, journée mondiale de lutte pour les droits des femmes.

ÊTRE FEMME

Au XXIème siècle, dans une monde pluraliste, les diverses sociétés de la planète terre mettent ensemble ce qui est traditionnel et non traditionnel. Le capitalisme considère la société comme un même ensemble. Avec tout cela, le mal du siècle, c’est la solitude, l’individualisme. Les nouvelles technologies ne prennent pas en compte la vie quotidienne des êtres humains. Si la femme continue d’être encore traité comme un objet, qu’est-ce que la civilisation ?

La femme dans nos différentes sociétés a une place originale et elle ne doit pas être considérée comme un homme. Elle doit être respectée dans sa différence politique, sociale, économique. A travers l’histoire du monde, des femmes de tout âge ont pris leur place et aujourd’hui, nous oublions les progrès accomplis, le machisme restant élevé. Pourtant des prises de conscience ont eu lieu et les femmes ont fait leur preuve dans des engagements politiques malgré beaucoup de difficultés. Le respect des droits de chacun, chacune ne devrait-il pas être naturel et possible pour chaque être humain !

Le fait d’être des êtres humains à part entière ne devrait-il pas permettre d’avoir les mêmes droits ?
« Travailleurs du monde, unissez-vous » a déclaré Karl Marx conscient que les femmes et les enfants étaient déjà dans l’histoire des travailleurs, l’agriculture, les travaux ménagers etc. contribuant aussi à la vie des familles et à la vie économique de leurs sociétés. Alors pourquoi l’inégalité des salaires et bien d’autres choses encore ? Pourquoi une telle insistance sur la soumission des femmes à un travail semblable à celui des hommes sans un même salaire ? Tous les êtres humains sont des travailleurs quel que soit leur travail manuel ou intellectuel.

Fresque murale Journée mondiale des femmes

Les luttes pour une meilleure place, jusqu’à présent refusée, a sa raison d’être depuis le début de l’histoire jusqu’à aujourd’hui. La femme n’est pas une chose mais un être à part entière. Et comme toute personne, elle devrait pouvoir exister dans la dimension politique, sociale et culturelle dans sa singularité et non pas considérée seulement pour son utilité. La femme sait concilier travail, maison, émotion. Malgré tous ces acquis, pourquoi doit-elle se battre pour être seulement une femme ?

Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Il faut sortir de l’indifférence, arriver à une prise conscience de la place à prendre dans les mouvements politiques cherchant le bien commun et la meilleure manière de s’en sortir. Les luttes sociales, politiques, économiques doivent continuer à appeler à l’autonomisation des femmes elles-mêmes, Elles doivent permettre aux femmes de relever la tête et de s’engager dans la lutte. Dans une histoire dynamique, ce monde doit être construit par des hommes et des femmes qui ne baissent pas les bras et participent activement à un plus grand respect de la dignité humaine.

Dans notre mission de mouvement de travailleurs chrétiens, nous devons nous rappeler le discours du pape François dans une messe célébrée dans la chapelle Sainte Marthe à Rome. Dans un discours courageux prônant l’égalité entre les hommes et les femmes, il dit que la femme n’existe pas seulement pour les tâches ménagères. Le pape François a rappelé que le destin de l’homme et de la femme est d’être une seule chair, prenant clairement parti pour la défense de l’égalité entre les sexes. Après une longue conversation, le pape François a conclu que la place de la femme est de créer l’harmonie et sans femme il n’y a pas d’harmonie dans le monde.
Nous restons fermes dans notre mission comme mouvement de formation et de l’Église, avec les travailleuses engagées à chaque instant dans la lutte pour la justice.

MOUVEMENT MONDIAL DES TRAVAILLEURS CHRÉTIENS - MMTC



 


L’amour sera toujours plus fort

 

16 septembre 2016 2016 par Catherine, Publications ACO

Après tous les actes de violence vécus depuis un an, ce sont aujourd’hui les habitants, les membres de l’ACO du diocèse de Rouen qui vivent un moment difficile et particulièrement les copains et copines de St-Etienne-du-Rouvray et des environs qui connaissaient Jacques Hamel ainsi que les personnes prises en otage.

Un hommage officiel a rassemblé, le 28 juillet, 6000 personnes dans l’émotion et la dignité (autour du maire communiste, des élus de la région,de Mgr Lebrun et des représentants de toutes les religions...). Cette déclaration, rédigée par une petite équipe locale de l’ACO, a été distribuée lors de cette cérémonie.

Déclaration de l’Action catholique ouvrière du diocèse de Rouen (28 juillet 2016)

L’amour sera toujours plus fort

Ce mardi 26 juillet 2016, le terrorisme a frappé au sein de l’Église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Membres de l’Action Catholique Ouvrière, nous sommes en communion avec la famille du Père Hamel odieusement assassiné, et les victimes de cet attentat. Nous partageons l’immense peine de tous les Stéphanais.

Le Père Hamel était attentif à la vie des personnes, accueillant, discret et nous sommes particulièrement reconnaissants de son accompagnement des mouvements de la Mission Ouvrière.

Ne laissons pas la haine et la défiance s’installer !

Croyants en Jésus-Christ, nous sommes convaincus que le bien vivre ensemble est possible. Cet acte odieux ne doit pas briser la dynamique de nos solidarités.
Nous voulons continuer à bâtir la fraternité, la solidarité dans nos lieux de vie avec la communauté musulmane, toutes les autres communautés religieuses et toutes les personnes qui ont des convictions humanistes et pacifistes.

Le multiculturel est une richesse à partager : osons nous regarder, nous écouter, prenons soin les uns des autres… c’est ensemble que nous traverserons cette épreuve.

« Tous les membres doivent pareillement se préoccuper les uns des autres. Si l’un des membres souffre tous souffrent avec lui » Saint Paul - 1ère lettre aux Corinthiens (12,25-26)

Nous voulons rester debout et plus que jamais engagés pour la dignité de l’homme, pour la justice et pour la Paix dans notre pays, et dans le monde.

ACO du diocèse de Rouen, le 28/07/2016

[**Pour tout contact, pour un mot de soutien...*]
ACO Diocèse Rouen 76
137, rue Saint Julien
76100 Rouen

l_amour_sera_toujours_plus_fort_déclaration_Rouen_20160728


 


L’ACO prend la parole

 

29 juillet 2016 2016 par Catherine, Publications ACO

Les assemblées régionales, à travers des interviews, des articles, des déclarations ont permis de faire connaître la vie des travailleurs, des personnes en situations de précarité, de fragilité, leurs luttes, leurs espoirs, leurs convictions mais également le projet de l’ACO.

suite aux Assemblées régionales 2016

Communiquer, c’est dire la vie, nos vies, celles de nos copains, c’est affirmer nos convictions, pourquoi on lutte, c’est partager l’espérance qui nous anime, c’est professer notre foi…}

[*Annoncer, c’est la mission qui nous est confiée : écrivons, transmettons, prenons la parole !*]

Lire Témoignage 573 p.26

Liens vers les déclarations, articles de presse, sons radio
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Rendons au travail sa valeur d’humanité !

 

19 juillet 2018 2018 par Catherine, Publications ACO

Parce qu’ils sont attachés à leur travail, à ce qu’il soit « bien fait », à sa finalité, aux relations créées, aux petits bonheurs, aux solidarités qui s’y vivent, « les travailleurs ont souvent mal à leur travail »… ils le ressentent dans leur corps personnellement, collectivement… Ils le subissent parfois violemment...

Déclaration de l’Action catholique ouvrière

Oui, la situation se dégrade

Le contexte que nous vivons fait du travail une marchandise, une masse qu’on peut briser, fractionner et déplacer. Les travailleurs sont divisés, écartelés et sous pression. Le travail y perd sa signification. Ces hommes et ces femmes deviennent une variable d’ajustement, un simple facteur de production.
Les travailleurs avec ou sans emploi, jeunes ou moins jeunes sont fragilisés, précarisés. Comment trouver un logement ? Se soigner ? Envisager des projets ? S’organiser ? Tout simplement, vivre dignement ?
Dans tous les pays les travailleurs subissent la loi de la finance, de la compétitivité… « La mentalité régnante met le flux des personnes au service du flux des capitaux, provoquant dans beaucoup de cas l’exploitation des employés comme s’ils étaient des objets à utiliser et à jeter, et à laisser de côté. » Pape François

Le projet de réforme du code du travail : une occasion de prendre la parole

Le manque de négociations préalables avec les représentants des travailleurs est dommageable. Le projet initial a été jugé inacceptable par des millions de personnes et par l’ensemble des organisations syndicales. Aujourd’hui, suite à l’évolution du texte, les points de vue divergent…
Pour autant les travailleurs d’hier, d’aujourd’hui, de demain discutent, débattent, manifestent parfois… tous veulent un monde dans lequel l’humain ait la première place, où l’avenir soit possible pour tous.

L’ACO, mouvement de travailleurs, avec ou sans emploi, dénonce :

Trop souvent,

  • Quand des salariés s’organisent, ils sont découragés, voire sanctionnés
  • Quand des salariés s’expriment sur l’avenir de l’entreprise, on leur demande de se taire
  • Quand des salariés refusent de subir une organisation du travail visant uniquement le profit au détriment de leur équilibre de vie, on les ignore
  • Quand des salariés luttent contre des licenciements, pour des conditions de travail digne, ils sont montrés du doigt…
  • Quand des travailleurs sans emploi courent après le travail, on leur demande juste de courir plus vite

Pourtant de nombreuses personnes, des collectifs résistent, espèrent, le disent, le manifestent, le crient… c’est aussi cela prendre la parole… c’est aussi cela se constituer en peuple.

Les membres de l’ACO l’affirment :

  • L’homme détient une place centrale. Il vaut bien plus que la richesse, que le profit qu’il produit par son travail. Le travail doit être pensé comme une plus-value humaine et non comme une plus-value financière.
  • Les hommes et les femmes, ont besoin d’être reconnus dans leur travail, d’y donner du sens.
  • La « valeur travail » dépasse largement la notion d’activité ou de gagne-pain ; elle dit une « dignité nécessaire », une participation à la vie sociale. A plus forte raison lorsque des personnes en sont privées.
  • Une loi ne peut être humiliante, oppressive, absurde mais doit plutôt protéger et offrir des garanties individuelles et collectives… être au service de la société, de l’homme. « Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat  » dit Jésus.
  • Nous sommes frères au-delà de nos différences, de nos divergences : les tentatives de division n’auront pas le dernier mot.

Nous croyons que le Christ nous guide sur ce chemin d’humanisation, de justice et de paix… croire nous met debout, croire nous met en marche.

Mais serons-nous capables de nous tenir debout quels que soient les vents, les orages, les tempêtes ?

« Nous devons tous lutter pour que le travail soit un lieu d’humanisation et d’avenir, pour qu’il soit un espace pour construire la société et la citoyenneté. » Pape François

Pour comprendre, pour prendre part à l’action, rejoignons les organisations syndicales, les associations, les mouvements de résistance…

Rendons au travail sa valeur d’humanité ! Ensemble, l’espérance prendra corps !



 


Où en sommes-nous de nos solidarités ?

 

19 avril 2016 2016

Les membres de l’ACO du nord de la Seine-et-Marne se sont engagés pour faire vivre la priorité votée à Angers, « Les personnes, les travailleurs en situations de précarité, de fragilité, sont au cœur du projet missionnaire de l’ACO ». Après plusieurs initiatives, ils partagent cette déclaration autour d’eux.

Où en sommes-nous de nos solidarités aujourd’hui ?

« Nous sommes convaincus que le bien vivre ensemble en société se construit au quotidien, dans nos lieux de travail, nos quartiers, nos engagements, nos loisirs… Osons nous regarder, nous écouter ; prenons soin les uns des autres… c’est ainsi que nous traverserons cette épreuve. »
« Nous voulons donner du sens à ce que nous vivons ! Osons la rencontre, pour chercher à comprendre, pour analyser les causes profondes, locales, politiques, économiques… »
« Nous attendons des responsables politiques, qu’ils cherchent ensemble des pistes de construction en faveur du bien commun, qu’ils prennent des misions responsables, fondées, durables et garantissant l’État de Droit ; qu’ils n’engagent pas notre monde sur le chemin de la haine, de la destruction… »
« Nous voulons vivre debout ! Continuons la lutte, restons, plus que jamais, engagés pour la dignité de l’homme, pour la justice et pour la paix. »

Tel était le message diffusé par l’ACO au lendemain des attentats qui ont touchés la capitale en novembre 2015.

Ce message est pourtant toujours d’actualité.

Aujourd’hui, des décisions sont prises et elles fragilisent davantage les plus précaires et les plus fragiles, comme la suppression des aides accordées par le conseil régional pour les étrangers en situation irrégulière titulaire de l’Aide Médicale d’État. Ces aides sont pourtant essentielles pour ces personnes déjà en situation de précarité, elles permettent le déplacement pour accéder aux soins, pour concrétiser des démarches souvent complexes et périlleuses.
Aujourd’hui, des décisions sont prises par les pouvoirs publics concernant le report ou l’étalement du règlement de l’aide sociale légale qui fragilisent davantage les associations accueillant des personnes relevant de l’aide sociale, ainsi que les enfants confiés au titre de la protection de l’enfance. Ces décisions touchent de plein fouet des personnes fragilisées dans leur parcours de vie.

Où en sommes-nous aujourd’hui de nos solidarités si fortement mises en avant depuis les attentats de Charlie en janvier 2015 ?

Les droits humains ne sont pas respectés, les migrants et toute personne ne bénéficiant pas des droits fondamentaux, en font la triste expérience : mesures abusives concernant les contrôles, perquisitions, expulsions, comportements qui ne servent pas la dignité humaine, actes de violences, manifestations qui annoncent le rejet de l’autre.
Aujourd’hui, où se trouve la dignité humaine, le bien vivre ensemble, la bienveillance vis-à-vis de l’autre, les décisions qui tiennent compte de la précarité de ces hommes et de ces femmes et qui répondent à leur besoin de vivre bien tout simplement ?
L’ACO continuera d’engager ses actions pour dénoncer toutes les formes de discriminations, les injustices pour que chaque personne soit reconnue et respectée dans sa dignité.
L’ACO appelle chacun de nous à être acteur de notre vie, à vivre la solidarité et les actions pour construire une société plus juste, plus humaine.



 


7 octobre : Journée mondiale pour un travail décent

 

28 septembre 2016 2016 par International

Depuis 2008, et à l’initiative de la Confédération Internationale des Syndicats (CSI), le 7 octobre est la journée mondiale pour un travail décent. Cette année la JOC et l’ACO s’unissent pour inviter chacun à prendre la parole sur le travail décent.

JOC et ACO, tous ensemble pour vivre la journée mondiale pour le travail décent.

Cette journée de mobilisation est aussi l’occasion de vivre ce fondement du mouvement ouvrier : la solidarité internationale entre les travailleurs.

Depuis 2013 le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC) participe à cette initiative au travers d’actions portées par les mouvements nationaux le composant, dont l’Action catholique ouvrière France, en ouvrant des espaces d’expression pour chacun.

La JOC, de son côté, entre dans une campagne de deux ans, axée sur les jeunes privés d’emploi digne : « Dignes et Travailleurs ». JOC et ACO, nous avons donc décidé de travailler ensemble pour permettre aux travailleurs, avec ou sans emploi, de prendre la parole sur le travail décent.

Vous pouvez, vous aussi, participer à ce projet en diffusant largement cet « évènement » Facebook et en invitant chacun à se l’approprier.

Vous pouvez aussi diffuser la plaquette de cette journée disponible en format numérique ci-dessous. Vous pouvez l’imprimer comme n’importe quel tract (en sélectionnant la fonction "livret" lors de votre impression) ou faire circuler par courriel le plus largement possible. Et surtout, vous pouvez vous en saisir collectivement, au travail, entre amis, en équipe… pour que ces paroles soient de vraies paroles collectives.

Cette proposition commune doit pouvoir se transformer localement en initiatives. N’hésitez donc pas à contacter les responsables de la JOC sur votre diocèse, secteur (…) pour organiser des partages, des distributions de la plaquette lors des célébrations dominicales. Profitez-en pour en faire une occasion de visibilité de nos mouvements, de communication et de dialogue autour du travail avec l’Église locale.

Pour que chacun puisse avoir un travail digne ici et en solidarité avec les travailleurs à travers le monde ; prenons, donnons la parole.



 


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