ACO France - Action catholique ouvrière
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Revue Témoignage



Présentation de Témoignage ACO

 

21 janvier 2016 2016 par Témoignage ACO

La revue Témoignage ACO, moyen d’information, rend compte bimestriellement de ce qui intéresse les lecteurs sur les questions que nous voulons porter, de ce qui ce vit dans le mouvement et de qui sont ses membres et responsables.

Revue généraliste de l’Action Catholique Ouvrière (ACO)

[*Revue bimestrielle de 32 pages avec des rubriques riches en informations, éléments de réflexion et images, qui s’adresse aux membres depuis 1950.*]

  • La page Opinion, billet d’humeur ou prise de position daté d’un des secrétaire nationaux. (Consultable en ligne)
  • Des sujets sur l’actualité traités dans un Dossier de société qui essaie/veut de donner une vue d’ensemble (au moins deux témoignages d’acteurs œuvrant dans le domaine concerné, un éclairage pour approfondir, un contexte ou un rappel historique, des repères pour aller plus loin). (Consultable en ligne)
  • Une page Bible, pour décortiquer, expliquer et imager sur plusieurs numéros un texte biblique. Ainsi qu’une Prière et un Poème (Consultable en ligne).
  • Des portraits, des témoignages, des idée culture, des visages d’Eglise, des expressions de foi, des informations sur la vie de l’ACO et ses initiatives en France ou ailleurs ou sur celle de mouvements partenaires ou proches.
  • Une page Monde pour la dimension internationale que l’ACO porte depuis son origine.
  • Sans oublier le Courrier des lecteurs pour qu’ils puissent s’exprimer, questionner et interpeller la rédaction ou les lecteurs.

[(Témoignage ACO peut aussi servir d’outil pour les révisions de vie, partages, rencontres élargies, célébrations, prières...)]

Témoignage ACO contribue grandement au financement de l’ACO.



 


Pour un juste partage des richesses

 

23 avril 2018

Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager : ainsi se concluait le rassemblement Diaconia à Lourdes en 2013. Lorsque l’on pense au partage des richesses, bien souvent, on pense aux ’riches’, ceux qui ont bien plus que nous. Or nous sommes tous concernés. Là où nous sommes, avec ce que nous avons et possédons, quelle que soit notre situation.

Mars avril 2018

Sommaire

  • Acteurs :
    • Richesse de la bonne intelligence
    • Des travailleurs chrétiens solidaires
  • Éclairage : Le partage des richesses : qu’en dit la doctrine sociale de l’Église ?
  • Position : Évasion, fraudes et paradis fiscaux
  • Mémoire : Revenus : les écarts continuent de se creuser
  • Repères
PDF - 533.8 ko
Pour un juste partage des richesses

Edito

Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager : ainsi se concluait le rassemblement Diaconia à Lourdes en 2013. Lorsque l’on pense au partage des richesses, bien souvent, on pense aux ’riches’, ceux qui ont bien plus que nous. Or nous sommes tous concernés. Là où nous sommes, avec ce que nous avons et possédons, quelle que soit notre situation.
Nous avons ici souhaité aller au-delà des aspects pécuniaires et financiers. Nous faisons place au combat du CCFD-Terre solidaire contre les paradis fiscaux qui permettent de détourner des sommes considérables, et à une courte rétrospective de l’évolution des revenus en France. Mais nous avons surtout voulu mettre en avant le principe de la destination universelle des biens, présent dans la doctrine sociale de l’Église depuis fort longtemps et pourtant peu répandu. Le pape François dans Laudato Si’, le MMTC avec sa campagne Terre, toit, travail pour une vie digne, nous interpellent. Comment, dans nos actes, nos choix de consommation et de déplacements, nos modes de vie, nos interactions, nous sommes attentifs aux conséquences pour les autres, d’ici et d’ailleurs, et pour la planète, notre ’maison commune’ ? Un dossier pour continuer de contribuer.

Dossier coordonné par Elisabeth Peralta



 


La spiritualité du monde ouvrier

 

27 février 2018

Lorsqu’en octobre dernier le Conseil national de l’ACO a vécu une révision de vie sur la spiritualité du monde ouvrier d’aujourd’hui, des notions fortes, dans les paroles, ont été recueillies. Des mots comme dignité, reconnaissance, souci de l’autre sont apparus. Mais surtout, c’est toute la vie qui s’y est exprimée sous forme de « prière, de fraternité, de justice, de lutte et de fête ».

Janvier février 2018

Sommaire

  • Acteurs :
    • Inviter à la prière
    • Accueillir la vie
  • Éclairage : Spiritualités populaires et vies de baptisés en monde ouvrier
  • Position : " Voulez-vous me faire la grâce... "
  • Mémoire : Un cri pour une vraie libération
  • Repères
PDF - 473.4 ko
La spiritualité du monde ouvrier

Edito

Lorsqu’en octobre dernier le Conseil national de l’ACO a vécu une révision de vie sur la spiritualité du monde ouvrier d’aujourd’hui, des notions fortes, dans les paroles, ont été recueillies. Des mots comme dignité, reconnaissance, souci de l’autre sont apparus. Mais surtout, c’est toute la vie qui s’y est exprimée sous forme de « prière, de fraternité, de justice, de lutte et de fête ».
Est apparue aussi toute l’importance donnée à la Parole de Dieu et à la dimension symbolique. Une dimension symbolique qui par un signe, une image, un objet porte autant de sens que mille mots.
Les manières de vivre sa foi dans les milieux ouvriers, populaires sont diverses. Si la relecture de nos vies à la lumière de l’Évangile reste notre socle, aujourd’hui nous sommes plus attentifs à ces formes de vie spirituelle. À nous de découvrir comment elles sont porteuses de sens, voire une libération, pour ceux qui les vivent. Un enjeu aujourd’hui pour l’ACO : comment accueillir cette diversité et les attentes qu’elle exprime, pour proposer de cheminer à la suite du Christ libérateur ? Les pages de ce dossier veulent servir à cette réflexion. Elles nous invitent aussi à découvrir cette Bonne Nouvelle incarnée dans la vie des femmes et des hommes de milieux populaires.

Dossier coordonné par Sylvain Knittel



 


Une protection sociale pour tous

 

7 décembre 2017 2017

Quand on parle de protection sociale (faire face à la maladie ou aux aléas de la vie professionnelle, au chômage par exemple, pouvoir faire valoir ses droits à la retraite…), quelques réalités sautent aux yeux.

Novembre-décembre 2017

Sommaire

  • Acteurs :
    • Livreurs : coopérer pour se protéger
    • Précarité : quelle protection sociale ?
  • Éclairage : Protection sociale : pour tous ou chacun pour soi ?
  • Position : Revenu universel, nouvelle protection sociale ?
  • Mémoire : L’histoire d’un combat pour la dignité
  • Repères
PDF - 16.8 Mo
Dossier 581

Edito

Quand on parle de protection sociale (faire face à la maladie ou aux aléas de la vie professionnelle, au chômage par exemple, pouvoir faire valoir ses droits à la retraite…), quelques réalités sautent aux yeux. Savez-vous que plus de 3 français sur 10 (36 %) renoncent à se soigner, faute de moyens financiers ? Ou qu’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé, comme l’a rappelé l’an dernier Laurent Berger, Secrétaire général de la CFDT, à ceux qui voient « un profiteur des aides sociales derrière chaque privé d’emploi ». La fragilisation accrue du monde du travail, sous les effets des politiques néo-libérales, a renforcé l’attente de protection sociale. L’augmentation de l’espérance de vie grâce aux progrès de la médecine, l’évolution du travail, la financiarisation de l’économie qui fait la part belle aux actionnaires, la précarisation renforcée des travailleurs etc. ont fortement modifié la donne. Pour réponse, les logiques d’inspiration libérale tendent à voir chacune et chacun un peu comme l’autoentrepreneur de sa vie, prenant les moyens qu’il peut et veut consacrer à se protéger face aux risques. Toutefois, en arrière-fond, continue de se dessiner une alternative. Celle d’une société qui choisit de protéger le plus grand nombre - et qui fait de cette protection, un moteur du progrès social.

Dossier coordonné par Bruno Cadez



 


Le temps de l’engagement

 

21 septembre 2017 2017 par Rédaction ACO

Aujourd’hui, des personnes ne se retrouvent plus dans les groupes qui structuraient la vie associative hier – syndicats ou partis – jugés trop hiérarchiques, enfermant dans des objectifs et des modèles. Difficile d’y garder liberté d’engagement, idéal personnel ; de répondre à un besoin d’efficacité en participant à une action collective et d’œuvrer à une transformation sociale.

Septembre-octobre 2017

Sommaire

  • Acteurs :
    • Nous sommes encore là !
    • Une vie d’engagements
  • Éclairage : Le temps de l’engagement
  • Position : Pour une meilleure santé et plus de bien-être
  • Mémoire : Au fil des publications
  • Repères
PDF - 1.4 Mo
Le temps de l’engagement

Edito

Aujourd’hui, des personnes ne se retrouvent plus dans les groupes qui structuraient la vie associative hier – syndicats ou partis – jugés trop hiérarchiques, enfermant dans des objectifs et des modèles. Difficile d’y garder liberté d’engagement, idéal personnel ; de répondre à un besoin d’efficacité en participant à une action collective et d’œuvrer à une transformation sociale.
La valorisation individuelle et la précarisation croissante transforment nos engagements. De nouvelles formes collectives, les aides directes de proximité, le souci du bien-vivre ensemble, la question de la transition écologique… modifient nos modes participatifs et nos engagements. Ils donnent ainsi du sens à nos vies, rejoignent nos valeurs, nos convictions.

En ACO, qui n’a pas entendu : « Depuis que je suis à la retraite, j’ai encore moins de temps pour moi » ou « mon planning est beaucoup plus chargé maintenant que je ne travaille plus ». Nos aînés aussi s’affirment actifs et expriment leur souhait d’être toujours présents et ancrés dans la société au travers du bénévolat ou d’aides diverses de proximité ou familiales. Impossible pour eux de se sentir isolés et de rester loin du collectif. Ces témoignages, nous devons les offrir, les partager comme des actes de foi pour construire une société de justice, d’amour et de paix.

Dossier coordonné par Sylvie Mérigard



 


Une Eglise en mission

 

29 septembre 2017 2017 par Rédaction ACO

Je crois en toi, Église de Dieu, Désir du Père, tu es fondée sur le Christ, guidée et vivifiée par l’Esprit.
Faite de mille visages, tu es appelée à l’unité, à la communion. Fais jouer tes différences ; elles sont précieuses.

Mai-juin 2017

Sommaire

PDF - 1.2 Mo

Edito

Je crois en toi, Église de Dieu, Désir du Père, tu es fondée sur le Christ, guidée et vivifiée par l’Esprit.
Faite de mille visages, tu es appelée à l’unité, à la communion. Fais jouer tes différences ; elles sont précieuses.
Sur le chemin de la sainteté, tu n’es pas parfaite ; tu commets des faux pas mais tu peux les reconnaître et en demander pardon… comme tout être humain ! Que l’Esprit te donne d’agir pour le bien de tous et surtout d’aimer Dieu de tout ton coeur afin qu’ainsi, tu participes à la sainteté même de Dieu.
Ouverte et universelle. Aujourd’hui, même en souffrance, tu es invitée à sortir, inventer, dépasser tes préjugés, tes peurs. Tu pourrais être malade de te regarder le nombril, prévient François… Ouvre tes portes, si étroites soient-elles, pour recevoir et pour sortir. Tu es au service de l’homme, de tous les hommes.
Envoyée en mission, depuis Pentecôte, va jusqu’au bout de l’univers, annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus mort et ressuscité ! Une aventure au présent. Chaque baptisé est médiateur de la Parole : va vers ceux qui sont privés de liberté, de fraternité, ceux qui sont bafoués dans leur dignité, leur humanité.
Église du Christ en mission, Église toujours en naissance, Église que l’Esprit crée, modèle au fil de nos histoires… Je crois à ton audace et à ta foi !
ACO, en es-tu ?

Dossier coordonné par Catherine Baudier



 


Elections, quel pouvoir citoyen ?

 

15 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

La séquence électorale qui s’annonce (élection du président de la République en avril et mai, puis celle de nos députés en juin) est lourde d’incertitudes. La crainte que, dans notre contexte de mondialisation libérale, le vote ne serve à rien, et le sentiment d’être abandonné par les responsables politiques, creuse en effet le fossé entre élus et citoyens, notamment dans le monde ouvrier. Pourtant, abandonner à d’autres le pouvoir de décider de sa vie, n’est pas sans risques. D’autant que des projets mettant durement en cause les droits sociaux, ou encore excluant une partie de la population (à l’image de ce qui se passe à Hayange, en Moselle, et dont témoigne un membre de l’ACO dans ce dossier) se profilent à l’horizon.

Mars-avril 2017

Sommaire

  • Acteurs :
    • Militant, entre doutes et espérance
    • Les plus démunis dans le collimateur
  • Eclairage : Remue-méninges citoyen en ACO
  • Position : Nous mêler de ce qui nous regarde
  • Mémoire : La flamme toujours actuelle de l’utopie
  • Repères
PDF - 610.4 ko

Edito

La séquence électorale qui s’annonce (élection du président de la République en avril et mai, puis celle de nos députés en juin) est lourde d’incertitudes. La crainte que, dans notre contexte de mondialisation libérale, le vote ne serve à rien, et le sentiment d’être abandonné par les responsables politiques, creuse en effet le fossé entre élus et citoyens, notamment dans le monde ouvrier. Pourtant, abandonner à d’autres le pouvoir de décider de sa vie, n’est pas sans risques. D’autant que des projets mettant durement en cause les droits sociaux, ou encore excluant une partie de la population (à l’image de ce qui se passe à Hayange, en Moselle, et dont témoigne un membre de l’ACO dans ce dossier) se profilent à l’horizon.
Et pourtant… L’importante mobilisation à l’occasion des primaires de droite, comme pour celles de la gauche, fin 2016 et début 2017, montre qu’un intérêt pour la politique demeure pour des millions de citoyens, ayant porté leurs voix sur des projets de société, l’un et l’autre bien affirmés. À gauche, l’élection - disons-le, surprise - du candidat le plus marqué à gauche, au-delà des attentes qu’elle exprime dans cet électorat, dit aussi que ce sont bien d’abord les citoyens qui font l’Histoire et peuvent déjouer les pronostics du départ.
Voter, ou ne pas voter, cela a du sens… et de l’influence.



 


Indispensable solidarité internationale

 

24 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

Mon environnement est fait d’objets et d’aliments qui m’arrivent de toute la planète. Ce qui a du prix à mes yeux : les relations aux autres ou à la nature, et la fraternité - m’ouvre évidement à la dimension du monde. Les défis de notre devenir, qu’ils se nomment paix, justice ou limitation du réchauffement climatique, ne trouveront des solutions durables que pour toute l’humanité.

Janvier-février 2017

Sommaire

  • Acteurs :
    • En marche pour la paix
    • Volontariat à l’étranger
  • Éclairage : Quel est le sens de la solidarité internationale ?
  • Position : Missionner pour partager
  • Mémoire : Notre dimension internationale
  • Repères
PDF - 1.4 Mo
Dossier solidarité internationale

Edito

Mon environnement est fait d’objets et d’aliments qui m’arrivent de toute la planète. Ce qui a du prix à mes yeux : les relations aux autres ou à la nature, et la fraternité - m’ouvre évidement à la dimension du monde. Les défis de notre devenir, qu’ils se nomment paix, justice ou limitation du réchauffe¬ment climatique, ne trouveront des solutions durables que pour toute l’humanité.
Mais l’idéologie dominante, à l’œuvre, veut nous maintenir dans une logique de compétition et de guerre sociale ; pour être efficace, bien souvent, notre action de solidarité doit porter une dimension internationale. Elle transforme les liens qui existent, qu’on le veuille ou pas, en relation soucieuse du bien commun. Elle peut être soutien, échange ou action commune. Si nous proclamons que nous sommes aimés du même Père, nous sommes les obligés de nos frères humains.
« L’interdépendance nous oblige à penser à un monde unique, à un projet commun. »1
La semaine de la Solidarité internationale, qui se déroule chaque mois de novembre, porte quatre propositions : l’information, l’action au quotidien, l’engagement et l’interpellation des décideurs. Avant de décider de vos actions pour 2017, je vous invite à ouvrir ce dossier.

Dossier coordonné par Pascal Fouque
1. Pape François : Laudato Si’.



 


Bien vivre ensemble en société

 

25 novembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Vivre ensemble, ce n’est pas coexister, ce n’est pas faire vivre la paix sociale entre les communautés. Vivre ensemble, c’est faire ensemble, c’est agir ensemble et construire une société commune...

Novembre-décembre 2016

Sommaire

  • Acteurs :
    • Une rencontre possible
    • Vivre ensemble, parfois si simple
  • Éclairage : Malaise dans le vivre ensemble
  • Position : Faire de la République notre bien commun
  • Mémoire : Vivre ensemble, toute une histoire !
  • Repères
PDF - 1.9 Mo

Edito

Il y a des mots qui nous sont devenus banals à force d’être employés, des mots dans lesquels chacun cherche à faire rentrer sa propre définition. Vivre ensemble fait partie de ceux-là.
Vivre ensemble, ce n’est pas coexister, ce n’est pas faire vivre la paix sociale entre les communautés. Vivre ensemble, c’est faire ensemble, c’est agir ensemble et construire une société commune basée sur la rencontre. C’est aussi faire des concessions, c’est accepter de venir s’installer à la même table et pas seulement installer des tables séparées les unes à côté des autres, même suffisamment proches pour se parler.
Je suis d’une génération qui a été marquée par les conflits qui ont ensanglanté l’ex-Yougoslavie. Cette terre était pourtant celle d’une coexistence entre cultures et religions, et même d’une coexistence pacifique ; puis vint le jour où ces cultures, ces religions, prirent le pas sur tout ce que ces femmes et ces hommes avaient pu faire ensemble, vivre ensemble. Non, vivre ensemble n’est jamais un acquis et chacun doit s’y compromettre, y mettre de sa personne, et c’est sans doute un défi que les membres de l’ACO doivent relever.
Ce dossier est le fruit de la vie de l’ACO : de la recherche de notre Conseil national, mais aussi des actions des membres de notre mouvement.
Dossier coordonné par Sylvain Knittel



 


Travail pour tous, une utopie ?

 

16 septembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de septembre octobre 2016 au format PDF.

Septembre octobre 2016

Sommaire

  • Acteurs :
    • Du travail par intermittence
    • S’épanouir par et dans le travail
  • Éclairage : Changer les regards
  • Position : Du travail pour tous
  • Mémoire : Connaître et comprendre
  • Repères
PDF - 1.4 Mo
Travail pour tous, une utopie ?

Edito

La courbe du chômage s’infléchit… mais de combien et pour combien de temps ? Le plein emploi… les gens n’y croient plus, ni même ne l’envisagent. Penser que tous ceux qui le souhaitent aient un travail, qui plus est, permettant de gagner correctement de quoi vivre et dans lequel s’accomplir, apprendre, évoluer, s’épanouir… apparaît comme une utopie.
Un taux de chômage élevé depuis bientôt un demi-siècle ; une économie peu dynamique ne créant pas suffisamment d’emplois ; des offres qui installent dans la précarité ; de nouvelles formes de travail qui mettent à mal les avancées sociales gagnées de dures luttes ; des travailleurs en souffrance sur des postes constamment remodelés ; des jeunes mieux formés qui ne trouvent pas de débouchés correspondants… les arguments ne manquent pas pour conforter cette idée et ancrer dans l’opinion qu’il n’y a pas de travail pour tous.
Alors, posons les choses. Aujourd’hui, en gros, 75 % de la population active en France a un emploi stable, 10 à 15 % un emploi précaire et les 10-15 % restant est au chômage. Nous vivons une période de mutations… à nous encore d’être attentifs et proactifs pour que ça bouge plutôt dans le sens de la justice.
Croire déjà que c’est possible… Plusieurs expériences, présentées ci-après, en témoignent.

Dossier coordonné par Elisabeth Peralta



 


Transmettre

 

16 septembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de juillet-août 2016 au format PDF.

Juillet-août 2016

Sommaire

  • Acteurs :
    • Engagements au service de l’homme
    • Une continuité certaine
  • Éclairage : Transmission Article complet
  • Position : Militance en panne de transmission ? Article complet
  • Mémoire : Mémoire ouvrière Article complet
  • Repères
PDF - 537.9 ko
Dossier Transmettre TACO 573

Edito

Ce dossier est la réponse à un questionnement entendu çà et là dans le mouvement. À l’âge des bilans, qu’ai-je transmis à mes enfants ? Quelles traces laisserai-je, de tout ce dont a été faite ma vie de militant croyant ?
Quelle est notre attente de parents, de militants dans cette transmission ? Que tout se réinscrive à l’identique ? Quel dialogue avec nos enfants, dans ce qui fait l’essence de leur vie et qui, parfois, après réflexion, laisse une trace, un héritage ? Quel partage faisons-nous de toutes ces heures passées à ’militer’, enlevées parfois à nos vies de famille, et qui ne prennent sens qui si nous en transmettons l’urgence vitale ?
Mais, au-delà de nos enfants, quel héritage dans notre société pour la mémoire ouvrière ? Quelle forme prend cette transmission aujourd’hui ?
Nous sommes dans une religion de transmission de la Parole.
Comment cela se traduit-il dans notre vie de croyants, en mouvement ?
C’est toutes ces facettes que ce dossier vous propose d’explorer.
Tous ces articles ne s’incarneront que si nous prenons le temps de nous poser les questions essentielles de notre passage sur terre, et du prolongement que seront les traces laissées.
Ce dossier peut permettre un bel échange avec ceux qui nous sont proches, et aider à aborder le ’pourquoi’ de nos choix de vie.

Dossier coordonné par Anne-Sophie Scherpereel



 


Vie associative

 

24 mai 2016 2016 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de mai-juin 2016 au format PDF.

Mai-juin 2016

Sommaire

  • Acteurs :
    • La solidarité se vit, elle ne s’impose pas
    • Amis Roms, bienvenue !
  • Eclairage : Travailleurs associatifs ?
  • Position : Baisse des dotations de l’Etat aux collectivités : quels impacts pour les associations ?
  • Mémoire : Les grandes évolutions du paysage associatif
  • Repères
PDF - 428 ko
Dossier Vie associative

Edito

De l’association de quartier aux entreprises associatives, les associations sont indispensables au maillage territorial.
La démocratie participative s’enracine dans le quotidien et dans l’action ; « Ça montre aux gouvernants que des gens s’engagent. Il s’agit d’influer sur les décisions politiques. Nous proposons des alternatives… ça prouve que c’est possible ! C’est un contre-pouvoir citoyen »1.
Dans les associations se côtoient bénévoles et salariés… des travailleurs pas tout à fait comme les autres… à la charnière de l’association et du service public.
Lieu de responsabilité, de débat, d’émancipation personnelle et collective, l’engagement associatif favorise l’action citoyenne. Il est le berceau du vivre ensemble et du bien commun. Il permet de vivre une expérience du collectif qui réunit sans uniformiser.
« La crise est une chance pour réinventer le lien »2. Notre société souffre d’une crise du lien social ; créons donc du neuf, de la relation, de l’humanité !
L’engagement associatif permet la transformation des personnes que nous rencontrons, la transformation sociale et notre propre transformation.
L’ACO permet, par la relecture, de mettre le doigt sur les plus petites lumières, les signes d’humanité, et de dire comment notre foi en est grandie, bousculée…

Dossier coordonné par Catherine Baudier

1. Partage ACO du Châtelleraudais.
2. Elena Lasida dans Le goût de l’autre.



 


Migrants : oser la rencontre

 

2 mars 2016 2016 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de mars-avril 2016 au format PDF.

Mars-avril 2016

Sommaire

  • Acteurs :
    • Étoile et Lumière des nations
    • Une auberge à la porte du désert !
  • Éclairage : Le visage de la migration
  • Position : Immigration et idées fausses
  • Mémoire : Histoire de l’immigration à Chalette
  • Repères
PDF - 634.8 ko
Dossier migrants

Edito

« J’ai cru que je devais aborder les individus en connaissant leur culture. Entreprise irréaliste et, très vite, contestable : je ne rencontrais pas des cultures mais Ramesh le Tamoul, Aiman l’Arabe… Ce n’étaient même pas leurs différences qui devaient d’abord attirer mon attention, mais qu’ils étaient, chacun, unique devant moi »1, cette phrase de Joseph Debès sur son expérience de la Plaine St-Denis marque bien le chemin nécessaire aujourd’hui pour que le migrant ne soit pas réduit à son origine, ni même à sa migration, mais bien pour ce qu’il est, quelqu’un d’unique.
Politiques et journalistes nous ont, en effet, habitué à ne voir dans les migrants qu’un problème. Pourtant, nombre de membres de notre mouvement, entre autres, sont interpellés personnellement par cette question, que ce soit dans une démarche de solidarité, dans leur situation familiale ou tout simplement parce qu’ils sont eux-mêmes migrants.
Ce dossier vous donnera l’occasion de mieux comprendre la question de la migration, socialement, internationalement, historiquement, mais il se veut aussi un renouvellement de notre regard pour, derrière ce fait social et humain, vivre la rencontre et bâtir, ensemble, l’ACO.

Dossier coordonné par Sylvain Knittel

1- Lévinas, l’approche de l’autre, Joseph Debès, Éditions de l’Atelier.



 


Et surtout la santé !

 

19 janvier 2016 2016 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de janvier février 2016 au format PDF.

Janvier février 2016

Sommaire

  • Acteurs :
    • Cheminer avec la maladie
    • Accompagner ! Un défi à vivre
  • Eclairage : Questions de santé
  • Position : Soigner avec humanité
  • Mémoire : Conceptions et prise en compte
  • Repères
PDF - 609.2 ko
Dossier santé

Edito

Ce souhait dit notre affection, espère un bien précieux et voudrait conjurer le mauvais sort. En matière de santé, nous sommes loin de tout maîtriser. Œuvrer pour la santé, affronter la maladie est une démarche collective qui prend une place de plus en plus grande dans notre société. Nous l’abordons par des récits qui disent la vie de malades, de proches, d’accompagnants et de soignants. Ils dévoilent leurs expériences et ce qu’ils ont pu retirer de ces traversées d’épreuve. Elles résonnent en nous à partir de ce que nous avons affronté. C’est un peu comme si ces récits nous étaient adressés.
J’ai vu notre fragilité. Il nous faut l’aborder lucidement. J’ai reçu cette bonne nouvelle : « Nous pouvons trouver du sens à nous soutenir mutuellement dans la vie et faire alliance avec les autres »*.
Ce soutien mutuel prend diverses formes, s’il passe par des techniques, des savoir-faire, il est d’abord incarné. Pour chacun, il décape, ôte le superflu, fait ressortir l’essentiel et est source de confiance et de foi.
Un Parlons-en accompagne ce dossier. Intitulé Mettre des mots sur nos maux, il nous invite, en repartant de notre vie, à écrire nos propres récits au travail. Ce sont des outils pour proposer cette aventure à d’autres. Elle est promesse d’avenir.

Dossier coordonné par Pascal Fouque

* André Talbot, L’espérance aujourd’hui pour une culture de la confiance



 


L’environnement, un défi spirituel et moral

 

13 novembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de novembre décembre 2015 au format PDF.

Novembre décembre 2015

Sommaire

  • Acteurs :
    • Dans le respect de la Terre Mère
    • Enseignement et développement
  • Eclairage : Un développement durable et intégral
  • Position : En route pour la justice climatique
  • Mémoire : 1, 2, 3... Ecolos
  • Repères
PDF - 517.7 ko
Dossier l’environnement
Word - 29 ko
article complet de Bruno Charles

Edito

Le modèle de développement dominant, basé sur une croissance économique infinie, est à l’origine de la crise écologique mais également d’une crise sociale. Le réchauffement climatique frappe d’abord des femmes, des hommes et des enfants déjà vulnérables, qui subissent les conséquences d’un développement dont ils n’ont pas bénéficié. La COP 21, réunie à Paris en décembre, devrait aboutir à un nouvel accord international bien incertain à ce jour et de toute façon insuffisant. « Il nous faut une nouvelle solidarité universelle », clame le Pape François (p.16). Cette crise nous concerne tous, et « seule une forte mobilisation des réseaux militants, porteurs d’alternatives, et la sensibilisation des citoyens seront à même de faire bouger les lignes » martèle le CCFD-Terre solidaire (p.18). Nous sommes mis au défi d’agir pour la justice, en revoyant nos modèles économiques de production et de consommation sans limite. Ainsi Alain (p.14) a choisi de s’installer en agriculteur bio « pour nourrir sainement les humains ». Dominique opte pour une consommation responsable auprès d’une AMAP, d’un GASE (p.15), « Ce type d’épicerie n’est pas normalisé, monnayable, ’googlelisable’… C’est d’abord une expérience humaine ». Cette crise ouvre la possibilité d’habiter autrement la création et servir la justice sociale !

Dossier coordonné par Annick Mouchel



 


Des services publics en question

 

29 septembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de septembre-octobre au format PDF.

Septembre-octobre 2015

Sommaire

  • Acteurs :
    • Au service des familles en difficultés
    • Acteur de bien commun
  • Eclairage : La fonction publique en question
  • Position : Construire du bien commun
  • Mémoire : Les fonctionnaires, le statut...
  • Repères
PDF - 498.3 ko
Dossier des services publics en question

Edito

Notre pays n’aurait-il plus les moyens de services de l’éducation, de santé, de justice, de sécurité, efficaces pour tous ? Exclure près de 5 millions de personnes de l’emploi n’aide sûrement pas pour permettre à chacun d’y contribuer plus amplement. Sans éliminer cette cause, opter pour la réduction des ‘charges’ (en réalité des salaires différés) et des impôts va de pair avec la réduction des services rendus et leur moindre accessibilité.
Faire croire que chacun pourrait se débrouiller seul, ne s’en sortir qu’avec les solidarités de ses proches, est illusoire ; notre société a besoin d’une organisation qui rende effectifs les droits. Le respect de la dignité de chacun en dépend.
Ce dossier de Témoignage donne la parole à celles et ceux qui œuvrent pour la défense des services publics : travailleuse, responsable politique local ou national, syndicaliste ou militant associatif, ils s’engagent pour un socle indispensable à la défense du bien commun, pour établir le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Changeons de regard, repartons des besoins, des réponses actuelles et imaginons, engageons-nous pour bâtir les solutions dans des logiques d’équité et de solidarité.



 


Le rapport au temps

 

26 août 2015 2015 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de juillet-août 2015 au format PDF.

Juillet août 2015

Sommaire

  • Acteurs :
    • Choisir d’avoir le temps
    • Les temps d’une vie
  • Eclairage : Un autre rapport au temps pour se réapproprier nos vies
  • Position : Faire baisser le chômage...
  • Mémoire : Temps de travail, temps dans le travail
  • Repères
PDF - 644.3 ko
Le rapport au temps

Edito

Vaste question dans le contexte d’aujourd’hui. Alors que le rapport au temps est perçu différemment suivant l’âge que nous avons : les plus jeunes ayant tendance à aborder les choses sous l’angle de l’événement et les aînés sous l’angle de la programmation ; nous avons choisi de donner la parole à des acteurs divers : un jeune couple avec 3 enfants qui veut préserver des temps en famille, en alliant travail et engagements ; un retraité toujours aussi actif, comme le sont beaucoup d’entre eux, qui nous livre son regard sur la vie et ce qui l’anime dans ses choix. Alors que Corentin Gobé nous invite à aborder la question par rapport au développement durable, Nouvelle Donne ouvre des pistes pour un temps du travail partagé, et Patrice Sauvage apporte son éclairage historique.
Ces différents témoignages et approches ne sont pas exhaustifs, ils veulent permettre à tous et à chacun d’entrer en réflexion, suivant son parcours, ses sensibilités, ses convictions. Susciter à aller plus loin pour aider à trouver ou re-trouver le sens de la vie, la vie avec les autres, et jusqu’à peut-être aussi le sens de Dieu dans nos vies ?
Dossier coordonné par Jocelyne Lecerf



 


L’éducation par tous et pour tous

 

12 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de mai-juin 2015 au format PDF.

Mai-juin 2015

Sommaire

  • Acteurs :
    • Reprendre confiance
    • J’ose poser mes questions
  • Eclairage : Des graines d’espoir en Sarthe
  • Position : Des larmes de Jésus à l’intelligence collective
  • Mémoire : Une histoire de l’Educ Pop...
  • Repères
PDF - 461.5 ko
L’éducation dossier TACO 566

Edito

Dans leur histoire respective, l’éducation populaire et le mouvement ouvrier ont été féconds l’un pour l’autre. Si l’éducation populaire a fait, et fait encore l’objet d’innombrables définitions qui se croisent et se superposent, elle s’appuie néanmoins sur un principe fondamental : permettre à chacun de s’épanouir, de progresser, de développer à tous les âges de la vie une réelle capacité à vivre en société et de trouver ainsi sa place de citoyen ; développer ses capacités à comprendre son environnement, à pouvoir s’y situer pour agir avec d’autres à le transformer.
Dans un contexte source d’inquiétude, de repli sur soi et d’isolement, et face à un système générateur d’inégalités sociales destructrices, l’enjeu est primordial.
Donner, redonner la parole, permettre à chacun de prendre une place, sa place parmi d’autres, avec d’autres, c’est aussi le sens de la Priorité votée à Angers : rechercher et trouver ensemble du sens, partager les chemins de vie, de foi, faire grandir l’humain et révéler à chacun l’émancipation personnelle et collective, fruit de l’action et de l’engagement.
L’éducation par tous et pour tous n’est-elle pas une invitation pressante à renouveler nos pratiques !
Dossier coordonné par Annick Mouchel



 


Les nouveaux visages du travail

 

20 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de mars-avril 2015 au format PDF.

Mars-avril 2015

Sommaire

  • Acteurs :
    • Une travailleuse au bout du fil
    • Un marché du travail ouvert
  • Eclairage : Le travail entre souffrance et quête de sens
  • Position : Syndicats, un regard croisé sur les évolutions du travail
  • Repères
PDF - 547.8 ko
Les nouveaux visages du travail

Edito

Le travail change dans son essence, dans son organisation ; et, si ces changements peuvent amener du positif, nous devons actuellement faire face à des réalités sources de nombreuses souffrances pour les travailleurs. À côté de cela, c’est la place même du travail dans notre société et dans nos vies qui est questionnée. Alors que les nouvelles générations expriment de plus en plus leur désir d’une vie équilibrée, où le travail n’est pas le tout mais doit laisser place aussi à la famille, à l’engagement dans la société… Ce travail s’immisce finalement de plus en plus dans notre quotidien, avec le travail de chez soi via internet, le travail du dimanche…
Dans ces évolutions du monde du travail, comment ne pas tourner notre regard vers la
dimension internationale ? Dans une certaine mesure, il en sera question dans ce dossier avec la réalité d’un travailleur migrant.
Aujourd’hui, les organisations syndicales cherchent des réponses à ces évolutions. Elles mettent en avant l’importance de redonner la parole aux gens sur leur travail, eux qui en sont les vrais spécialistes.
Avec l’ACO, nous ne pouvons que rejoindre cette position. Donnons la parole aux gens sur leur travail, permettons une parole qui met en route.

Dossier coordonné par Sylvain Knittel



 


Mettons-nous en marche avec la Mission ouvrière

 

9 avril 2015 2015 par Témoignage ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de janvier-février 2015 au format PDF.

Janvier-février 2015

Sommaire

  • Acteurs :
    • Une Mission ouvrière dynamique dans le Perche
    • Un Noël autrement en Mission ouvrière à Besançon
  • Eclairage : Elargissons l’espace de nos tentes
  • Position : Lieu d’écoute de la vie
  • Mémoire : La Mission ouvrière un beau cadeau de l’Eglise
  • Repères
PDF - 502.3 ko
Mettons-nous en marche avec la Mission ouvrière

Edito

Un dossier sur la Mission ouvrière (MO) pour aller jusqu’à la Rencontre nationale. C’est en mai 2015 que seront réunis les délégués de la MO, pour vivre un temps de rassemblement autour de la Parole d’Isaïe « Élargis l’espace de ta tente ».

Nous avons voulu donner visage à cette Mission ouvrière à travers le témoignage d’acteurs de terrain : ceux qui font vivre aujourd’hui une Église proche du monde ouvrier, en inventant mille façons de créer des espaces de fraternité. Prendra aussi place, dans ce dossier, l’historique de cette intuition des évêques : une pastorale adaptée à l’évangélisation du monde ouvrier.
Bien sûr, nous avons aujourd’hui, comme hier, à réfléchir à la suite, à vérifier nos intuitions à l’aune du quotidien des hommes, des femmes et des enfants qui constituent le peuple de nos quartiers.

Dans ces pages, nous mettons en musique tout notre vécu de partages, de célébrations, de rencontres en Mission ouvrière, et nous avons en tête tous ces copains mis en route. Au coeur de ce peuple, nous avons plein d’images de ces parcours extraordinaires que permet la MO. C’est pourquoi, dès aujourd’hui, nous pouvons relire ces itinéraires pour donner corps à cette grande fête de mai 2015. •

[/Dossier coordonné par
Anne-Sophie Scherpereel
/]



 


Parentalités

 

8 avril 2015 2015 par Spécifiques

Consultez ou téléchargez le dossier de témoignage ACO de juillet-août 2014 au format PDF.

Juillet-août 2014

Sommaire

  • Acteurs :
    • Virginie ne lâche rien
    • Le café des parents, un espace bienveillant
  • Eclairage : La parentalité
  • Position : Un regard sur des situations familiales
  • Mémoire : Approfondissements
  • Repères

Edito

PDF - 633.6 ko
Dossier Parentalités
Juillet-août 2014 - N° 561

Le Larousse nous dit qu’il s’agit de la fonction de parents notamment sur les plans juridique,moral et socioculturel. Est-on parent tout seul ? Qu’est-ce qui se joue au plus profond de la relation parents-enfants.
Quel regard l’Église porte-t-elle sur les évolutions vécues dans la cellule parentale ?
C’est pour essayer de répondre à ces questions que ce dossier fait place à des acteurs ou des professionnels qui vont nous aider à cerner ce sujet d’actualité.
Mais ce sont aussi nos propres histoires que ce dossier questionne. Chacun de nous, avant d’être parent, a été enfant, début d’un chemin de vie qui ne laisse pas indemne. Cette fonction parentale se vit aujourd’hui dans la société telle qu’elle est. Si être parent est une véritable aventure, cela relève parfois de l’exploit quand la situation économique fragilise encore plus.
L’égalité des chances, voilà ce à quoi ont droit parents et enfants, c’est le minimum que nous devrions nous garantir les uns aux autres dans l’organisation de notre société... Est-elle garantie ?
Ce qui est sûr, c’est que personne ne naît parent et que tous, nous nous trouvons bien démunis pour devenir père ou mère et faire ainsi advenir un être « fils ou fille du désir à la vie pour elle-même », comme le dit si bien le poète Khalil Gibran.



 


La formation à tous les âges de la vie

 

8 avril 2015 2015 par Secrétaire aux finances ACO

Consultez ou téléchargez le dossier de Témoignage ACO de mai-juin 2014 au format PDF.

Dossier - Mai-juin 2014

Sommaire

  • Acteurs :
    • Donner du goût à la vie
    • Un tremplin pour soi et pour les autres
  • Eclairage : L’Éducation permanente
  • Position : Adapter la formation
  • Mémoire : Rétrospective
  • Repères
PDF - 523.4 ko
Dossier La Formation à tous les âges de la vie
mai-juin 2014-n° 560

Edito

Nous avons besoin d’évoluer pour nous sentir vivre, et ce, tout au long de notre vie. Si la formation se veut être un outil au service du développement personnel qui prend en compte le bien-être social et pas seulement la performance économique, les possibilités de se former plus tard au cours de la vie dépendent beaucoup des qualifications déjà acquises à l’arrivée sur le marché du travail.

Le fossé se creuse avec l’âge. De même, les formations ouvertes aux travailleurs dans les petites entreprises sont nettement moins nombreuses que celles offertes à des travailleurs dans les grandes entreprises. Et surtout, il y a une très grande
disparité entre les possibilités de formation proposées aux chômeurs et aux groupes défavorisés de la société, et celles proposées à ceux qui ont un travail.

Tout en retraçant l’histoire de la formation et les grandes étapes qui l’ont marquée, et sans en nier certaines avancées, ce dossier pointe fortement la distance et les obstacles qui séparent encore aujourd’hui les textes de loi et leur réelle mise en application.

Et pourtant, Clarisse et Corinne témoignent des transformations que permet la formation, lorsque la personne est partie prenante de la décision et actrice dans la démarche.



 


Quelle retraite pour moi ?

 

8 avril 2015 2015 par Secrétaire général ACO

Consultez et téléchargez le dossier sur les retraites de Témoignage ACO de mars-avril 2014 au format PDF.

Mars-avril 2014

Sommaire

  • Acteur :
    • Une cassure, une transition et un rebond
    • Une retraite engagée
  • Éclairage : Les retraites en débat
  • Position : Retraité un temps plein pour la vie
  • Mémoire : Une retraite solidaire c’est possible
  • Repères : La retraite en chiffre et en livres
PDF - 611 ko
Dossier quelle retraite pour moi ?
Mars-avril 2014-n° 559

Edito

Sur les retraites, les positions des organisations syndicales sont tranchées. C’est pour elles un dossier majeur. Elles défendent là un des acquis les plus chers à la classe ouvrière. Elles construisent leur analyse, informent leurs adhérents, revendiquent, négocient, mobilisent, s’opposent.

Le programme du Conseil National de la Résistance qui inspira la mise en place d’un
système de sécurité sociale s’appelait « les jours heureux ». Il portait un grand espoir au cœur des jours sombres de la guerre et rassemblait. Ouvrir le dossier des retraites fait résonner en nous cette histoire, nos histoires, celle de nos manifs et de nos conquêtes, celles de nos proches. Les débats qui traversent notre société s’y
retrouvent. C’est en premier lieu celui des solidarités à vivre entre générations et celui des inégalités à combattre.

Le dossier que nous vous proposons les illustre par des parcours, des engagements et des positions. Vous y trouverez matière à débats, réflexions et engagements. J’y ai aussi perçu le projet d’amour du Père, qui se réalise quand nos actions répondent aux conditions de travail qui ne respectent pas l’homme, quand la solidarité est
au rendez-vous des épreuves que nous traversons et quand les privilèges des rentiers font place à la justice.



 


L’engagement politique

 

8 avril 2015 2015 par Témoignage ACO

Consultez et téléchargez le dossier de Témoignage ACO de Janvier-février 2014 au format PDF

Janvier-février 2014

Sommaire

  • Acteurs :
    • Engagé aux municipales
    • Contribuer à éveiller
  • Eclairage : La politique, c’est nous
  • Position : L’Europe ne peut se faire sans les citoyens
  • Mémoire : L’extrême-droite en Europe au 20e et 21e siècles
  • Repères pour aller plus loin
PDF - 4 Mo
Dossier L’engagement politique
Janvier-février 2014 n°558

Edito

C’est la nouvelle année, et avec elle les échéances électorales du printemps (municipales et européennes) se rapprochent. Dans la ferveur pour certains, dans l’indifférence pour beaucoup d’autres. Le remous médiatique se fait autour des ‘têtes d’affiche’, des alliances, des petites phrases, des polémiques… malheureusement
pas ou peu sur les options ou orientations possibles de vie en commun.

Le spectre de l’extrême droite aux affaires est également de retour. Combien de fois avons nous entendu un futur chômeur en colère dire « Ils vont voir », sous-entendant un vote pour le Front national ? Mais qui verra ? Et quoi ? Qui seront les dindons de
la farce ? Comment, en attisant les peurs de part et d’autre, peut-on réfléchir, avancer sereinement ?

La politique, c’est d’abord organiser le vivre ensemble et, nous voulons le croire, dans le respect et la dignité de chacun. En tant que membres de cette société globalisée nous sommes donc tous acteurs, contributeurs.

Nous agissons tous/chacun par notre comportement, nos façons de consommer, nos engagements, notre implication, nos votes pour désigner ceux qui nous représenteront, qui porteront nos voix. En ACO et dans notre quotidien, dans un climat de paix, osons cet engagement politique.



 


Salaire vital

 

20 mai 2015 2015 par International

Consultez et téléchargez le dossier Témoignage ACO de novembre-décembre 2013 au format PDF.

Novembre- décembre 2013

Sommaire

  • Acteurs :
    • Vivre de son travail ?
    • Intervenir d’ici, aussi
  • Eclairage : Un salaire pour vivre dignement.
  • Position : Pour un revenu universel
  • Mémoire : Histoire du salaire minimum
  • Repères

Edito

PDF - 639.5 ko
Dossier Salaire Vital - décembre-novembre 2013-n°557

Fin septembre 2013, au Bangladesh, 20 000 ouvriers du secteur textile manifestent pendant plusieurs jours pour demander un salaire mensuel de 74 €, alors que le salaire de base n’est que de 28 €. Pour justifier ces salaires, si bas qu’ils ne permettent pas de subvenir aux besoins les plus élémentaires, les employeurs et l’État arguent de l’importance de rester compétitifs dans une économie mondialisée.
En France, alors qu’un salaire minimum existe depuis 1950, ce sont 3 millions de travailleurs pauvres qui tentent de survivre avec moins de 800 € par mois. En particulier dans la restauration et le soin à la personne, des secteurs par nature peu touchés par la concurrence internationale qui forcerait à mettre la pression sur des salaires toujours ‘trop élevés’. Quand le salaire minimum ne permet plus de vivre décemment, il devient alors urgent de lutter pour un salaire vital.
Avec ce dossier de Témoignage s’ouvre aussi un espace de débat. Le MMTC nous interroge sur l’idée d’un revenu inconditionnel, non lié au travail. Une utopie ?
Face à des logiques qui aliènent le travail en lui retirant sa juste rétribution, il est plus que jamais nécessaire de s’engager aux côtés de ceux qui, de par le monde, luttent pour leurs droits.



 


Digne vie

 

8 avril 2015 2015 par Secrétaire général

Consultez et téléchargez le dossier de Témoignage ACO de septembre-octobre 2013 au format PDF.

Septembre-octobre 2013

Sommaire

  • Acteurs :
    • François, ‘homme debout’
    • La vie, malgré tout
  • Eclairage : Fragile dignité
  • Position : Dignité au travail
  • Mémoire : Divine dignité
  • Repères
PDF - 1.1 Mo
Dossier Digne Vie
Septembre-octobre 2013 - n° 556

Edito

La question de la dignité est vaste, tant elle touche des secteurs de nos vies. Dans ce dossier, nous abordons l’aspect de la santé et du corps ainsi que celui du travail.

« Lutter pour une vie digne ne peut pas être une parenthèse dans notre vie », affirme François. Et pourtant, bien des aspects mettent souvent un frein à cette dignité : le logement, l’accès aux soins, à l’éducation, à la culture… sans parler des conditions de travail, du chômage, des faibles revenus. Autant d’handicaps à surmonter, autant de raisons pour s’indigner.

Fred Poché, à travers son approche philosophique, nous invite à « analyser les causes profondes de l’ordre social et s’attaquer aux conditions concrètes qui permettront de construire une société plus juste. C’est ainsi que nous pourrons assurer à chacun et à tous une vie digne, lorsque nous travaillons collectivement au respect des personnes en faisant émerger une conscience politique ».

La solidarité, l’accueil et le respect sont autant de chemins qui permettent à chacun de trouver l’autonomie nécessaire, de subvenir à ses besoins, de faire valoir ses droits et d’assumer ses devoirs. À chacun de nous d’ouvrir le champ des possibles pour trouver sa digne place d’être humain.



 


En mission d’Église

 

23 avril 2018

GIRONDE (33) Maïté, 33 ans, est Laïque en mission ecclésiale (LEME) depuis 2016. Elle a reçu deux missions : permanente de l’Action catholique des enfants (ACE) et permanente de la Mission ouvrière (MO).

J’ai été engagée en équipe JOC, puis nous avons rejoint l’ACO. J’ai été appelée à l’ACE 33 pour être présidente avant d’intégrer ma fonction de permanente.
Un travail
Dans mon travail précédent, secrétaire dans un cabinet comptable, j’avais des difficultés ; cette mission est arrivée au moment opportun.
J’ai été accompagnée par l’ancienne permanente, par la coordinatrice laïque, et par le délégué diocésain de la MO. J’ai senti tout de suite de la confiance de leur part mais aussi de tous les bénévoles qui m’entourent. Certaines périodes de l’année sont plus difficiles (rentrée scolaire, décembre/janvier, fin de l’année scolaire) car il y a beaucoup de réunions ou temps forts. Ils se déroulent souvent le soir et le week-end : il n’est pas toujours facile de faire place à sa vie privée. Mon compagnon, athée, m’a soutenu dans mon changement de travail. Il comprend mon engagement et, grâce à lui, il a découvert les mouvements et les actions menées, soutenues par l’Action catholique. Il pense que les mouvements comme les nôtres devraient être plus médiatisés. Cela me fait chaud au cœur.
Je travaille à la maison diocésaine. Avec les autres salariés des services et mouvements, nous cheminons, construisons, partageons… Et, certainement, que cela prépare les élections des délégués du personnel qui devraient être prévues en 2018.

Un engagement

J’ai en charge un club ACE de 4 enfants (Adam, Aymen, Camilia et Héryne) sur le quartier populaire de Cenon Palmer. Trois sont de confession musulmane. Ils se confient, m’apprennent des choses, sourient, rient… C’est un plaisir de les retrouver. Leur amitié fait écho à la résolution de l’ACE Plus fort ensemble !, qui donne confiance. Ma foi se nourrit de cette confiance. L’ACE est l’apprentissage de l’Évangile par le jeu.
Ces missions m’apportent beaucoup. Le fait d’aller tous dans le même sens est très agréable. Mes compétences sont sollicitées et ensemble, avec quelques jeunes de la JOC, des adultes de l’ACO et/ou du CCFD, nous mettons en œuvre des fêtes, des temps forts et vivons des situations imprévues. Comme avec Ali et Martine, sans papiers, venus à Noël en MO, qui ont contribué à l’animation musicale et au chant. Cette ouverture me permet de sentir que nous sommes inscrits dans la mission de l’Église et que des invités peuvent se joindre à nous.

Tous deux relus

Je suis en équipe ACO. C’est important ! C’est un moment à soi qui permet de se poser, de se questionner sur notre vie, notre foi, nos actions et nos engagements. La mission est enrichissante mais parfois lourde, et donc la relire est essentiel. Je participe aux temps de formation et de relecture organisés par le diocèse pour tous les LEME salariés ou non. Cela permet de se poser sur la mission confiée, sur sa foi, et de partager avec les autres LEME qui rencontrent souvent les mêmes joies et aussi les mêmes difficultés dans leur engagement.
Il m’est souvent difficile de dissocier travail et engagement car ce qui est mon engagement est devenu mon travail. Cette dynamique est exigeante et stimulante. À la rentrée, j’ai décidé de faire du sport pour avoir un temps pour moi et j’en suis ravie. Je ne regrette pas d’avoir accepté cette mission et encourage d’autres personnes à la vivre.

Maïté Combret



 


Je ne peux pas ne pas m’engager

 

20 février 2018 par Rédaction ACO

ASNIÈRES (92) Féliciano, membre ACO et militant socialiste, nous partage son état d’esprit en ces temps de doutes.

L’engagement militant dans un parti politique est une fête, lorsqu’il part d’un élan authentique venant du cœur, cohérent avec l’ensemble de nos aspirations profondes. Il est une fête quand les victoires et les conquêtes s’additionnent, mais il l’est aussi aux heures des sacrifices et des combats justes, que l’on pense perdus d’avance. Je dois avouer qu’après 17 ans d’engagement au parti socialiste (PS), je ressens moins cet esprit de fête. Je regarde aujourd’hui mon parti et me demande si j’y suis encore à ma place.

Des convictions et des doutes

Pour moi, l’engagement politique est une manière d’accomplir le « aimer son prochain comme soi-même ». Le parti semble avoir perdu de vue cet autre, plus fragile et précaire, ouvrier, étranger, femme, jeune, personne âgée… Le seul objet du parti semble être lui-même. C’est aussi un devoir pour ’les forts’ de porter sur eux la faiblesse de ceux qui n’ont pas cette force. Les conquêtes de droits nouveaux ; la consolidation de la démocratie locale, sociale ; l’opposition à la toute-puissance de l’économique sur le politique… Autant de forces à entretenir pour le parti.
Pour moi, le collectif est une dimension essentielle de l’engagement militant. Baptisé, j’ai été élevé dans l’idée que chacun est relié à tous les autres dans une dimension organique (allégorie du corps chez Saint Paul pour décrire l’Église). Or nous avons perdu le sens du collectif. Et c’est ici que réside, sans doute, mon plus grand désappointement en tant que chrétien catholique, engagé au sein d’un parti. Au PS, il me semble que nous sommes parvenus à ce moment de délitement redouté par Saint Paul dans sa métaphore, ce moment tragique où le pied dirait : « puisque je ne suis pas la main, je ne fais pas partie du corps ». Je crois toujours à la nécessité de l’engagement politique, en la puissance de l’action collective, au rôle des partis pour faire vivre et tenir ensemble les hommes et les femmes d’une même nation au-delà de leurs différences. Autant de certitudes battues en brèche aujourd’hui par le discrédit de la parole politique, la résurgence des populismes de toutes sortes, l’exacerbation des individualismes et des antagonismes de classe, de religion, de culture…

Une relecture salutaire

Plus dure sera l’action ; mais plus déterminé devra être l’engagement, plus solides les valeurs, plus claires les convictions. Je sais qu’il va falloir que je retrouve sens, c’est-à-dire à la fois signification et direction, à mon engagement politique. Parce que je sais que je ne peux pas ne pas m’engager, agir, prendre parti.
Il y a lieu, pour l’heure, de reprendre à nouveaux frais ce cheminement de l’engagement, forgé au fil de mes années en ACO : prendre d’abord le temps d’un regard lucide pour voir en vérité les choses, les situations et aussi les hommes et femmes avec lesquels je mène ou ai mené mes combats, moi compris ; juger ensuite, sans concession ni fausses excuses ce que sont nos valeurs, la sincérité de nos engagements, ce qu’ont été nos erreurs, mais aussi discerner ce qui reste de nos richesses, de nos forces, de nos possibilités de faire ensemble ; alors je pourrai à nouveau envisager d’agir, après en avoir déterminé les possibilités, les conditions et notre capacité collective à contribuer de quelque manière à améliorer les conditions de vie des plus faibles.

Féliciano Gomez



 


Chercheur de justice et de paix

 

7 décembre 2017 2017

ILE-DE-FRANCE Hisham Abu Shahla, 30 ans, Palestinien de Gaza, est doctorant en sciences politiques à Paris. Il prépare une thèse sur la question palestinienne : Une solution à un seul État.

Je suis arrivé en France en 2009, avec une bourse du gouvernement français pour étudier. J’ai fait un master en sciences politiques après une licence en économie et sciences politiques.

Concerné et impliqué

Enfant, j’ai vécu en Égypte, plus proche de Gaza pour notre vie familiale, mon père travaillait pour l’OLP , basée à l’époque en Tunisie. Nous avons donc vécu entre les deux. Je suis arrivé à Gaza à l’âge de 10 ans en ayant vu comment cela se passait ailleurs. J’ai ressenti nettement que nous vivions une situation anormale.
Je suis allé l’université islamique de Gaza après avoir été dans une école chrétienne. Mon engagement a commencé avec la fac en 2004. L’année qui suivit le décès d’Arafat , la majorité des leaders étaient assassinés. C’était la guerre ; la fin de la 2ème intifada. J’étais engagé dans un syndicat étudiant de gauche. On avait un petit journal. Je travaillais sur l’histoire du mouvement national palestinien. J’étais passionné par cela. Le plus difficile pour moi, ce fut la division inter-palestinienne. Cela a détruit mon idéal du militant engagé pour la Palestine. Je voulais partir ; j’étais un bon étudiant ; j’ai donc cherché une bourse pour poursuivre mes études.

Apprendre, informer, militer

Arrivé en France, à Nantes, j’ai rejoint l’Union Générale des Étudiants de Palestine et participé à des soirées de témoignages avec la mairie de Rezé.
Aujourd’hui, avec les autres Palestiniens que je rencontre, nous faisons des soirées pour apprendre notre histoire, loin de toute propagande, pour comprendre la réalité. Si on reste sur les slogans, ça tombe à un moment ou l’autre ; ça ne peut pas faire un projet politique. Je crois que la Palestine a besoin d’avoir un projet politique. J’organise des débats ou je suis moi-même invité. Quand il a fallu être dans la rue, nous y étions comme durant la guerre en 2014. Cela touchait aux limites du supportable, en particulier le discours du gouvernement français solidaire avec l’armée israélienne.

Refuser l’humiliation

Historiquement, la Palestine était une seule terre où tout le monde cohabitait. Mais, à partir du moment où la Grande-Bretagne a imposé un État juif, les choses sont allées vers la guerre. Pire : utiliser le discours sacré comme le fait le gouvernement d’Israël, c’est porter le conflit à l’infini. Aujourd’hui, un seul État contrôle tout : la terre, la population ; que ce soit en Palestine ou en exil. Le problème n’est pas de diviser un territoire déjà trop petit, ou de contester les espaces, mais d’établir une discrimination au plan des droits. Tant que cette inégalité subsistera, il n’y aura pas de paix. Ne pas accepter d’être humilié est inscrit dans la nature humaine.
Le conflit israélo-palestinien est un conflit politique. Vu de France, il n’est pas assez politisé. Il y a une colonisation en Palestine depuis 1948, avec une discrimination des Palestiniens (démolition des maisons, check-points…). Par mon travail, je veux essayer de proposer des bases scientifiques, pour avoir la légitimité.
J’invite chacun à chercher, à comprendre la situation et à ne pas tout voir avec les yeux franco-français ; à ne pas confondre le conflit Israël-Palestine avec les débats internes français, car cela n’aide ni en Palestine ni en France.

Propos recueillis par Sylvain Knittel



 


Un Carême de solidarité

 

21 septembre 2017 2017 par Rédaction ACO

ORNE (61) Actrice auprès de lui, Valérie témoigne du combat collectif de Patrick, son mari. Ils l’ont vécu en couple croyant.

Voilà 14 ans, Patrick intégra le groupe AMCOR Flexibles à Argentan. Nous avons quitté le Nord, famille et amis, nous nous sommes vite intégrés. Je suis devenue assistante maternelle, et catéchiste. Patrick a de nouveau été élu délégué syndical CGT. Nous avons 5 enfants.

Sacrifiés sur l’autel du capitalisme

Le 9 février 2017, le géant australien AMCOR, leader mondial de l’emballage flexible, annonce la fermeture du site argentanais avant l’été : 86 personnes concernées, âge moyen 45 ans.
Pour ce groupe, ce n’est pas une première. L’investissement en Asie est bien plus attrayant, et 446 millions d’euros de dividende en 2016 ne suffisent pas à faire vivre ’Messieurs’ les actionnaires. Il faut viser plus haut, sacrifier sur l’autel du capitalisme !
Cette fermeture, organisée en amont par la baisse des investissements, a été une grosse claque. Les salariés sont humiliés car ils entendent : « Si la situation se dégrade c’est de leur faute, ils ne connaissent pas leur travail ». Ils ont pourtant un savoir-faire reconnu puisque certains retrouveront rapide¬ment un CDI.
Pendant trois mois, les représentants des salariés négocient. Le blocage de l’usine est décidé lorsque des camions étrangers arrivent pour emmener les matières premières. Il dure 3 semaines, jour et nuit. 2 salariés sont mis en examen. Chaque jour est différent. Les rebondissements et les tentatives d’intimidation sont physiquement et moralement éprouvants. Heureusement les salariés ont sollicité dès le début, une avocate ; une vraie militante.
Sans son aide, des limites auraient probablement été franchies et c’est ce que cherchait la direction. Depuis le 16 juin, les salariés sont mis en disponibilité et attendent leur lettre de licenciement qui ne devrait plus tarder. Ils n’oublient pas leurs camarades de Déca Propreté qui intervenaient à temps complet et qui seront eux aussi licenciés de leur entreprise.
Aujourd’hui nous appréhendons la fin avec le souhait de garder les liens tissés dans les évènements qui ont permis à beaucoup de s’engager et de se défendre. Les salariés sont fiers d’avoir mené un combat digne, en restant debout sans débordement.

Nous ne sommes pas arrivés là par hasard

S’il est compliqué de se projeter, d’envisager de repartir, cette épreuve a consolidé notre couple. Nous sommes encore plus proches, nous connaissons les pensées et la réaction de l’autre. Pratiquants, nous avions prévu d’aller nous ressourcer à Lourdes. Nous y avons prié pour les collègues et déposé une bougie devant la grotte à leur intention. C’était notre mission, même si les collègues de Patrick en ont souri. Il leur rappelle : « La bougie n’est pas éteinte, et l’espoir de rebondir existe toujours ». Notre Carême a été vécu sous le signe de la solidarité. Le conflit a débuté le mercredi des Cendres et s’est terminé à Pâques. Si cela n’est pas un signe de résurrection… Les collègues ont découvert que nous sommes chrétiens pratiquants, cela interpelle certains.
Délégué syndical depuis de très nombreuses années, Patrick relie son engagement à sa foi. Aider, être à l’écoute, défendre les autres : est bien conforme aux valeurs chrétiennes. Sa vocation n’a pas été d’être prêtre mais de fonder une famille et d’être au service de l’autre dans son engagement syndical.
De ce conflit, nous sortons grandis. Dans l’épreuve et la solidarité, nous nous surpassons. Nous sommes capables de bien des choses.
L’ACO a soutenu les grévistes en participant aux manifestations et par une déclaration adressée aux salariés et à la presse (voir site acofrance.fr).

Valérie Henry



 


Passer le témoin syndical

 

9 juin 2017 2017 par Rédaction ACO

Oise (60) Nadine nous présente son parcours d’engagée syndicale.

J’ai travaillé 23 ans dans une société spécialisée dans le traitement des abonnements de la presse écrite ou audiovisuelle ; essentiellement avec des femmes de tout âge en CDI, et aussi des intérimaires. J’y ai acquis une expérience syndicale qui me sert encore aujourd’hui.

Solidarité et prise de conscience

À compter de 2004, des rachats successifs par des fonds de pension vont déposséder l’entreprise de son fonds de commerce, de son savoir-faire, de son personnel (externalisation du travail). Avec les autres délégués du personnel (DP), nous avons conduit nombres d’actions, manifestations, réunions, délégations au siège social, retardant l’issue fatale.
J’étais sensible à la solidarité entre collègues et à la prise de conscience. L’objectif du syndicat était de rendre les salariés plus actifs. Sortir de la solidarité, c’était se condamner à la précarité. Il fallait être vigilant, ne pas dramatiser et défendre des personnes vulnérables comme les femmes seules. Le personnel est fragilisé, déstabilisé, fatigué par les luttes qui ont duré, et par le ’toujours plus de rentabilité’. Quand on est renvoyé de son travail, on souffre. Il y a perte de dignité, y compris la dignité familiale.
Après plusieurs années de combat, je fus à mon tour licenciée. Il m’a fallu une année pour refaire surface, puis retrouver du travail dans le service à la personne.

Un partage d’expérience

L’association embauchait des chômeurs par contrat aidé, sur une période de 6 mois pour une durée maximum de 2 ans. Il n’y avait pas de DP. Alors, lorsqu’il nous a été remis, avec notre bulletin de salaire, une note d’information Élection des représentants du personnel, j’en ai discuté avec Corinne, une collègue. Je lui ai parlé de mon expérience de délégué dans ma précédente entreprise. Elle s’est dite intéressée mais néophyte. Je la renseignais de mon mieux et Philippe, mon mari, lui parla de ce qui se passait dans son entreprise et lui conseilla de se syndiquer. Il lui donna les coordonnées d’un délégué syndical CFDT. Quelques jours plus tard, elle me prévenait par sms qu’elle sollicitait les autres collègues en CDI : « J’aimerais savoir si cela intéresse quelqu’un de se présenter. Si oui, pourriez-vous me contacter pour faire liste ensemble… N’hésitez pas à en parler à nos collègues. Je sais que ce n’est pas évident, on ne se connaît pas tous. Mais, dans notre intérêt, ce serait bien d’avoir des délégués… ». À la suite de cela, une personne s’est faite connaître.
Elles ont été élues titulaire et suppléante. Les premières questions ont porté sur la gestion des jours de congés, les contrats de travail et l’organisation du travail, car le Conseil général voulait faire des économies sur les kilomètres effectués et le temps passé dans les déplacements. Conséquence : plus d’auxiliaires de vie intervenant chez les usagers, qui ne s’y retrouvent plus et perdent leurs repères.
Aujourd’hui, je suis retraitée. Je prends du temps pour effectuer des visites auprès de personnes âgées seules. J’ai gardé contact avec Corinne qui m’informe de l’évolution du travail ; je la renseigne quand je peux et nous entretenons un lien amical. Je la soutiens toujours car, depuis son élection, elle a subi une campagne de déstabilisation. Elle s’est accrochée à son rôle de DP, a pris de l’assurance, pose des questions, obtient des réponses et remporte des petites victoires, comme cette journée récupérée pour elle et ses collègues.

Nadine Leviel



 


J’aimerais être un passeur

 

24 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

NORD Philippe, en ACO à Lille, vient d’être ordonné diacre. Il témoigne de son parcours et du sens qu’il donne au sacrement reçu.

Inspecteur technique dans une multinationale, j’ai 53 ans et suis marié à Geneviève depuis 1984 ; nous avons trois garçons : Romain, Simon et Nicolas.

Un appel

En 2011, le prêtre de notre paroisse nous interpelle, Geneviève et moi, au sujet du diaconat permanent : surprise, interrogation, questions, pourquoi nous, pourquoi moi ? Nous en reparlons avec lui, avec des amis diacres et prêtres. Nous concluons que nous n’avons aucune raison de dire « non », mais il reste de nombreuses questions. Nous commençons la formation, « on verra bien où cela nous mène ». Néanmoins, je me rends compte que notre profil est atypique : je n’ai pas été interpellé pour ma présence visible dans la paroisse, ni pour mon implication dans des services d’Eglise. Je me sens bizarre aux yeux des autres appelés, parfois débarqué d’une autre planète.
Jésus a été attentif aux plus petits, aux exclus ; il a accueilli, écouté tous ceux qui dérangent, ceux qui sont en marge de la société ou de l’Eglise. Accueillir l’autre, pour nous, c’est être témoin et annoncer que Dieu est amour, qu’il a donné sa vie pour tous. Sa résurrection permet aux hommes de donner un sens à leur vie, mais aussi l’espérance d’un monde meilleur. Ma foi me motive dans l’action, donne un sens à mes engagements mais c’est aussi eux qui nourrissent ma foi par les témoignages entendus, les personnes rencontrées, celles que l’on voit changer ou grandir. Annoncer l’Evangile, c’est annoncer la Parole, qui peut être assimilée à une graine que l’on sème, mais ensuite, nous ne la maîtrisons plus, elle croît d’elle-même (Luc 8,4-15). Par contre, nous pouvons lui apporter des soins, de la lumière, nous pouvons être tuteur.

Dans un quotidien

Dans mes engagements politiques et syndicaux, surtout en tant que délégué syndical, j’ai appris l’humilité, l’écoute et l’importance de la parole de l’autre ; savoir l’entendre, la comprendre pour mieux pouvoir s’exprimer en leur nom. Dans mon entreprise, je suis en position d’écoute et d’attention. Quand des clients me parlent de leur foi ou de leur rejet de l’Eglise, cela me touche, me bouscule, avant j’y étais plutôt indifférent.
Dans la vie associative, en tant que président du club de basket, je comprends mieux une remarque d’un membre du Bureau : « oui mais toi, tu es différent, tu fais attention aux autres ». Je trouvais cela évident d’être attentif aux paroles, aux gestes des autres. Aujourd’hui, j’entends un Dieu qui me parle à travers ma vie, les événements, mais aussi par les témoins rencontrés tous les jours. Sans parler de Dieu, ils en expriment quelque chose par leurs attitudes, leur écoute… C’est pour moi l’image de Dieu fait homme parmi les hommes.

Des missions confiées

Tout cela nous a mené à l’ordination diaconale en octobre 2016. Mes missions confirmées par l’évêque (accompagnement du relais enseignement supérieur de la JOC et du Comité d’agglomération Lilloise de l’ACO), mes engagements associatifs sont, pour moi, à l’image de la vie de Jésus, de faire un bout de chemin avec les gens puis se retirer pour leur permettre de continuer (Luc 24,13-34). Je pense qu’être diacre, c’est être un homme, par lequel l’Evangile passe. J’aimerais savoir parler couramment ces deux langues : celle de la Parole de Dieu et celle de la parole des hommes, afin de traduire en mots de travailleurs l’amour de Dieu pour les hommes et leur ouvrir le chemin de la rencontre avec Dieu.
« J’aimerai être un passeur. Engagé comme… Engagé avec… tout un chacun dans la vie de tous les jours » .
Philippe Plichon



 


Défenseure des droits humains

 

16 janvier 2017 2017 par Rédaction ACO

Nouvelle présidente du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)- Terre Solidaire, Sylvie Bukhari-de Pontual nous fait l’amitié de se présenter.

Depuis toujours, j’ai été, par mes parents, au carrefour de différentes cultures et religions. Ils m’ont entraînée très tôt à vivre dans d’autres pays. Cela m’a profondément ouverte au monde et aux autres, à des réalités politiques, économiques et sociales si diverses.
Une éducation d’inspiration jésuite reposant sur la liberté, la responsabilité et le discernement, et quelques rencontres, furent décisives dans l’enracinement de ma foi en Christ et dans mon engagement pour la défense de la dignité et des droits fondamentaux des plus fragiles. Dom Helder Camara (Archevêque de Recife, une des voix prophétiques de l’après Concile Vatican II), en appelant à se mettre au service des pauvres, ou encore Guy Aurenche (avocat, ancien président du CCFD-Terre Solidaire), alors président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), vivant concrètement sa foi chrétienne au service des plus vulnérables, m’ont amenée à poursuivre des études de droit et devenir avocate.

Contre l’injustice

Spécialiste de droit international, j’ai été une militante de terrain assumant progressivement des responsabilités dans un engagement bénévole très fort pour la défense des droits de l’homme au sein de l’ACAT France, puis de sa Fédération Internationale (FIACAT). Ne supportant pas, viscéralement, l’injustice, j’ai essayé de mettre mes compétences juridiques au service de ceux qui en sont victimes, les plus faibles, les plus démunis, les plus défigurés, les moins ’présentables’ (les détenus de droit commun, souvent victimes de traitements cruels, inhumains, dégradants).
C’est pourquoi j’ai aussi participé à la création d’un master universitaire formant aux métiers de la solidarité internationale, et je suis devenue enseignante à la Faculté de Sciences Sociales et Économiques de l’Institut Catholique de Paris.

Pour la dignité

Parce que des proches ont été licenciés dans des conditions inacceptables et m’ont sollicitée pour les défendre face à leurs employeurs, j’ai plongé dans le droit du travail et j’ai alors découvert une réalité que je ne soupçonnais pas. Comment ne pas évoquer ces femmes licenciées au retour de leur congé maternité, ces victimes de harcèlement moral convaincues qu’elles étaient les seules responsables de leur descente aux enfers, ces salariés humiliés jusqu’à se sentir inutiles, priés de quitter séance tenante leur emploi ou se heurtant brutalement au refus d’accéder à leur lieu de travail… Redonner leur dignité à ceux qui ont ainsi perdu toute confiance et estime de soi, faire reconnaître leurs droits élémentaires, est devenu un combat essentiel pour moi.
Finalement, le fil directeur de ces engagements, professionnels et bénévoles, est fondé sur une alliance indissoluble entre prière et action. Parce que ce combat pour la dignité de ma sœur, mon frère en humanité, est lourd, ingrat, difficile, avec des succès malheureusement trop limités, alors la prière me donne le courage d’agir dans la durée. L’immersion quotidienne dans la Bible (même dans le métro) est un temps de respiration. L’encyclique Laudato Si’ et les discours du Pape François aux mouvements populaires m’encouragent à aller de l’avant : le Royaume de Dieu est ici, maintenant ; nous devons ensemble le bâtir. Voilà pourquoi j’ai répondu, avec joie et espérance, à l’appel du CCFD-Terre Solidaire. Il ne se contente pas de dire que les êtres humains doivent manger à leur faim. Il se bat aujourd’hui pour le respect des droits des personnes et pour une juste répartition des biens qui nous sont communs. Il est communion d’Église : sa collégialité de 29 services et mouvements d’Église (dont l’ACO) en est le vivant témoignage !
Sylvie Bukhari – de Pontual
Présidente du CCFD – Terre Solidaire



 


Acteur de fraternité

 

3 novembre 2016 2016 par Rédaction ACO

LOIRE (42) Vincent, président d’un centre social en quartier populaire, nous partage le sens qu’il donne à son engagement.

J’ai découvert les centres sociaux grâce à la JOC en 94-98 (nombreux engagements dans l’aide aux devoirs).

Culture et mixité sociale

J’ai choisi d’habiter dans un quartier populaire marqué par l’immigration, le Grand-Pont, à Rive-de-Gier : de belles solidarités, une identité propre, un milieu vrai et généreux, une chapelle, une mosquée et le centre social Armand-Lanoux. J’y ai commencé par l’aide aux devoirs des collégiens. Un souvenir particulier : ces jeunes maghrébins médusés que je parle l’arabe sans être musulman… Ils devaient être dans mon esprit lorsque j’ai accepté de rejoindre le Conseil d’administration (CA), car ce qui doit animer ce type de structure me semble être l’accès à la culture dans toutes ses dimensions. Je voulais apporter ma pierre à cet édifice qui connaissait alors des difficultés financières et de gouvernance. Élu en 2010, lors du 1er CA, Fadila (gardienne pour l’office d’HLM) me propose de me porter candidat à la présidence. Être appelé par une habitante du quartier, militante, connaissant bien les habitants et respectée par tous, a eu beaucoup de poids.
C’est une chance de vivre cette responsabilité. Je suis témoin de l’engagement fidèle des nombreux bénévoles qui investissent animations et activités diverses. C’est être au cœur d’une action collective pour proposer des actions culturelles et innover, répondre aux besoins décelés des adhérents et aux attentes exprimées. Bénévoles et salariés forment une équipe aux talents, capacités et profils multiples. Bel atout qui attire un nombre croissant d’adhérents, eux-aussi aux profils de plus en plus variés. Cette mixité sociale des familles est une des bases de notre projet social.
Rien n’est idyllique bien sûr. La gestion du personnel, lorsque l’on est employeur associatif, peut causer des soucis. Il nous a fallu licencier deux salariés, dont un pour faute grave… J’ai ainsi découvert le tribunal des Prud’hommes. Ce n’est pas toujours facile à vivre. Heureusement, le licenciement a été validé, l’affaire est terminée et laisse place à la vie.

Lieu d’écoute et d’échange

Dans cet engagement, je m’appuie sur ma Foi (en l’Incarnation parmi nous du Tout-Autre) reçue de la famille, nourrie en ACE et JOC, réfléchie grâce aux GFO et mon volontariat en Palestine. Si je crois que Dieu s’installe dans le quartier, dans les allées des bâtiments, il me faut agir pour que le centre demeure un lieu de croisement des regards, d’écoute et d’échanges et, de ce fait, un lieu d’expérimentation du pouvoir d’agir des habitants. Car Dieu nous veut frères, libres et debout !
Le 22 mai dernier, nous avons vécu une grande journée citoyenne et spirituelle. Des musulmans avaient sollicité notre directeur pour vivre un temps de rencontre dans la différence, suite aux attentats qui ont amené des réflexions acides contre eux. En CA, nous avons accepté, à condition que l’ensemble des croyants et non-croyants puissent avoir leur place. Belle réussite : des musulmans ont assisté à la prière des chrétiens dans la chapelle, et des chrétiens à celle des musulmans dans la mosquée. Les conférences ont fait salle comble pour s’écouter et se découvrir.
Lors de l’ouverture officielle, j’ai dit que cette journée permettait de se rencontrer, d’échanger, sans cacher la différence de Foi. Notre point commun est d’être citoyens français, mais cela n’efface pas nos identités personnelles de croyants. Reconnaître en l’autre cette identité religieuse, mais surtout spirituelle, signifie pour moi reconnaître sa dignité humaine. A l’heure où les médias voudraient nous persuader que la religion se limite à des tenues ou des pratiques extérieures, sans m’afficher comme chrétien mais sans le cacher, j’essaie de vivre mes convictions : respect de la dignité de chaque personne, choix préférentiel des plus petits, souhait du meilleur pour chacun.

Vincent Royon



 


La soif d’en sortir

 

16 septembre 2016 2016 par Rédaction ACO

VIENNE (86) René est malade alcoolique guéri. Son histoire est tragiquement banale. Il témoigne d’un parcours difficile, mais au long duquel la persévérance, le respect mutuel, l’amour… ont permis non seulement de guérir mais de devenir, en couple, acteurs pour aider d’autres à s’en sortir, à retrouver humanité, dignité et liberté.

Depuis toujours, je consommais un peu d’alcool. Petit à petit, ça a commencé à dérailler. J’ai pris l’habitude de boire tout seul et de plus en plus. C’était devenu mon carburant. Il m’en fallait le matin pour partir travailler, le midi pour tenir jusqu’au soir et, en arrivant à la maison, je poursuivais ma consommation. J’étais malade alcoolique, mais dans le déni. Mon épouse voyait bien que je buvais, mais ne savait pas comment s’y prendre pour en parler au médecin. C’était une souffrance de tous les jours pour elle. Elle avait la honte, la culpabilité, le désespoir, la peur de ma violence. Nos familles savaient, mais étaient aussi démunies. Le soir, alcoolisé, je disais à mon épouse, en la prenant par le cou, « Je te promets, demain, j’arrête », et le lendemain mon cerveau en redemandait.
Un accompagnement salutaire
Après plusieurs années, j’ai enfin pris la décision, avec mon épouse, de me soigner. J’étais réellement malade alcoolique. J’ai d’abord fait une cure ambulatoire (traitement médicamenteux sans hospitalisation), puis un sevrage en milieu hospitalier suivi d’une postcure d’un mois. J’étais abstinent mais très dépressif, d’où un traitement d’anxiolytiques qui me rendait dépendant des médicaments ; je n’étais plus moi-même, j’étais comme une épave. Pour me sortir de cet état, j’ai fait une cure d’un mois de psychothérapie. Je peux dire aujourd’hui que cette cure m’a libéré d’un mal-être très grand, enfoui au plus profond de moi, dont je n’étais pas conscient et qui empoisonnait ma vie. Il m’a fallu deux ans pour sortir de l’enfer. ’La soif d’en sortir’, comme dit le Mouvement Vie Libre (VL), l’a emporté sur la bouteille. Aujourd’hui, je suis heureux avec mon épouse, mes enfants. Je suis libéré de l’alcool grâce à l’amour de mon épouse et de VL.

Aimer l’être humain

Pendant toute ma maladie, j’allais aux permanences VL, aux réunions mensuelles. Il a fallu beaucoup de patience, de bonté, de confiance, de discrétion pour m’accompagner dans ce rude chemin. Mon épouse et les militants de VL, toujours fidèles, ont été déterminants pour arriver à ma guérison. L’accueil, la convivialité, le respect de chacun, le non jugement, la confiance sont des mots clés du Mouvement qui sont très réconfortants, stimulants pour les malades. VL a été pour notre couple un moyen de rencontrer des personnes en souffrance et d’anciens malades guéris. C’est pour cela qu’aujourd’hui, ce que nous avons reçu, nous voulons aider d’autres à en bénéficier.
Je tiens à ce que VL permette aux malades de se connaître et de communiquer entre eux. L’expérience vécue dans notre foyer nous a rendus proches des malades et de leur entourage. Elle nous a appris à aimer l’être humain.
Aujourd’hui, mon épouse s’investit dans un groupe de parole Femmes. En toute confiance, chacune peut exprimer sa souffrance, ce qu’elle a vécu. Progressivement, elles se sentent soutenues, écoutées, comprises ; alors, exprimer des choses douloureuses, profondes, intimes, leur permet de libérer un mal-être enfoui au plus profond d’elles.
Toutes les semaines, une permanence dans 5 cantons différents a lieu pour des personnes concernées par cette maladie. Une réunion mensuelle à Châtellerault regroupe 20 à 30 personnes avec des échanges, des expériences, qui permettent parfois de se reconnaître dans l’expression des autres. La convivialité, les rencontres, les partages, l’amitié au sein de l’équipe sont une force pour chacun.

René et Bernadette



 


Une foi qui fait avancer

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

MEURTHE-ET-MOSELLE (54) Brigitte est technicienne de surface. Entre le travail, l’engagement syndical et l’ACO, elle nous invite à la suivre.

J’ai 50 ans, 4 enfants, 7 petits-enfants. Je suis en ACO depuis 7 ans maintenant, après avoir fait 15 ans de JOC. Entre l’ACE, la JOC et l’ACO, ainsi que mon engagement à ATD Quart Monde, j’ai laissé passer du temps pour réfléchir. Parce que j’ai aussi été conseillère municipale à Tomblaine, ma ville, et aux parents d’élèves.
Je suis revenue à l’ACO parce que je voulais retrouver des copains. On avait fait de la JOC alors, avec mon mari, on a remonté une équipe.

Des conditions de travail qui mènent à se syndiquer

Au travail, j’ai 6 résidences à faire une fois par semaine ou tous les 15 jours. J’ai aussi des bureaux à faire chaque jour. Avec une autre entreprise, j’ai un lycée où je vais faire les entrées, et un bureau le soir. Pour faire 39 h de travail par semaine, on a à peu près 20 h de transport, non prises en compte sur les salaires. De plus, nous n’avons pas toujours le matériel pour travailler, alors on improvise.
Je suis en lien avec la CGT. C’est moi qui ai lancé le syndicat dans notre entreprise, mais c’est mon mari qui a été élu délégué du personnel. J’ai lancé la section syndicale pour avoir des réponses à mes questions par rapport à ce qui relève du contrat, de la grille des salaires et puis aussi pour arranger les conditions de travail des autres collègues.
Pour les élections, c’est une déléguée syndicale à la CGT qui a monté le dossier. Pour le premier tour, il n’y avait personne à nous opposer mais on a fait un deuxième tour, car on n’avait pas atteint le pourcentage. Alors, notre cheffe de service, qui est dans les bureaux, s’est présentée sans étiquette. Elle a dû mal le prendre et a voulu nous contrer. Le nouveau directeur essaie, quant à lui, de faire en sorte, pour l’instant, que les gens soient bien. C’est sûrement lié au fait que l’on a un peu poussé au niveau du syndicat, et il y a aussi les clients derrière nous, certains nous soutiennent.

… à lancer un relais ACO

Avec Roselyne, nous avons mis en route le relai Techniciens de surface. On en avait assez du boulot, des conditions de travail et on voulait voir si dans d’autres entreprises c’était la même chose. On voulait aussi que les gens aient un lieu pour parler car nous travaillons souvent seuls. Nous avons été rejoints par des copains et copines qui sont dans les mêmes sociétés et chez des particuliers.
Là, on donne la parole aux gens, ils parlent de leurs conditions de vie ; on parle du boulot… c’est un endroit où l’on peut s’exprimer. L’ACO peut être un lieu pour les personnes qui ne veulent pas être en lien avec un syndicat, où pouvoir exposer leur vie de travail et où avoir un début de renseignement pour se mobiliser, se mettre en route mais aussi où se dire ce qui nous fait tenir debout. C’est pour cela que nous l’avons fait et que nous allons continuer. Nous allons aussi essayer de les rencontrer pour un temps festif, il ne faut pas que ce ne soit que pour le travail. J’ai toujours eu la foi. Sinon, je ne serais plus en équipe. Surtout, c’est ce qui te permet d’avancer et de faire avancer les autres aussi, en même temps. On fait partie de l’Église mais on apporte notre pierre à nous, avec notre vécu, notre foi et aussi notre foi en l’Homme (ça en fait partie, sinon ça ne pourrait pas avancer). Si je n’avais pas la foi, je ne pourrais pas continuer ce que je fais. Ça fait partie de moi. •

Brigitte Bajoni



 


Prêtre-ouvrier, aujourd’hui

 

24 mai 2016 2016 par Rédaction ACO

LANGUEDOC-ROUSSILLON Jean-Louis, prêtre et laveur de vitres, témoigne de son quotidien et de la spécificité de son ministère.

Beaucoup de gens ne sont pas indifférents quand on emploie l’expression un peu mythique de ’prêtre-ouvrier’. Ils demandent si « cela existe encore » ; les plus anciens se souviennent vaguement du ’coup d’arrêt’ de 1954 et ne connaissent pas la suite de l’histoire ; tandis que d’autres ont connu tel prêtre-ouvrier (PO), même si c’était parfois plus précisément un prêtre au service de la Mission ouvrière qui n’avait aucune activité professionnelle. Cela existe encore mais, à vrai dire, nous ne sommes plus qu’une petite vingtaine en France dans le collectif des PO à ne pas être encore à la retraite !

Paroisse et CDD

Depuis 1993, je suis ouvrier dans le nettoyage – agent de service ou d’entretien ; j’ai travaillé dans une bonne douzaine de sociétés de ce milieu, surtout comme laveur de carreaux. En octobre dernier, après douze années dans la même entreprise d’une petite ville du sud de la France, j’ai déménagé dans une ville beaucoup plus grande, où j’ai tout de suite retrouvé un emploi à temps partiel (entre 20 et 30 heures par semaine), tout en étant le prêtre référent d’une paroisse très populaire et très marquée par l’Islam.
Ma situation professionnelle a quelque peu changé : j’étais pépère et me voici précaire ! J’étais délégué (syndical et du personnel) et me voici relégué ! Depuis le 1er novembre, j’en suis à ma deuxième société et j’enchaîne les petits CDD de remplacements. Pour avoir un CDI et pouvoir enfin dire un peu quelque chose, et peut-être m’engager de nouveau avec la CFDT, il va falloir attendre très longtemps et signer naïvement beaucoup de contrats « pas très catholiques » ! Ayant connu les conditions de travail les plus diverses, je ne me plains pas de mon sort : je suis au chaud puisque nous travaillons dans un grand hôpital. Par rapport à mon envoi dans le ministère PO et eu égard à mon âge critique (52 ans), et à la situation particulièrement difficile de l’emploi dans cette ville sans tradition industrielle, je ne trouverai pas mieux. Et surtout, le Bon Dieu m’a donné de bons collègues de toutes les couleurs ! Nous prenons la pause ensemble et l’ambiance est plutôt bonne. Pour que naissent la confiance et l’amitié, voire un peu de solidarité, il faut du temps ! Je souhaite de tout cœur prendre ce temps-là et rester avec ces collègues, même si je dois avaler quelques couleuvres !

Au service de la périphérie

Être PO, c’est un merveilleux ministère ! C’est une existence qui en vaut la peine, même s’il y a, en effet, de la fatigue et de la peine, comme dans tellement de vies de nos concitoyens exploités et précarisés. Dans les milieux ecclésiastiques, le ministère PO ne fait plus débat depuis bien longtemps. Nos chers Évêques, très occupés à boucher les trous pour ’couvrir’ le territoire des paroisses, ne sont « ni pour, ni contre, bien au contraire ». Et dans les séminaires, on ne risque pas d’en parler, si ce n’est dans un cours d’histoire de L’Église ! « Prêtres-ouvriers - prêtres oubliés », écrivait un copain PO ? Sans doute. Mais plus que jamais, justement parce qu’il y a désormais peu de prêtres dans nos régions, il serait bon que l’Église envoie en mission des serviteurs de l’Évangile qui ne seraient pas en priorité au service de la ’boutique’, mais de la périphérie. Et l’Église, dans son institution et ses ministres, n’a pas, loin s’en faut, fini d’apprendre de la vie des pauvres gens en partageant tout simplement leurs conditions de travail, leurs espoirs et leur désir d’une société plus juste et fraternelle.

Jean-Louis Cathala



 


Pèlerine du quotidien

 

2 mars 2016 2016 par Rédaction ACO

St-Etienne (42) Hélène est cadre de santé dans le secteur du handicap, elle nous propose de suivre son chemin de vie entre travail, engagement et foi.

Témoigner dans une revue n’est pas chose aisée. A l’appel de l’ACO, j’ai tout d’abord pensé qu’il interpellait le groupe ACO dont je fais partie, pour la rédaction d’un article. Que nenni ! C’est bien mon témoignage qui l’intéressait en tant que personne engagée dans un chemin de vie, de foi…

Prendre du recul

Que dire ? D’abord me présenter : à bientôt cinquante-cinq ans, je me définis souvent comme une grande ’pèlerine’ devant l’Eternel. Depuis que j’ai fait le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, en deux fois 28 jours avec la toile de tente, cette marche m’a offert une lente méditation au quotidien. Il me semble que, dans ma vie personnelle et professionnelle, j’adopte cet état d’esprit, cette prise de recul chaque fois que je le peux ; cette espèce de frein naturel à un rythme de vie toujours trop pressé. Si la vie m’a apporté mon lot d’épreuves comme chacun d’entre nous : décès de mon père, divorce, séparation… elle a aussi su m’offrir des joies précieuses : un fils, Jean-Baptiste, qui fêtera ses 30 ans pour Pâques, un réseau d’amis fidèles, des valeurs solides et une foi qui m’a toujours aidée à surmonter les obstacles.

Des valeurs et des actes

Mon engagement dans la société, pour aller plus loin dans le témoignage, provient déjà de mon éducation. Avoir comme exemple un père militant et chrétien qui, au quotidien à l’usine, se bat pour les autres, forge certaines valeurs comme le sens du collectif, la solidarité, l’altruisme, le service aux autres… Ce n’est donc pas un hasard si, à 19 ans, je débutais ma carrière d’infirmière en service de cancérologie, tout en prenant ma première carte syndicale, afin d’adhérer à un groupe de défense des droits des travailleurs. Ce n’est pas non plus un hasard si j’ai entrepris de poursuivre la réflexion chrétienne en allant à la JOC, puis dans un groupe de réflexion, puis enfin aujourd’hui à l’ACO. J’éprouve tout simplement le besoin de faire un parallèle entre les actes que je pose au quotidien et la parole de l’Evangile ; le groupe permettant à chacun de grandir encore grâce aux paroles échangées en vérité : paroles d’espoir, mais aussi de doutes, de colère parfois, de peine, de vie en somme…
Mon travail, depuis, a évolué, je suis devenue cadre de santé en 1991. Accompagner des équipes de professionnels me correspond car ça m’amène à transmettre et à faire vivre des valeurs, certes professionnelles mais tellement humaines aussi. Je travaille depuis six ans dans le secteur du handicap où, comme j’aime à le dire, " je prends soin de vies fragiles et pourtant si fortes d’enseignement ". Le changement de fonction pourtant, n’a pas été simple. Venant d’un milieu ouvrier, devenir cadre est presque, au début, une trahison à ce qui nous a structurés jusque-là. La réflexion sur sa pratique, l’échange avec d’autres, les expériences de huit secteurs professionnels différents dont la formation aides-soignantes et infirmières, m’ont permis de me construire une identité professionnelle autre, sans lâcher les valeurs fortes qui me sous-tendent.
Alors oui, je ’pèlerine’. A chaque écueil, je prends mon bâton et je cherche à aller plus loin dans ma foi, dans mon engagement, dans ma vie. Aujourd’hui, j’accompagne deux jeunes sur ce chemin de foi, de vie : l’une va vers le baptême et l’autre vers la confirmation… C’était sans doute écrit. •

Hélène Bonneval



 


Une piécette qui vaut de l’or

 

19 janvier 2016 2016 par Rédaction ACO

Lille (59) Daniel Maciel est diacre, membre depuis plus de 20 ans de l’association Magdala à Lille. Il témoigne de ce que cet engagement permet.

Pour dire mon engagement me vient l’épisode rapporté dans l’Évangile de Luc, où des gens riches déposaient beaucoup d’argent dans le tronc du trésor du temple, et où une veuve misérable met une piécette. Jésus remarque cette veuve et dit qu’elle a mis plus que tout le monde, parce que les autres ont pris de leur superflu alors qu’elle, a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. Objectivement, ce qu’elle a mis ne va pas contribuer de manière significative à l’entretien du Temple contrairement à l’argent des riches. Mais en soulignant l’importance de ce geste, Jésus nous montre le renversement des valeurs à opérer pour construire le Royaume qu’il annonce.

Un engagement qui transforme

En m’engageant dans la communauté de Magdala, je voulais aider des personnes sans logement, sans travail ou cumulant toutes sortes de difficultés. Quand je vois avec le recul le nombre de ceux et celles qui nous ont quittés, avec 20 ou 30 ans de moins que l’espérance de vie moyenne des Français, je relativise les effets mesurables de cet engagement. Mais, au fil de ces rencontres, j’ai été profondément transformé. J’ai compris que ces hommes, ces femmes ont autant apporté à l’humanité que d’autres dont les noms sont célèbres. Cet apport est certainement du même ordre que cette pièce que met la veuve dans le tronc et dont le regard de Jésus révèle la valeur.

Servir la Parole de Dieu, la Parole des pauvres

Dans l’Évangile de Matthieu (ch.25), Jésus s’identifie aux pauvres. On pourrait ajouter aujourd’hui « Je n’avais plus la parole et vous me l’avez donnée ». Dans mon ministère de diacre, j’essaie de vivre le service de la Parole de Dieu, à travers le service de la parole des plus pauvres.
Les voix qui comptent dans notre société sont souvent celles de personnes instruites, qui ont du pouvoir ou de l’argent, qui ont fait de grandes choses aux yeux du monde ou qui, simplement, savent bien manier les mots. Or, faire face à la galère, à l’échec à répétition, demande beaucoup plus d’énergie que vivre la réussite. Ceux qui vivent ces épreuves ont des choses importantes à dire pour notre humanité, mais ils n’en ont pas conscience. Pour que leur parole émerge, il faut qu’ils puissent se retrouver avec d’autres et réaliser la valeur de ce qu’ils vivent. J’ai la chance d’être en lien avec des dizaines de ces groupes à travers la France, où chacun ose, petit à petit, se dire, parce que la confiance, la bienveillance et la fraternité vécues permettent de dépasser la honte et la culpabilité. Ce qui s’y partage est d’une très grande richesse, mais qui reste le plus souvent enfouie. Les pauvres sont généralement vus comme ceux à qui il faut donner, pas comme des contributeurs.
Heureusement des espaces se créent où leur parole est attendue. Je pense par exemple au Conseil national de lutte contre l’exclusion qui fait appel à des personnes qui ont l’expérience de l’exclusion pour participer à l’élaboration des politiques publiques, ou à des diocèses qui lancent des groupes ‘Place et parole des pauvres’, dans la suite de Diaconia 2013. Pour aider ceux qui le souhaitent à mettre en place les conditions pour que cette parole émerge, nous avons créé, à quelques-uns, ‘Participation et Fraternité’. Cette petite association développe des formations-action et accompagne des structures et des groupes de tailles très diverses pour associer ceux qui n’ont qu’une piécette à apporter à la construction de la maison commune.

Daniel Maciel



 


A la croisée des chemins

 

23 novembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Mayenne (53) Catherine, membre ACO, est présidente de ’À la croisée’, un espace de découvertes et d’initiatives. Association qui oeuvre dans la lutte contre les exclusions en accueillant des hommes et des femmes de toutes générations, de toutes origines sociales ou culturelles, en activité, en recherche d’emploi ou retraités. Catherine nous livre une belle relecture de son action auprès de personnes en fragilités.

Depuis quelques années, l’association participe à une manifestation organisée par la municipalité : Balades au jardin. Je suis témoin du cheminement de chacun.
Pour choisir le décor, il faut donner des idées, s’écouter. Cette année, les participants ont fabriqué et vendu du mobilier de jardin. Avec cette initiative, c’est toute une reconnaissance qui s’engage : accepter les femmes à l’atelier bois, se sentir connus et reconnus par les ouvriers municipaux, leur demander des outils, puis être invités à boire le café avec eux….
D’autres activités voient le jour, comme ’l’art textile’ qui a même donné lieu à une expo qui s’exporte au Mans. Il fallait partir d’une porte et la reproduire. Créer avec du tissu et différents matériaux. Ce n’est pas facile mais je les sens solidaires, je vois des transformations à chaque atelier : un homme assez ’brut de pomme’ fait une porte capitonnée, et s’apaise.

Des échanges et transformations

La municipalité de Laval s’intéresse à eux. Les œuvres ont été exposées en ville, ils en sont fiers.
Le mari d’une des exposantes vient voir le travail accompli ; lui s’active aux jardins ouvriers, elle participe à la chorale ; ils entrent dans une autre relation de couple, faite d’un regard de fierté posé l’un sur l’autre. ça métamorphose le couple !
Il y a eu beaucoup d’échanges. On était tous au même niveau. Maintenant, tout cela les fait entrer dans une autre histoire, tout ce qu’ils ont fait devient leur vécu : un beau chef d’œuvre !
Ils se sentent à l’aise et ça leur donne envie de découvrir autre chose.

Des défis relevés

Chaque activité est un nouveau défi. La chorale : c’est tenir debout plus de cinq minutes, s’exposer devant les autres… Pour le sport, il faut évaluer le souffle… du coup ceux qui participent font un bilan de santé. Maintenant ils viennent même à pied, ils prennent soin d’eux.
Tout l’art est de convaincre d’essayer. Ces activités attirent de nouvelles personnes, elles se stimulent entre elles. Je suis épatée de voir comment les choses évoluent. Un des participants confie que c’est cet espace qui lui permet de se maintenir en vie.
C’est phénoménal le progrès, ça donne une leçon de vie, ça les sort de leurs problèmes, ça les met debout, leur vie est transformée. Mais cela me transforme aussi. Je donne du temps mais quand je vois le résultat, toutes ces choses positives, ce ne sont pas des miracles, mais… « si les aveugles voient, les boiteux marchent », c’est l’évangile ! ’Nos participants’, si je n’étais pas dans cette association, je ne suis pas sûre que je les aurais remarqués, ni même salués. Si je suis là, c’est grâce à eux. Je n’aime pas qu’on les appelle les ’bénéficiaires’. Je réagis tout le temps quand j’entends cela. Je tiens à ce mot : PARTICIPANTS ! Ils éclairent ma vie, on s’éclaire ensemble.
Catherine C.



 


Humanisme et militance

 

18 septembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Pau (64) D’une famille d’agriculteurs, 6 frères et sœurs, Pierre est allé à l’école « où il n’a rien fait, mais a assumé ». Il a commencé à vivre à 19 ans avec le parachutisme qui lui a donné envie de sauter dans la vie et se prendre en charge. Père de 5 enfants, syndicaliste et engagé politique, il témoigne.

Engagement syndical

D’où m’est-il venu ? 4 fois licencié, 3 fois en conseil des prud’hommes, 18 mois de chômage. Mes parents étaient engagés dans l’action catholique rurale et dans le syndicalisme agricole : ils m’ont imprégné de leur combativité contre l’injustice et de la solidarité. J’ai vite pris goût à me défendre, à ne pas accepter la fatalité.
J’ai appris le droit du travail puis je me suis syndiqué à la CFDT pour défendre l’intérêt des salariés, en priorité au conseil des prud’hommes. Tout en donnant des conseils à certains petits employeurs pour trouver, si possible, une solution qui permette à chacun de sortir la tête haute.
Cet engagement fait suite à des rencontres tout à fait inattendues d’Hommes et de Femmes qui sont pour moi des référents, des témoins remplis d’un Humanisme débordant et troublant. Pour certains, c’est leur foi qui agit et qui parle ; pour d’autres, c’est un cœur généreux, rempli d’Amour. Ce que j’ai reçu m’a donné le goût, la faim de l’autre. Ils m’ont donné cette passion du combat collectif pour plus de justice, dans l’intérêt des salariés, du bien commun. J’ai donc fait consciemment le choix de la solidarité au service de l’Homme. Cet engagement m’a apporté l’épanouissement personnel, l’équilibre mais aussi l’ouverture d’esprit, cette curiosité positive et la compréhension des autres.

Au CMR

L’équipe, omniprésente depuis 35 ans, m’a permis d’être ce que je suis et je ne remercierai jamais assez mes coéquipiers ! C’est très important de savoir qu’on n’est pas seul, qu’on peut s’exprimer, partager librement, sans être jugé, surtout quand on est en difficulté ! C’est même vital, un privilège d’avoir un lieu de ressourcement où la confiance règne. J’ai toujours voulu que mon engagement serve à quelque chose, aux salariés, à mes proches, aux jeunes, à l’Homme tout simplement.

Engagement politique

Secrétaire de section PS… je me devais d’apporter aussi mon identité d’humaniste dans ce milieu très particulier, fermé, plutôt personnel, carriériste, moins généreux où le bien commun n’est pas toujours au rendez-vous. Mon engagement a été d’interpeller l’ensemble des élus pour partager leur travail, leurs mandats. Beaucoup de grands élus (député, sénateur, président de région ou de département), ont du mal à rendre compte et à parler de ce qu’ils font, de ce qu’ils vivent. L’exemplarité n’est pas forcément de mise. Le travail collectif est plus difficile, pas forcément la priorité, l’intérêt est ailleurs. Cela crée une ambiance moins humaine, moins chaleureuse, tout est à faire ou à refaire à chaque élection, contrairement au syndicalisme
où il y a une continuité. Le sens donné à cette vie militante ? Interpeller, améliorer, changer les choses pour un monde meilleur, au service de l’Homme.
J’ai grandi et suis devenu ce que je suis avec l’apport des autres. Seul on n’est rien. Même le Christ a choisi le travail collectif, le groupe des 12.
Selon Montesquieu, « lorsqu’on veut faire de grandes choses, on ne se place pas au-dessus des hommes, on se place au milieu d’eux ». La valeur d’un Homme ne réside pas dans ce qu’il a, mais dans ce qu’il est et vit, dans ce qu’il dégage en valeur ou énergie positive.
On ne dépend pas du destin, mais de notre esprit qui est la fenêtre par laquelle nous voyons le Monde, l’Homme et notre Mission sur cette terre. Notre esprit n’a pas de limite. Notre vie n’a pas de limite. Mon combat ? Aimer et être aimé. Vaste programme !

Pierre Camgrand
CMR : Chrétiens dans le Monde Rural.



 


S’engager en politique

 

24 juillet 2015 2015 par Rédaction ACO

Vaucluse (84) Françoise Petot, nouvellement engagée politique, nous partage son cheminement jusque là.

Après avoir travaillé aux ponts et chaussées de Dôle (Jura), puis comme secrétaire de direction dans une entreprise privée, Françoise rejoint son mari muté dans le secteur d’Apt en Vaucluse. Elle s’accorde une pause professionnelle avec la venue de son deuxième enfant. Réussissant son concours d’entrée à l’hôpital d’Apt, elle va pendant 30 ans assumer des fonctions la conduisant, en fin de carrière, au poste de responsable des ressources humaines pour la gestion des médecins et de secrétaires médicales. Très professionnelle, elle n’a cependant rien oublié de sa solidarité acquise dans sa jeunesse avec la JEC et la JOC, puis exprimée dans son engagement d’élue aux parents d’élèves FCPE. Comme "dame catéchiste", elle réalise que le "mélange des genres" forge son ressenti et son ouverture d’esprit. A l’hôpital, cette solidarité s’exprimera avec la CFDT des hospitaliers comme élue au comité paritaire, puis avec l’UNSA au conseil d’administration de l’hôpital.
A la retraite, Françoise s’engage en politique, la revue de l’ACO du Vaucluse l’interroge :

Françoise, une vie d’engagée peut-elle inévitablement développer une conscience politique ?
En tout cas la mienne s’est développée au travers de rencontres riches, mais aussi perturbantes et déstabilisantes, eu égard aux problèmes parfois aigus que les personnes vivent et sur lesquels tu dois chercher des solutions. Bien des fois tu piétines et tu butes : les chemins sont truffés de pierres ! Mais il faut toujours avancer en s’accrochant à ses valeurs personnelles, éthiques, de justice. Je ne renonce jamais quand il s’agit de défendre l’idée que nous serions plus heureux si nous travaillions ensemble pour l’ensemble. La foi, elle, transpire !

Aux dernières élections municipales, tu as accepté d’être sur la liste du maire sortant socialiste et tu as été élue. Quelles sont tes premières impressions dans ce début de mandat ?
Les obligations municipales, c’est un autre genre ! D’autres rencontres ! L’équipe comporte des sortants de la précédente mandature et le sens du partage a du mal à prendre ! N’étant pas prête à faire de la figuration, je m’investis beaucoup et participe à de nombreux groupes de travail, en dehors de mes missions d’élue. Cela me permet de croiser les informations, de comprendre le fonctionnement et de m’intéresser au travail des autres élus. J’apprends beaucoup et je reçois beaucoup.

Tu es membre de l’équipe ACO d’Apt. Comment vois-tu au sein de l’équipe ce vécu d’élue ?
Nous échangeons sur mon engagement et le vécu de chacun, avec ses différences, nous permettant de rester fidèle à l’esprit de l’évangile. La révision de vie, je la vis au quotidien, au rythme des participations aux réunions de travail, des dossiers à faire évoluer pour le bien collectif et aussi, peut être plus encore, des insatisfactions. Mais il faut rester "droit dans ses bottes" ! Je sais pouvoir compter sur l’aide de tous les membres de l’équipe. Dans cette équipe, les différences sont un atout précieux.

Enfin, dans ta paroisse, comment a été perçu ton engagement en politique ?
Assurant le secrétariat de la paroisse une fois par semaine, le père Aurad, curé d’Apt, connaît bien mon opiniâtreté, de même que les membres intervenants sur la paroisse à des titres divers. En fait je ne sais pas trop comment "on me voit", mais est-ce important ? Ma règle : rester moi-même.

Propos recueillis par Daniel Rauch



 


ACO et vie sacramentelle

 

20 mai 2015 2015 par International

Témoignage d’Isabelle qui, en cheminant vers le baptême, a rencontré l’ACO.



 


Petite soeur de l’ouvrier

 

13 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Pas-de-Calais (62) Il y a 40 ans, Odile s’engageait à « suivre Jésus-Christ à la manière des Petites Soeurs de l’Ouvrier ». Bien sûr, son ‘OUI’ initial s’est transformé. C’est chaque jour qu’elle est appelée à le renouveler.

Durant 13 ans sur Paris, j’ai partagé les conditions de travail des caissières en ‘magasin populaire’. Travail rude, décapant en périodes de pointe, au moment des fêtes… Pourtant, avec mes collègues et tout spécialement l’équipe des caissières, nous avons vécu des moments inoubliables. Joie d’un vivre ensemble qui a soudé l’équipe, créé une section syndicale avec l’amélioration de certaines conditions de travail, même si, 30 ans après, il y a remise en cause… Une amitié demeure, bien présente au-delà du temps, des distances.
Je pense à Guilaine qui est retournée à la Martinique, à qui j’avais demandé d’être témoin à mon engagement définitif. Il lui arrive de téléphoner pour prendre des nouvelles et me demander : « Dis, tu es toujours fidèle ? N’oublie pas que j’ai été ton témoin, que j’ai signé le registre ! ».

Dans le chômage

En 1984, après un changement de communauté où je suis envoyée dans le Pas-de-Calais, je bascule dans le chômage… Même avec une communauté, une congrégation, qui vous soutient, la désespérance s’installe très vite… Finalement, la parole d’un psaume -« Mais la ténèbre n’est point ténèbres devant Toi, et la nuit comme le jour illumine… »- m’a donné de comprendre que le Seigneur m’attendait ‘vivante’ avec les demandeurs d’emploi, partageant comme eux, avec eux, cette galère…
Miracle de la Parole priée qui apporte Lumière, Vie. Véritable renaissance avec la création d’un comité chômeurs, puis, en 1988, celle de l’association Pour le Droit au Travail à Lens, née d’une poignée de demandeurs d’emploi que je rejoins à l’appel d’un copain.
L’association adhère au Mouvement National des Chômeurs et Précaires.

**Rencontrer l’autre nourrit de manière mystérieuse

En 1990, grâce à tout un élan de solidarité, l’association peut bénéficier d’un local sur le quartier de la Grande Résidence et d’un poste de permanent.
Les copains voteront à l’unanimité mon embauche. Je ne pourrai jamais oublier que je suis sortie du chômage par leur proposition, leur confiance, leur humilité « Nous, on ne saura pas faire. C’est pour toi ». Alors qu’ils avaient charge de famille, parfois sans ASSEDIC, et le RMI se mettait juste en place.

Toujours engagée

Aujourd’hui, à la retraite, je reste engagée, tout particulièrement avec les demandeurs d’emploi, et dans les différentes structures que nous avons mises en place pour tenter de créer de l’emploi. Je continue à être témoin de gestes de solidarité, de combativité, de fraternité, de fidélité, d’espérance… ‘Terre sacrée’ à cultiver !
Dans la prière personnelle et communautaire, dans la relecture du vécu, je recueille cette vie comme un trésor, comme lieu de Sa présence et de communion à Sa vie donnée.
Chemin de vie passionnant… au sens de ‘passion-souffrance’, le réel est quand même, certains jours, lourd à porter, et ‘passion-amour’ par tout ce qui donne du ‘lien’, dans ce quotidien fait de relations, de rencontres (voisinage, courses, transports…), d’engagements. Ma joie n’existerait pas sans toutes ces relations !
Rencontrer l’autre, les autres, nourrit d’une manière ‘mystérieuse’, parfois même apporte plénitude et laisse sans voix… Cette vie contemplée me révèle ‘l’Innommable’ qu’il m’est donné d’adorer au cœur du monde !

Odile Maréchal
Contact : odilemarechal chez orange.fr



 


Assemblée régionale Aquitaine 2012

 

23 avril 2015 2015 par Rédaction ACO


Assemblée Régionale Aquitaine 2012 par acobearnpau64



 


L’ACO comme une goutte d’eau

 

22 avril 2015 2015 par Témoignage ACO

Cécile habite à la Grand’Combe dans le Gard. Elle est issue d’une famille ouvrière. Ses parents, anciens jocistes tout comme son frère, ont marqué l’atmosphère.

Pendant 10 ans, Cécile a travaillé dans un collège en qualité de femme de ménage, et en maison de retraite comme femme de service, avant d’être mise en invalidité pendant 30 ans. Elle s’est syndiquée à la CGT. C’est pendant son invalidité qu’elle a rejoint la Fraternité des malades. Dans son équipe, elle tournait en rond et petit à petit s’est posée la question du devenir.

[**L’équipe, un tremplin*]

Pendant ce temps, elle fut souvent invitée aux Journées de démarrage ACO et à la célébration de Noël de la Mission Ouvrière. C’est ainsi qu’elle a croisé la route de l’ACO et, ayant pris goût à ces rencontres, elle a finalement rejoint une équipe : « L’équipe ACO est un tremplin dans chacun de nos jours pour poursuivre la route. Ma force, c’est l’équipe, c’est la possibilité de faire révision de vie, c’est recevoir de chaque coéquipière et de l’aumônier ce qui fait un essentiel de vie, cet amour du Seigneur qui transparaît dans nos actes. Je me sens pleinement dans le bain ACO lorsque j’agis… je réagis… je résiste… je me bats ! »
Les revues sont pour elle une force qui l’aide à tenir la route, et à mieux distinguer le sens de la vie et de la mission : « J’ai le plaisir de lire Témoignage montrant la diversité des engagements ACO. Encore plus, je suis imprégnée de cet esprit quand je parcours les pages de Repères. Merci pour cette lecture qui est un bon dopant ».

[**Une mission au quotidien*]

Elle a été très impliquée dans les mouvements de malades, y compris au niveau européen pour l’APF ; pour elle, c’est la relation aux autres qui est intéressante.
Le thème de la Rencontre nationale de la Mission Ouvrière « Elargis l’espace de ta tente » la renvoie aux appels reçus dans sa vie : « Je suis plus attirée par la mission au quotidien. Pendant la période de la maladie et l’invalidité, je me suis mise à écrire des poèmes :

ACO tu me parles
Je te parle
Ensemble, n’est-on pas plus fort ?
Oui ACO… tu es la goutte d’eau dont j’ai tant besoin. »

Josiane Chrétien
josie.chretien chez gmail.com



 


Témoignage ACO n°583

 

23 avril 2018

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Mars-avril 2018

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Urgences : des mots sur les maux

Bible

  • L’avenir ne nous appartient pas

Humeur

  • Pour que la honte change de camp

Portrait

  • Son moteur : les enfants

Culture

  • A plates coutures

Dossier

Prière

Priorité

  • Migrant, tu nous bouscules

Responsable

  • Une expérience qui m’a fait grandir !

Mouvement

  • Fidélités et audaces pour l’avenir

Publication

  • Le petit trésor des Livrets Bible

Église

  • Témoigner et annoncer

Monde

  • Soutien du pape François au travail digne

Lecteurs

Prochain dossier
- Les ouvriers dans le rural



 


Témoignage ACO n°582

 

20 février 2018

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Janvier-février 2018

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Contre la fermeture des bureaux de poste

Bible

  • Qu’est-ce qui conduit notre vie ?

Humeur

  • Chômeurs, les premiers concernés

Portrait

  • Militant de ’l’ici’ et du ’là-bas’

Culture

  • Un autre droit du travail

Dossier

Prière

Priorité

  • L’importance d’être avec

Responsable

  • Dire oui... puis faire confiance !

Mouvement

  • L’espérance s’invite, inventons demain

Retraite nationale ACO

  • Des vies sur un fil... où es-tu Seigneur ?

Église

  • Une démarche à vivre

Monde

  • Guatemala : un mouvement engagé avec le peuple

Lecteurs

Prochain dossier
- Le partage des richesses



 


Témoignage ACO n°581

 

15 janvier 2018

Quand on parle de protection sociale (faire face à la maladie ou aux aléas de la vie professionnelle, au chômage par exemple, pouvoir faire valoir ses droits à la retraite…), quelques réalités sautent aux yeux.

Novembre-décembre 2017

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Pays Basque, le chemin de la paix

Bible

  • Le top du top de la Sagesse

Humeur

  • Un sourire sur mon visage

Portrait

  • Migrants... en chemin !

Culture

  • A nous les Jeux !

Dossier

Prière

Priorité

  • L’ACO de Nice en marche
  • L’emploi dans la vallée du Cailly

Responsable

  • Une richesse et une joie

Mouvement

  • Proposer, gratter, financer

Communication

  • L’illustration : élément essentiel d’un article

Église

  • Lola Mehl, élue Présidente de la JOC

Monde

  • Après le Brexit

Lecteurs

Prochain dossier
- Spiritualité du monde ouvrier



 


Témoignage ACO n°580

 

29 septembre 2017 2017 par Rédaction ACO

Aujourd’hui, des personnes ne se retrouvent plus dans les groupes qui structuraient la vie associative hier – syndicats ou partis – jugés trop hiérarchiques, enfermant dans des objectifs et des modèles. Difficile d’y garder liberté d’engagement, idéal personnel ; de répondre à un besoin d’efficacité en participant à une action collective et d’œuvrer à une transformation sociale.

Septembre-octobre 2017

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

Bible

  • Que notre parole soit féconde

Humeur

  • Un enjeu majeur

Portrait

  • Dans les pas d’Amos

Culture

  • L’ét(h)iquette qui gratte

Dossier

Prière

Priorité

  • Fêtons Noël en quartier populaire
  • Construire demain dès aujourd’hui

Responsable

  • Responsable en mouvement

Mouvement

  • 730 délégués attendus à Saint-Étienne

Communication

  • Un mur, un film... communiquons !

Église

  • Au service de la mission : les Cahiers de l’Atelier

Monde

  • Agissons pour un travail digne

Lecteurs

Prochain dossier
- La protection sociale



 


Témoignage ACO n°579

 

22 août 2017 2017 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Juillet-août 2017

Mode d’emploi

Opinion
Sur la route d’Angers à Saint-Étienne

Point
Écrire notre RA

Les Actes des apôtres
Introduction au texte
Récits

Première partie
Engagés pour la justice et la dignité

Contribuons
Vie et action
- Redonner du sens au travail
- Au cœur des familles ouvrières et populaires
- Au côté des migrants
- Politique : ensemble, croire en demain

Le regroupement
- Des échanges en vérité

Faire peuple
- Bien vivre ensemble en société

Deuxième partie
En équipe et en mouvement

Contribuons
Un mouvement qui nourrit
- La Révision de vie : une intuition… à pratiquer
- Les récits… un trésor de vie !
- Une richesse pour toute l’ACO

Un mouvement organisé
- La chance d’une responsabilité
- Je communique, tu communiques, nous communiquons
- Ouverture, sens et suivi des finances

Un mouvement qui évolue
- Ministères et accompagnement
- Les outils d’éducation populaire
- Avenir et organisation
- Poser les jalons de l’avenir

Troisième partie
Peuple en chemin, conduit par l’Esprit Saint

Contribuons
Avec Jésus Christ
- Envoyé vers un peuple
- La vie spirituelle

Un peuple en Église
- En mission
- Des partenariats fraternels
- En marche avec toute l’Église
- Bâtir l’universel : MMTC, MTCE, CCFD

Quatrième partie
Appelés à témoigner, à oser l’espérance

Contribuons
Avec d’autres
- Aller vers… le renouveau ?
- Croyants d’autres religions

Pour la mission
- Développer, annoncer
- 1 000 projets deviennent réalité

Annexes
- Organigramme de l’ACO
- Conseil national 2017-2018
- International : MMTC, MTCE, CCFD-Terre Solidaire
- Lexique

Prochain dossier
- Le temps de l’engagement



 


Témoignage ACO n°578

 

7 juin 2017 2017 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Mai-juin 2017

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Les fruits de la grève à la Polyclinique de l’Ormeau

Bible

  • Une foi agissante

Humeur

  • Face à la mondialisation, un droit international du travail

Portrait

  • Un chemin de sainteté

Culture

  • La montée au Mur des fédérés

Dossier

Prière

Priorité

  • Des vies sur un fil
  • Quand les copains racontent...

Responsable

  • Dire oui : faire confiance !

Mouvement

  • Dignes et travailleurs, un défi commun pour demain

Formation

  • Se dynamiser les uns les autres

Eglise

  • Espace Vie et Foi : qu’es... ACO ?

Monde

  • L’Inde, pays fascinant et déroutant

Lecteurs

Prochain dossier
- Nos actes d’apôtres



 


Témoignage ACO n°577

 

24 mars 2017 2017

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Mars-avril 2017

Poème

Opinion

  • Ensemble, croire en demain !

Visages

Témoin

Initiative

  • Épinal : quand les locataires se rebiffent

Bible

  • Agir sans partialité

Humeur

  • Pour une société autrement

Portrait

  • L’Evangile par l’accueil

Culture

  • Il était 2 foi(s)

Dossier

Prière

Priorité

  • Déclarer pour offrir de s’exprimer
  • Rester connectés

Responsable

  • Missionnaire en ACO !

Mouvement

  • Tous acteurs pour le week-end des Comités diocésains

Formation

  • Commencer par le début

Eglise

  • L’humain au coeur du travail

Monde

  • Belgique : vivre ensemble sans barrières

Lecteurs

Prochain dossier
- Une Eglise en mission



 


Témoignage ACO n°576

 

16 janvier 2017 2017 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Janvier-février 2017

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Exclus, jusque dans la mort... non !

Bible

  • Une Parole qui nourrit l’engagement

Humeur

  • Une mutation démocratique à réussir

Portrait

  • Sur le terrain

Culture

  • De la RdV à la chanson !

Dossier

Prière

Priorité

  • Jeune prêtre en ACO
  • Citoyen, c’est quoi pour moi ?

Responsable

  • Contribuer à l’avenir du mouvement

Mouvement

  • ACO Bonjour !

Retraite

  • Fraternité : chemin des hommes, chemin de Dieu

Église

  • Le GREPO, maillon de l’évangélisation en milieux ouvrier et populaire

Monde

  • Vatican : Des propositions pour agir

Lecteurs

Prochain dossier
- Les élections



 


Témoignage ACO n°575

 

3 novembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Novembre décembre 2016

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Faire entendre les sans-voix

Bible

  • Persévérance dans les épreuves, avec confiance

Humeur

  • Saint-Etienne du Rouvray

Portrait

  • Déléguée contre la souffrance

Culture

  • La culture vraiment pour tous

Dossier

Prière

Priorité

  • Bénévoles et responsables d’associations

Responsable

  • Responsabilité et vivre ensemble

Mouvement

  • Bien vivre ensemble, une recherche de l’ACO

Finances

  • Engageons-nous !

Église

  • Rencontre des Mouvements populaires : troisième !

Monde

  • Espagne : l’Église s’engage pour le travail décent

Lecteurs

Prochain dossier
- Solidarité internationale



 


Témoignage ACO 574 septembre octobre 2016

 

16 septembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Septembre octobre 2016

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Attentifs aux copains en ESAT ou en grande précarité

Bible

  • Dépoussiérons la miséricorde...

Humeur

  • Solide, solidaire

Portrait

  • Répondre à l’appel et tisser du lien

Culture

  • La force du regard

Dossier

Prière

Priorité

Responsable

  • Au service

Mouvement

  • Mercis et bienvenue

Communication

  • Pour nous, par nous

Église

  • Un travail digne pour tous !

Monde

  • Des mouvements de travailleurs chrétiens rassemblés

Lecteurs

Prochain dossier
- Bien vivre ensemble



 


Témoignage ACO 573 juillet août 2016

 

16 septembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Juillet août 2016

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Croyants au même Dieu d’Abraham

Bible

  • La fidélité aux liens déjà tissés

Humeur

  • Les plannings familiaux en danger ?

Portrait

  • Ania fait qu’on continue !

Culture

  • Festival Emmaüs : vers des alternatives

Dossier

Prière

Priorité

  • Les accompagnateurs à Paris

Responsable

  • Cheminement dans la confiance

Mouvement

  • Vivre la mission dans une ’Église Communion’

Communication

  • L’ACO prend la parole

Église

  • Déléguée nationale à la MO

Monde

  • La Pommeraye : le CCFD-Terre solidaire en Forum

Lecteurs

Prochain dossier
- Le travail pour tous



 


Témoignage ACO 572 mai juin 2016

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Mai juin 2016

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

Bible

  • Une Église vraiment solidaire : passons aux actes

Humeur

  • Nettoyons l’envers du décors

Portrait

  • Le chemin de Patrick

Culture

  • Chouette !

Dossier

Prière

Priorité

  • Ah ! Vraiment parler finances...

Responsable

  • Une espérance lucide

Mouvement

  • 1000 Projets pour oser l’espérance

Formation

  • Action catholique... quelle pertinence ?

Église

  • La Mission ouvrière au travail

Monde

  • Suisse : une votation pour le revenu de base

Lecteurs

Prochain dossier
- Transmission, Foi, engagements



 


Témoignage ACO 571 mars avril 2016

 

2 mars 2016 2016 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Mars-avril 2016

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Après stupeur et sidération

Bible

  • La Résurrection : fondement de notre foi ?

Humeur

  • Que sonnent les cloches !

Portrait

  • Dans la relation aux autres

Culture

  • HK, Rallumeurs d’étoiles

Dossier

Prière

Priorité

  • Mimer l’Évangile pour partager

Responsable

  • Une responsabilité en équipe

Mouvement

  • Débat mobile et dynamique au Conseil national

Formation

  • Où t’as mis la boîte à outils ???

Église

  • Laïcs envoyés par l’Église

Monde

  • Singapour : Vivre la fraternité

Lecteurs

Prochain dossier
- Vie associative



 


Témoignage ACO 570 janvier février 2016

 

19 janvier 2016 2016 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Janvier février 2016

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Partager l’espoir quand les sondages sont inquiétants

Bible

  • Des paroles qui construisent

Humeur

  • L’accueil des migrants, audible un jour ?

Portrait

  • Droits de l’Homme et Evangile

Culture

  • Le boulot au cinéma

Dossier

Prière

Priorité

  • Chrétiens engagés aux côtés des Roms

Responsable

  • Un pari pour le 06

Mouvement

  • Prenons la parole pour faire face

Retraite

  • Retraite nationale ACO

Eglise

  • C’est là qu’ils me verront

Monde

  • En Tchéquie : KAP formation

Lecteurs

Prochain dossier
- Migrants / Migration



 


Témoignage 569 novembre décembre 2015

 

13 novembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Novembre décembre 2015

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Famille en Synode : paroles en ACO

Bible

  • L’unité dans la diversité

Humeur

  • L’écosocialisme... kesaco ?

Portrait

  • Avec conviction

Culture

  • Paris 2024 : débats ouverts

Dossier

Prière

Priorité

  • Partager ses conditions de travail
  • Penser malin !

Responsable

  • L’Espérance qui nous porte

Mouvement

  • Espérance politique et Vivre ensemble

Finances

  • Il était une fois...

Eglise

  • Bâtisseurs... aujourd’hui

Monde

  • MTC - Cameroun

Lecteurs

Prochain dossier
- Santé



 


Témoignage 568 septembre octobre 2015

 

13 novembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Septembre octobre 2015

Poème

Opinion

Visages

Témoin

Initiative

  • Servir, accompagner, défendre

Bible

  • Ensemble, bien que différents

Humeur

  • La dynamique de la COP 21 !

Portrait

  • Précaire et militante

Culture

  • Donner le goût de lire !

Dossier

Prière

Priorité

  • Comment va ta famille ?
  • Démocratie participative

Responsable

  • Confiance et camaraderie

Mouvement

  • La responsabilité, un cadeau...

Communication

  • Les publications locales

Eglise

  • Visites à l’épiscopat

Monde

  • Philippines, mouvement under construction

Lecteurs

Prochain dossier
- L’environnement



 


Témoignage 567 juillet août 2015

 

26 août 2015 2015 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Juillet août 2015

Poème

Opinion

  • Garder l’esprit éveillé

Visages

Témoin

Initiative

  • Précaires au travail, à la Défense : parlons-en !

Bible

  • Annoncer l’Evangile, liberté ou esclavage ?

Humeur

  • Engagement syndical et sens du ministère

Portrait

  • Travailler à l’accessibilité

Culture

  • Le festival de Poupet

Dossier

Prière

Priorité

  • Façons de faire nouvelles
  • Cerner et s’approprier la Priorité

Responsable

  • Touchée par le vent de la Pentecôte

Mouvement

  • Vivre la priorité au Conseil national

Communication

  • Témoigner sur le site acofrance.fr

Eglise

  • Un élargissement à vivre

Monde

  • Martinique

Lecteurs

Prochain dossier
- Les services publics



 


Témoignage 566 mai juin 2015

 

20 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Mai juin 2015

Poème

Opinion

Témoin

  • Petite sœur de l’ouvrier

Initiative

  • 50 ans de paroles publiques

Bible

  • La vie militante, un service, pas une servitude

Humeur

  • Asaltar el cielo

Portrait

  • Etape par étape

Culture

  • La Revue Dessinée

Dossier

Prière

Priorité

  • Combattre les idées d’extrême droite

Responsable

  • Engagement, un choix de vie

Mouvement

  • Permanents à Paris

Finances

  • Cotisation et budget diocésain

Eglise

  • L’ACO dans le Synode universel

Monde

  • MOAC Chili : les fous du Christ

Prochain dossier
- Le rapport au temps



 


Témoignage 565 mars avril 2015

 

20 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Mars-avril 2015

Poème

Opinion

Témoin

  • De FRALIB à SCOP-TI

Initiative

  • On n’est pas des serpillières !

Bible

  • Tous appelés à l’oeuvre de Dieu

Humeur

  • 8 mars 2015

Portrait

  • Se relever ensemble

Culture

  • Filmer la dignité

Dossier

Prière

Priorité

  • Aider les équipes à mieux cheminer : échanges formateurs

Responsable

  • En collégialité

Mouvement

  • Du neuf !

Formation

  • Formation décentralisée

Eglise

  • En fraternité

Monde

  • Colombie : le Mouvement des Travailleurs Chrétiens

Prochain dossier
- L’éducation populaire



 


Témoignage 564 janvier février 2015

 

20 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Tous les deux mois, retrouvez le sommaire cliquable de la revue Témoignage ACO.

Pentecôte en Mission ouvrière

Poème

  • Pense aux autres

Opinion

Témoin

  • Vois, avance et espère

Initiative

  • C’est notre lutte !

Bible

  • Ensemble, porter le même message

Humeur

  • Enjeu climatique

Portrait

  • L’ACO comme une goutte d’eau

Culture

  • Témoignages d’humanité

Dossier

Prière

Priorité

  • Rallye Mission ouvrière du Bas-Rhin
  • Contre la misère

Responsable

  • Rendre ce qui a été donné !

Formation

  • Renforcer notre collectif

Retraite

  • Que cherchez-vous ?

Eglise

  • Le GREPO au service de la Mission

Monde

  • Les mouvements populaires au Vatican

Prochain dossier
- Le travail



 


Nous croyons

 

23 avril 2018

Prière parue dans Témoignage n°483 de mars avril 2018

Nous croyons en Jésus-Christ
Que le Dieu-Père a envoyé dans notre monde,
Pour marcher sur des chemins où personne n’allait plus,
Pour trouver des hommes et des femmes que personne ne regardait plus,
Pour parler à des hommes et des femmes à qui personne ne parlait plus,
Pour donner la main là où on fermait le poing.
Nous croyons que nous sommes ces gens vers lesquels Il est venu, qu’II regarde, auxquels Il parle, auxquels Il donne la Paix.
Nous croyons en Jésus-Christ que nous avons rencontré et qui à présent nous envoie.
Par Son Esprit,
Nous sommes Ses pieds pour marcher sur des chemins de rencontre, Ses yeux pour regarder les hommes et les femmes, Sa bouche pour dire la parole qui relève, Ses mains pour apporter la paix.
Amen

Auteur inconnu,
Adaptation Unité Chrétienne



 


Prier avec le Notre Père

 

20 février 2018

Prière parue dans Témoignage n°582 de janvier-février 2018

Seigneur, toi que l’on m’a dit d’appeler ’Père’, aujourd’hui, je te dis « ne nous laisse pas entrer en tentation » car je ne peux pas croire que c’est toi qui « nous soumets à la tentation », qui nous enverrais des tentations comme pour nous tester ou pour affermir notre foi !
Non, seule ta foi en l’homme, seul ton amour de l’humain peut affermir notre foi.
Si tu nous soumettais toi-même à la tentation, tu ne serais pas un Père ’plein d’amour et de tendresse’, tu ne serais pas le ’Dieu de miséricorde’ qui nous offre son Fils, mais tu serais un dieu punisseur et vengeur.
Si c’était le cas, nous ne serions que des marionnettes entre tes mains, où serait notre liberté ?
Non, c’est moi qui malheureusement me mets trop souvent en position de tentation, c’est moi qui joue avec ma liberté comme un enfant joue avec des allumettes, cette liberté un si beau cadeau ! Cadeau parfois difficile à gérer, mais un cadeau signe de notre grandeur d’homme, signe de ton amour de l’homme.
Pour ce présent je te dis « Merci »
Et veux te prier simplement :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses.
Comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal.

Dominique Auduc



 


Prière pour la paix

 

7 décembre 2017 2017

Prière parue dans Témoignage n°581 de novembre 2017.


Dieu de miséricorde regarde notre pays, notre monde, secoués par la violence -violence des guerres, violences économiques, violences des attentats-hier comme aujourd’hui. Envoie ton Esprit de justice et de paix, qu’il guide nos dirigeants dans les décisions qu’ils doivent prendre et qu’il aide chacun d’entre nous à être artisan de paix.

Dieu de miséricorde il y a un siècle des hommes sont venus de l’autre bout du monde aider nos parents à retrouver la liberté ; beaucoup sont morts, pour nous, très loin de chez eux. Envoie ton Esprit de force et de courage qu’il nous aide à secouer notre indifférence, à vivre la fraternité et à savoir accueillir les étrangers, les migrants, qui sont dans la détresse.

Anonyme, 11 Novembre 2016



 


Ces habitudes qui m’empoisonnent, me freinent...

 

21 septembre 2017 2017 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°580 de septembre-octobre 2017.

Ces habitudes qui m’empoisonnent, me freinent…
Pardon pour cette peur qui m’empoisonne et qui me rend…
• Timide alors qu’autour de moi, on a besoin de témoins audacieux ;
• Satisfait du peu que je fais, alors que tout reste à faire.
Pardon pour cette habitude…
• De me trouver beaucoup d’excuses, de raisons de ne pas bouger « pour ne pas blesser » alors qu’autour de moi des copains attendent des signes pour à leur tour se lancer, se dépasser.
• De me protéger, de penser d’abord à moi, alors que les copains attendent que je vienne vers eux.
• De protéger l’autre, de faire à sa place en me donnant bonne conscience alors que les copains attendent qu’on les bouscule, qu’on croit en eux pour se mettre en mouvement.
• De rester seule, dans ce que je connais alors que les copains sont plein de ressources étonnantes qu’ils nous feraient partager si je m’aventurais auprès d’eux, si je me mettais à leur écoute.
Anonyme



 


Un peu d’air

 

6 juin 2017 2017 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°578 de mai juin 2017.

S’il te plaît, mon Dieu,
Je viens chercher un peu d’air de ressuscité.

Je ne sais pas comment c’est,
Mais tout le monde me dit que cela ne me ferait pas de mal !

Il paraît qu’à la sortie des messes, Les chrétiens c’est vraiment pas ça, Ils ont trop l’air fermé et triste.

S’il te plaît, mon Dieu,
Un peu d’air de ressuscité,
Les autres comptent sur mon air
Pour vérifier que tu es vraiment ressuscité !
Anonyme



 


Il faut se lever gens du peuple de Dieu

 

15 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°577 de mars-avril 2017.

Il faut se lever ! gens du peuple de Dieu,
Vous pensiez vous installer ici,
Dans la serre chaude de cette rencontre ?
Vous prétendiez vous établir dans la maison de Dieu ?
Mais Dieu n’a pas de maison !
Il est toujours en déplacement,
Sans domicile, sans pierre où reposer la tête.
Ici, c’est le campement d’un instant,
Le lieu du transit,
Où Dieu et l’être humain s’arrêtent avant de reprendre la route.
Sortez ! gens du peuple de Dieu.
Vous êtes en partance,
Votre terre n’est pas ici,
Vous êtes le peuple du mouvement,
Étranger jamais fixé, gens de passage
Vers la demeure d’ailleurs.
Sortez ! gens du peuple de Dieu,
Allez prier plus loin !
La tendresse sera votre cantique,
Jésus sera votre parole,
Votre vie sera louange,
Allez, vous êtes la maison de Dieu,
Les pierres taillées à la dimension de son amour.
On vous attend dehors,
Gens du peuple de Dieu.
Et vous le savez : Christ est sorti devant vous….•
Anonyme



 


Lumière

 

24 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°576 de janvier-février 2017.

Qui présentera la lumière de la paix, Seigneur,
aux humains de la terre exclus des droits élémentaires,
interdits d’expression et de foi,
condamnés à l’indécence des riches,
Pleurant dans les prisons,
Fuyant leur pays de pauvreté.
Qui apportera la lumière de l’espérance, Seigneur,
aux humains de la terre,
luttant avec obstination pour installer respect et tolérance ?
Qui donnera ta lumière plus forte ?
Mais nous, Seigneur ?
Nous qui sommes tes disciples !
Nous en qui chante ton Évangile !
Nous voici, Seigneur, pour donner ta main à nos frères de la terre
afin qu’ils puissent sentir ta présence et recevoir ta lumineuse tendresse.
In Le journal de la Paix, Pax Christi

Lumière


 


Frère en devenir

 

3 novembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°575 de novembre décembre 2016.

Je crois au petit bonjour du matin, au sourire sincère du voisin
dans l’ascenseur ;
Je crois à la mixité des populations dans les quartiers, qui nous enseigne le bien vivre ensemble ;
Je crois que la différence est la plus belle chose que nous ayons en commun ;
Je crois que cette différence nous rend complémentaires et solidaires
les uns des autres.
Je crois que cette différence est à la fois source d’humilité et de richesse.
Oui, je crois que bien vivre ensemble est possible,
Parce que dans le quartier, des grands frères font le soutien scolaire aux petits,
Parce que des collègues au boulot sont attentives à l’une d’elles qui a des problèmes de santé.
Je crois que l’Homme a la capacité de bâtir la paix et la justice pour un bien vivre ensemble.
Parce que c’est Toi, Seigneur qui me donne cette force de croire.
Je crois que les Hommes ne doivent pas avoir peur les uns des autres, mais au contraire chercher à apprendre de l’autre. L’Homme n’est pas un loup pour l’Homme mais un frère en devenir. Par le bien vivre ensemble, nous participons à humaniser notre terre, pour construire ensemble un monde d’amour de justice et de paix.
Je crois que nous pouvons nous permettre de croire à la force de l’humain, car des fraternités sont inventives : elles rallongent les bras de chaque acteur, elles invitent à l’inattendu de croire en tout homme et des tentes s’élargissent. […]
Seigneur, notre prière commune est force pour mettre l’Homme au centre de nos convictions. Tu nous as choisis pour servir ta présence.
Je crois que nous sommes appelés à faire fructifier l’amour que Dieu nous porte.
Je crois que Tu nous appelles à construire une terre plus humaine, une terre avec plus de justice, une terre où tous auront leur place.
Je crois que nous sommes appelés à lutter pour plus d’amour entre nous, plus de solidarité. […]
Je crois que nous sommes tous fils de Dieu et aimé de Lui.
Je crois que nos rencontres sont des moments où nous faisons l’expérience du vivre ensemble : nous n’apportons pas la vérité, nous nous découvrons avec nos richesses, nos différences et nous donnons sa place à chacun. Nous leur permettons de comprendre, d’être clairvoyants et de devenir acteurs.

Révision de vie du CN du 11 et 12 avril 2015 « Bien vivre ensemble »



 


Regarde l’ouvrage de mes mains

 

16 septembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°574 de septembre octobre 2015.

Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps
Que tu me donnes pour travailler,
À bien l’employer sans rien en perdre…
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur,
La sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.
Aide-moi au départ de l’ouvrage,
Là où je suis le plus faible.
Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré
Et surtout comble toi-même
Les vides de mon œuvre.
Seigneur, dans tout labeur de mes mains,
Laisse une grâce de toi pour parler aux autres
Et un défaut de moi pour me parler à moi-même.
Garde en moi l’espérance de la perfection,
Sans quoi je perdrais cœur.
Garde-moi dans l’impuissance de la perfection,
Sans quoi je me perdrais d’orgueil.
Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains,
Rappelle-moi que l’ouvrage de mes mains
T’appartient et qu’il m’appartient
De te le rendre en le donnant.

Prière dans la tradition des Compagnons au Moyen-Age



 


Prière pour le temps des vacances

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°573 de juillet-août 2016

Merci, Seigneur,
de me donner joie d’être en vacances.
Donne au moins quelques miettes
de cette joie
À ceux qui ne peuvent en prendre
Parce qu’ils sont malades, handicapés,
Ou trop pauvres ou trop occupés…
Donne-moi la grâce de porter,
partout où je passe,
Le souffle léger de Ta paix
Comme la brise du soir
qui vient de la mer
Et qui nous repose de la chaleur des jours.
Donne-moi la grâce d’apporter,
partout où je passe,
Un brin d’amitié,
comme un brin de muguet,
Un sourire au passant inconnu
Un regard à celui
qui est tout seul et qui attend…
Donne-moi la grâce de savoir redécouvrir
Ceux qui vivent à mes côtés
et que je ne sais plus voir
Parce qu’ils font ’partie des meubles’ !
Que je sache les regarder
avec émerveillement
Parce que Toi Tu les aimes
et qu’ils sont Tes enfants.
Donne-moi la grâce d’être serviable
et chaleureux
Pour mes voisins de quartier
ou de camping,
Et que mon ’Bonjour’ ne soit pas
une parole distraite,
Mais le souhait véritable
d’une bonne journée
Si possible remplie de Toi,
mon ami, mon Seigneur,
Qui es toujours auprès de moi,
même lorsque je l’oublie
Parce que Toi Tu ne peux pas
cesser un moment
De m’aimer au cœur même de la liberté,
Au cœur de ce temps de vacances
qui devrait être rempli de Toi.

Auteur inconnu



 


Esprit Créateur

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°572 de mai juin 2016

Esprit-Saint, comment Te nommer,
Toi qui n’as pas de visage,
Toi qui n’es ni le Père ni le Fils mais leur amour.
Les mots dont on Te désigne
sont ceux qui m’ont toujours séduit :
Esprit de vérité, Esprit d’amour.
Toi qui les unis en Toi,
donne-moi de chercher à les unir en moi.
Esprit-Saint, Toi qui es l’inspirateur de tout ce qui commence,
Toi qui donnes la patience dans les délais et les retards,
Toi qui nous aides à recommencer sans cesse,
Toi qui nous permets de finir, sois l’hôte invisible,
l’hôte inconnu de toute l’histoire humaine.
Toi qui es la douceur de ce qui est fort
et la force de ce qui est doux,
Toi qui agis dans le secret des profondeurs,
Toi qui sais ce qu’est dans nos cœurs
un espoir déçu, un amour trahi,
une séparation entre ceux qui se sont aimés,
Toi qui as si bien fait ce qui fut fait,
refais ce qui a été défait.
Toi qui es la voix de nos silences,
le gémissement de nos prières,
viens, Esprit Créateur, re-créateur.

Jean Guitton



 


Mains des hommes... mains de Dieu

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°571 de mars-avril 2016.

Et le jour de ta Résurrection, Jésus
tu as fait pour l’humanité entière
le geste du Père.
De ta main puissante, tu as remis le monde sur ses pieds
tu attends maintenant nos cœurs et nos mains,
pour continuer ce grand travail inachevé.
Oui, avec Toi, des mains par millions sont à l’œuvre.
Deux m’ont cueilli dès ma naissance.
D’autres m’ont pris dans leurs bras.
D’autres encore m’ont, avec patience, appris à écrire.
Merci pour celles qui m’ont enseigné le travail quotidien
et celles qui m’ont indiqué le chemin.
Je ne veux pas oublier toutes ces mains invisibles
qui ont tissé, dans le secret,
les liens d’une mystérieuse et belle solidarité.
Toutes ces mains, celles que j’ai serrées
dans les bonjours et les au-revoir de cette journée
dans la rue, ce matin,
à la poste, à la sortie de l’église ou à la mairie.
Dans les moments heureux et les moments de peine.
Et ces autres mains vides qui ont besoin de se remplir
et ces mains pleines qui ont besoin de faire le vide.
Mains des hommes et mains de Dieu
mains de Jésus-Christ qui rassemblent les deux.
Tends-nous la main, quand il le faut.
Et aide-nous à aller, avec la force de l’Esprit,
notre chemin. •

Jacques Lancelot



 


Le sourire de Ta paix

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°570 de janvier février 2016.

Seigneur Jésus,
aux jours de ta vie terrestre,
Tu as été le visage de la Paix de Dieu
parmi les hommes.
Maintenant que Tu t’es rendu invisible,
c’est à nous, tes disciples
qu’il incombe de montrer
ton visage de lumière,
d’espérance et de Paix.
À l’heure où Tu m’envoies prier
pour tous ceux qui vivent la folie
de la violence
je t’adresse cette prière :
Habite-moi, Seigneur Jésus,
efface-moi en Toi,
rends-moi transparent à ta présence.
Inspire-moi constamment
l’attitude à prendre,
les paroles à dire,
les silences à observer.
Apprends-moi à être le sourire de ta Paix.
Alors ma prière deviendra
pour les torturés, les tués, les disparus,
leurs familles ainsi que les bourreaux
un chemin qui les conduit vers Toi.
Amen

ACAT, Luxembourg



 


Seigneur, merci pour ta confiance

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°569 de novembre décembre 2015.

Chaque jour, Seigneur, tu nous confies
De grandes choses : des enfants à aimer,
Des jeunes à entourer d’affection,
Des parents et des grands-parents à soigner
Tu nous confies un coeur déchiré à rapiécer,
Une peine d’amour à soulager,
Une faim à combler, une soif à apaiser.
Tu nous confies un bonheur à partager,
Une fête à célébrer,
Une naissance à annoncer,
Une réconciliation à souligner.
Tu nous confies un environnement à protéger,
Des collègues à respecter,
Des injustices à dénoncer,
Des malentendus à dénouer.
Merci, Seigneur, pour ta confiance,
Merci de nous aider à voir plus clair
dans nos décisions,
Merci de nous guider vers le bien véritable,
Pour que nous soyons, chaque jour,
Un peu plus dignes de cette confiance.

Jean Grou



 


Donne-moi

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°568 de septembre-octobre 2015.

Seigneur, quand je suis affamé,
Donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture.
Quand j’ai soif,
Envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eau.
Quand j’ai froid,
Envoie-moi quelqu’un à réchauffer.
Quand je suis blessé,
Donne-moi quelqu’un à consoler.
Quand ma croix devient lourde,
Donne-moi la croix d’un autre à partager.
Quand je suis pauvre,
Conduis-moi à quelqu’un dans le besoin.
Quand je n’ai pas de temps,
Donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié,
Donne-moi quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.
Quand je suis découragé,
Envoie-moi quelqu’un à encourager.
Quand j’ai besoin de la compréhension des autres,
Donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi,
Envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu’à moi,
Tourne mes pensées vers autrui.

Anonyme



 


M’aimes-tu ?

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°567 de juillet août 2015.

Un jour Jésus a demandé à Pierre :
« Est-ce que tu m’aimes ? »
Et Pierre lui a répondu :
« Mais oui je t’aime,
Enfin je t’aime bien, t’es un bon copain »
Mais Pierre n’avait pas compris
la question.
Jésus voulait dire :
« Est-ce que tu m’aimes comme je t’aime ?
Est-ce que tu m’aimes d’amour ? Est-ce que
tu m’aimes gratuitement ? Est-ce que tu es
prêt à mourir d’amour ? »
Mais Pierre n’avait pas compris
la question.
Alors Jésus lui a demandé à nouveau :
«  »
Et comme Pierre n’avait toujours pas
compris la question.
Il a répondu :
« Mais oui je t’aime
Tu me l’as déjà demandé
Tu le sais, je t’aime bien ! »
Comme Jésus avait bien compris
Que Pierre n’avait rien compris,
en bon pédagogue,
Cette 3e fois il lui a redemandé :
« Est-ce que tu m’aimes bien ?
Est-ce que t’es mon copain ? »
Pierre était un peu vexé de sa question,
Il l’a presque engueulé :
« Arrête un peu ! Je t’ai déjà dit que
j’avais de l’affection pour toi ! »
Alors dans sa finesse Jésus a dit :
« Tu verras un jour,
Tu m’aimeras comme je t’aime,
Tu m’aimeras d’amour,
Tu m’aimeras ‘à la vie, à la mort !’ »
Ce jour-là, Pierre n’a pas tout compris !
Mais il était si heureux de revoir Jésus
Qu’il ne voulait pas le perdre à nouveau
Et il s’est dit :
« Quand je serais vieux,
Je comprendrai peut-être ! »
Mais cette question de Jésus
Aujourd’hui, elle est pour moi
Je ne peux plus…
Ne pas l’entendre
Ne pas la comprendre…
Je ne peux plus me mentir à moi-même !
Me boucher les yeux et faire
la sourde oreille.
Des fois je me dis que ce Jésus,
je l’aime bien.
Grâce à lui j’ai vécu plein de belles choses
Grace à lui j’ai plein de bons souvenirs
Grace à lui j’ai une belle vie
Une vie que j’aime
Même si parfois
Certaines choses ne tournent pas très
rond. Mais je lui dois tout !
Alors avant qu’il ne soit trop tard
Il me faut peut-être bien répondre
à la question :
« Est-ce que tu m’aimes ? » •
Slamgosse,
août 2014 entre la Salette et Lourdes



 


Le silence de Charlie

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°566 de mai juin 2015.

Seigneur, le sang a coulé sur Paris
Cette douleur ne t’est pas étrangère,
toi qu’on a cloué sur un morceau de bois.
Que dire ?
Le silence s’impose.
Ce même silence.
Silence qui dura trois jours.
Silence qui déboucha sur l’espérance.
Silence
Silence de la prière pour les croyants
Silence du partage pour tous les humanistes.
Silence que personne ne peut assassiner !
Seigneur
Aide-nous à faire durer le silence plus
qu’une minute.
Pour que l’espérance puisse naître en nos coeurs.
Pour que l’espérance se partage avec tous
nos frères humanistes.
Seigneur
Aide-moi à dépasser la difficulté de prier
pour ces assassins.
« Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Qu’ainsi je chasse la peur et la haine
de mon coeur.
Seigneur
Aide-nous dans la recherche de la vérité.
Oh excuse-moi, des vérités.
Qui fournit les armes dans les cerveaux ?
Qui fournit les armes dans les bras ?
Rappelle-nous que si chacun est en recherche
de vérité,
cette recherche est vaine si elle n’aboutit pas
à plus d’humanité.
Seigneur
Donne-nous le goût de l’engagement, de l’action,
rien ne peut se faire sans mettre
la main à la pâte.
Ce sera notre manière d’honorer nos dessinateurs
disparus.
Seigneur enfin
Sache accueillir nos amis par un grand éclat
de rire.
Redonne-nous l’envie
De vivre
De rire… •
Albert Courban



 


Paix !

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Prière parue dans Témoignage n°565 de mars-avril 2015.

Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication !
Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années
de résoudre nos conflits avec nos forces et nos armes.
Mais nos efforts ont été vains.
À présent, Seigneur, aide-nous !
Ouvre nos yeux et nos coeurs
et donne-nous le courage de dire :
« Plus jamais la guerre » ; « Avec la guerre tout est détruit ! »
Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets
pour construire la paix.
Seigneur, Dieu d’Abraham et des Prophètes,
Dieu Amour qui nous appelle à vivre en frères,
donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ;
donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance
tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin.
Rends-nous disponibles pour transformer nos armes
en instruments de paix
et nos peurs en confiance.
Maintiens allumée en nous la flamme de l’espérance
pour accomplir, avec une patiente persévérance,
des choix de dialogue et de réconciliation.
Et que du coeur de chaque homme
soient bannis les mots division, haine, guerre !
Seigneur, désarme la langue et les mains,
renouvelle les coeurs et les esprits,
pour que la parole qui nous fait nous rencontrer
soit toujours ‘frère’,
et que le style de notre vie devienne :
shalom, paix, salam !
Amen.

Pape François à Jérusalem, 2015



 


Ta réponse a dépassé notre attente

 

29 juin 2016 2016 par Témoignage ACO

Prière parue dans Témoignage n°564 de janvier-février 2015.

Seigneur, Tu n’oublies pas
ceux qui ont confiance en Toi.

Nous étions heureux dans notre ville,
notre quartier, nos associations,
Tu nous as demandé de partir et nous sommes partis.
Nous avons quitté famille, voisins,
amis, vie associative.
Pourquoi ce départ, Seigneur ?
La séparation a été dure !

A notre appel Tu n’es pas resté insensible.
Ta réponse a dépassé notre attente,
Car Tu nous as donné plus que nous avions demandé.
Tu nous attendais là où nous ne t’avions pas cherché.
Des portes se sont ouvertes,
des horizons nouveaux sont apparus :
Des engagements nouveaux nous ont été proposés
et nous y avons répondu.

Merci, Seigneur, pour Ton accueil
à travers tous ceux que nous avons rencontrés.
Merci Seigneur, pour la nouvelle vie ainsi donnée.

Seigneur, Tu n’oublies pas
ceux qui ont confiance en Toi.



 


Le bonheur

 

23 avril 2018

Poème publié dans Témoignage ACO 583 de mars avril 2018

Tout le monde court après le bonheur !
Tous, nous voulons être heureux
C’est humain et naturel.
La possession, le pouvoir,
La consommation, le paraître,
L’envie du toujours Plus.
Rien n’y fait.
Le vrai bonheur se vit de l’intérieur.
Une miette de patience
Une goutte de simplicité
Ajoute à cela une grande « potée d’humour »
Pour se contenter d’être et d’exister.
La parole étant d’argent et le silence d’or
Avec calme et patience, reste ’zen’
La vie te donne le pouvoir de créer toujours et encore,
Ce qui est possible en différents domaines.
Le bonheur d’être, aux autres tu fais profiter
Et vis avec optimisme le fait d’exister.

Marie-Jo de Brouwer (85)

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Humanité

 

20 février 2018

Poème publié dans Témoignage ACO 582 de janvier février 2018

La vie change
Pas à pas
De Calais à Saint-Brévin
Ce changement est miraculeux et plus fort qu’on ne l’imaginait.
En peu de temps, nous sommes témoins de grands changements, et notre vie s’est soudainement améliorée.
Et ces changements sont :
- un hébergement,
- des vêtements,
- l’éducation,
- du sport,
- des divertissements,
- internet,
- de la nourriture,
- des soins médicaux,
- des moyens de transports (vélo).
Vraiment, je ne peux exprimer toutes mes émotions, je suis très reconnaissant et heureux. De plus, nous avons beaucoup de problèmes et de douleurs dans nos cœurs, mais vous nous redonnez courage.
On ne passera pas ça sous silence, j’en oublie même toutes mes douleurs, mes souffrances, et tous mes problèmes, tant je suis émerveillé.
Qui me donne tant de choses ? Qui me rend heureux comme mes parents ? Qui me donne des vêtements comme ma mère ?
Gens de Saint-Brévin, je n’ai pas de mot plus fort que merci à vous dire.
Nous n’oublierons jamais votre humanité, votre amour, votre hospitalité, votre gentillesse, votre bonté, vos sourires, votre amitié, votre accueil, votre respect, votre sympathie.
Dans des circonstances difficiles, vous nous avez tendu la main.
Vous essayez toujours de combler nos manques.
Nuit et jour, vous prenez soin de nous.
Nous prions Dieu et que Dieu vous tende la main et comble vos besoins.
Nous apprécions vos efforts et votre travail.
L’humanité est plus forte que chaque religion.
Un grand merci à vous français !
Sincèrement.

Nassir, migrant, Saint-Brévin (44)

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Humanité


 


Cette nuit-là...

 

7 décembre 2017 2017

Poème publié dans Témoignage ACO 581 de novembre-décembre 2017.

Cette nuit-là
Toute la création était en émoi
L’air se fit plus doux
Le vent plus léger
Les fleurs parfumaient
La terre embaumait
Les étoiles scintillaient
Les nuages couraient vers la crèche
Les oiseaux en orchestre chantaient un chœur céleste

Cette nuit-là
Toute la création était en émoi
Les bébés se blottissaient
Les amoureux se délectaient
Les vieux se sentaient jeunes
Les malades reprenaient courage
Le pauvre se sentait riche
Le riche se sentait pauvre

Cette nuit-là
Toute la création était en émoi
A cause de ce petit d’entre les petits
Qui venait apporter la joie et la paix
Ce petit qui venait partager notre humanité
Le cœur de l’homme s’ouvrait à des dimensions nouvelles
Les larmes devenaient perles pour la Bonne Nouvelle
Les mains se joignaient pour adorer
Cet enfant qui venait nous sauver

Claude Champs



 


Peuple de France

 

22 septembre 2017 2017 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 580 de septembre-octobre 2017

Je suis née sur cette terre
Que l’on appelait la Gaule
Je marche, je cours sur tes velours
Je foule tes verts parterres
Oui, je porte ton auréole
Fraternité, je suis veilleur de jours

En moi, coule du sang transalpin
L’Italie irrigue mes veines
Mes aïeuls, des migrants clandestins
Furent accueillis, quelle veine !

Je suis la France d’aujourd’hui
Je serai l’hebdo de demain
Charlie ton étoile luit
Rappelons-nous le chemin
Prônons la démocratie, la Liberté
Reprenons notre droit de cité
Bâtissons une nouvelle agora
Où l’Égalité recouvrera son aura.

Oui, soyons unis, à nouveau
Pour nos générations futures
Érigeons vers le haut ce renouveau
Que cette entente, visage de couleurs
Résiste et ne soit pas un leurre
Face à l’avidité qui nous capture.

Agnès DLG (AZ)
Extrait, Toulouse, mars 2017

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poème taco 580


 


T’en penses quoi des élections ?

 

6 juin 2017 2017 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 578 de mai juin 2017

C’est la grande lessive du printemps.
Chacun met, dans la machine, sa couleur préférée.
Bleu, rose, vert, rouge,
et même la couleur à la mode : bleu marine.
Comme c’est une couleur tendance aujourd’hui,
c’est donc neuf et ça risque de tâcher le reste.
Et surtout, il faut aller à l’économie,
alors on y ajoute du blanc.

Quand on sort le tout, ça ne doit pas être beau à voir !

Avec la magie, le blanc reste blanc,
On le met de côté et on n’en parle plus.

Par contre pour le reste,
La semaine suivante, on remet tout dans la machine
en essayant de rassembler quelques couleurs.
Tient, on dirait que la poudre de perlimpinpin a fait de l’effet.
Il y a de la couleur qui est carrément passée au blanc.

Ce n’est pas gênant, tu l’as dit, le blanc va au placard !
C’est pour dormir dessus.

Par contre le bleu marine est devenu bien gris, ça craint
Le rose est bien défraichi
le bleu a pris le dessus
le vert a déteint parfois sur le rose, parfois sur le bleu
et le rouge, il a disparu à l’essorage.

J’vous dis, dans l’temps y’avait point tout ça avec les lavoirs.
Une brosse de chiendent et du savon noir et c’étot fin propre.

Ce qui est sûr,
c’est qu’à force de rajouter de la poudre de perlimpinpin,
il n’y aura bientôt plus que du blanc

Et dire que la tendance pour l’hiver sera noir…
Pour notre porte-monnaie.

Groupe Théâtre
quartier populaire, Lille, déc. 2015

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Poème 578


 


L’eau vive de nos torrents

 

15 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 577 de mars avril 2017

Se reposer près d’un ruisseau, le regarder qui va son chemin,
serpentant la mousse jolie des sommets,
puis,
balloté de rivage en rivages,
freiné de rocher en rochers,
bousculé de cascade en cascades pour traverser les terres habitées,
chargé des souillures des cités, avant d’entrer dans le grand océan…
Murmure constant
tracé fidèle
marche persévérante
rien n’arrête
ni son courant
ni sa chanson.
Le suivre, le regarder, l’écouter,
n’est-ce pas recevoir de l’eau qui passe et repasse
une invitation,
à la durée de nos efforts
à la fidélité dans nos choix
à la persévérance dans nos affections
à la ténacité dans nos engagements ?
Une femme de nos montagnes :
famille nombreuse, épreuves de tous ordres,
avouait dans une lettre :
« Je regarde le ruisseau qui passe devant le chalet,
rien n’arrête ni son chant ni son mouvement.
Il avance, il arrivera un jour dans l’océan.
Comme lui, j’essaie de suivre mon chemin, en regardant devant.
Il faut filer…
J’arriverai bien moi aussi dans l’océan de vie qu’on appelle DIEU. »•
Marcel Perrier,
Paroles et paraboles

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Parez à la manoeuvre !

 

23 mars 2017 2017 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 576 de janvier février 2017

À surfer sur le net, il a tissé sa toile :
univers et planètes…
tel est son nouveau Graal !
À courir les comètes, il en oublie l’Étoile…
Et le ciel s’inquiète quand le soleil se voile !
À brûler son gasoil, surchauffer sa maison,
l’Homme finira à poil…
« des plumes sur le goudron » !
De fines particules tapissent, ainsi,
ses bronches ;
il frise le ridicule…
à n’en plus voir sa tronche !
Écolo, à ses heures… pour le reste tant pis ;
il dit croire au bonheur, mais,
sans payer le prix !
Si les abeilles meurent, il disparaît aussi
et sa tombe, sans fleur,
sombrera dans l’oubli !
Il méprise la banquise qui se brise en morceaux
Et l’ourson qui s’épuise… y déchire son manteau !
Surprise la mer monte… s’enlise la Riviera ;
n’en restera que honte,
noyée sous ses blablas !
« Serions-nous embarqués pour l’unique Croisière ? »
« Orchestre, allez, jouez ! Cette heure,
est-ce la dernière ? »
« Allons, réveillons-nous, ce n’était qu’un cauchemar ! »
« Ce monde n’est point fou… mais qui tient donc la barre ? »
« Alors, peut-on rêver, à d’autres lendemains,
Pouvoir se ressourcer comme au premier matin ? »
« La terre n’est pas à nous…
nous sommes ses habitants
et l’Homme n’est pas un loup…
s’il garde un cœur d’Enfant ! »
Jean Chirat (St-Chamond)

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Poème 576
Poème Parez à la manoeuvre !


 


Aujourd’hui Noël se renouvelle !

 

8 décembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO n°575 de novembre décembre 2016

Au milieu de toutes nos querelles, des femmes et des hommes construisent un monde de paix. Ils choisissent de rejoindre les personnes dans leurs différences, leur handicap, leurs diversités sociales, culturelles, religieuses.
Aujourd’hui Noël se renouvelle !
Pour construire un monde fraternel, des associations et des personnes luttent contre l’exclusion, les inégalités. Des femmes et des hommes s’engagent pour défendre leurs droits et avoir accès à un travail digne.
Aujourd’hui Noël se renouvelle !
Comme les bergers, il y a plus de 2 000 ans, nous sommes témoins de la Bonne Nouvelle.
À la suite des anges, chantons notre foi :
« Gloire à Dieu dans les cieux, et paix sur la terre pour ceux qu’Il aime ! »

Extrait du Message de Noël 2016 de la Mission ouvrière

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Pour qui ?

 

15 septembre 2016 2016 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 574 de septembre octobre 2016

Pour qui la lumière,
Dis-moi,
Sinon pour ceux qu’écrase
La nuit ?
Pour qui l’éclat du jour
Sinon pour les veilleurs ?
Car pour l’homme endormi
Il n’est ni jour ni nuit.
Mais c’est comme un voleur
Que viendra le soleil !
Pour qui l’espoir de joie
Sinon pour ceux
Que la tristesse afflige
Et le deuil si cruel
Et la porte fermée ?
Mais pour que cela soit
Il faut qu’à bout de bras
La flamme soit portée
Il faut qu’au son des pas
Le moribond se lève
Et que ton coeur ouvert
Ne cesse pas d’aimer.

Georges Mougeot,
décembre 2011

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Pour qui ?


 


Ma vie

 

29 juin 2016 2016 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 573 de juillet-août 2016

A.C.O.
Partage de ma nouvelle vie
Le cadeau de la vie
Confiance en moi
Vivre ensemble
Aide-toi et le ciel t’aidera
Resto du cœur
Secours catholique
Qui suis-je ?
Fidèle
Accueillir Parents bébés
Ils m’ont acceptée comme je suis
Foi et Lumière
Lueur et Foi
Découvrir Jésus
Partage du goûter
Échange de nos vies
Je prie Jésus, Marie et mon ange gardien Gabriel.

Blandine Lefèbvre,
Équipe ESAT à Montluçon

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Ma vie


 


L’arbre

 

24 mai 2016 2016 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 572 de mai juin 2016

L’ARBRE, symbole de la VIE,
M’a séduit...
Lui, si fort, si beau à chaque saison
A conquis mon cœur avec raison...
Lorsqu’Il s’éveille à la vie au printemps,
Dans ses branches, les oiseaux le saluent en chantant.
Tout mon être tressaille alors d’espérance
Les hommes ont peut-être une nouvelle chance...
Lorsqu’en été, sa couronne verte resplendit au soleil,
Quand les fleurs, à son pied, m’émerveillent,
Je respire le bonheur, la joie et la gaîté.
Je pense à tous mes frères et sœurs épris de liberté...
En automne, dans son habit flamboyant,
Il miroite son dernier manteau resplendissant.
J’admire ses couleurs de feu et de passion
Il me transporte vers les hommes en révolution...
Lorsqu’il se dresse tout nu dans le ciel d’hiver,
Quand ses branches se cassent comme du verre,
Mes pensées vont vers ceux qui souffrent
Malades, exclus, tous ceux dans le gouffre...
Mais, le printemps reviendra…
Ainsi va la VIE…
Et, c’est l’ARBRE qui me l’a dit...

Sylvie Leininger

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Poème TACO 572


 


Ton visage mon frère...

 

2 mars 2016 2016 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 571 de mars avril 2016

Ton visage, mon frère, est le voyage
Qui me porte sur les rives de ta vie.
Il me plonge dans les vallées
de tes souffrances ;
Il me découvre le jardin de tes joies.
Ton regard est le soleil de tes rêves ;
tes rides les sentiers de tes faims,
Tes rires les sommets de tes secrets ;
tes larmes les nuages de ton cœur.
[…]
Ton visage, mon frère, est le paysage
Qui me sort de chez moi.
Il ouvre une brèche pour que je voie ;
Il offre à ma vue le pays de l’Autre.
Ton regard est habité de l’amour de Dieu ;
tes rides de la souffrance de Dieu ;
Tes rires de la joie de Dieu ;
tes larmes de la bonté de Dieu.
En ton visage, mon frère,
Je pars pour l’aventure.
Je deviens peuple en marche
Traversant les déserts,
Gravissant les montagnes,
Naviguant sur les mers.
Heureux de cheminer avec toi,
De boire aux puits de la fraternité
L’eau dont nous trouverons la source
Au pays qui nous est promis
Par Celui qui est Amour… •

Jean-Marie Brossard

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Poème intégral Ton visage mon frère


 


A l’impossible on est tenu

 

20 janvier 2016 2016

Poème publié dans Témoignage ACO 570 de janvier février 2016

Oui je sais que
La réalité a des dents
Pour mordre
Que s’il gèle il fait froid
Et que un et un font deux
Je sais je sais
Qu’une main levée
N’arrête pas le vent
Et qu’on ne désarme pas
D’un sourire
L’homme de guerre
Mais je continuerai à croire
À tout ce que j’ai aimé
À chérir l’impossible
Buvant à la coupe du poème
Une lumière sans preuves
Car il faut très jeune
Avoir choisi un songe
Et s’y tenir
Comme à sa fleur tient la tige
Contre toute raison

Anonyme



 


Noël est planétaire

 

13 novembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 569 de novembre décembre 2015

Heureux les artisans à l’écoute de VENT
Heureux les amoureux de l’EAU et des rivières
Bienheureux les gardiens du FEU de l’enfant Dieu
Heureux ceux qui voudront l’allumer sur la TERRE
Soyons tous dans la joie
Noël est planétaire !
(son souffle élémentaire)•

Extrait du message de Noël proposé par la Mission ouvrière
(retrouvez l’intégralité du message sur www.acofrance.fr)



 


Que sera demain ?

 

21 septembre 2015 2015 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 568 de septembre-octobre 2015

Que sera demain
pour l’enfant qui vient de naître ?
Des bras se tendront-ils pour l’accueillir,
des mains pour le chérir ?
Que sera demain
pour le jeune en quête d’avenir ?
Verra-t-il devant lui des portes s’ouvrir ?
Osera-t-il les franchir ?
Que sera demain
pour le mal-aimé, l’opprimé ?
Trouvera-t-il sur son chemin des frères pour le libérer ?
Que sera demain
pour l’étranger, l’émigré, l’exilé ?
Qui lui offrira
un coin de terre où poser le pied, un toit pour s’abriter ?
Que sera demain
pour l’affamé errant de par le monde ?
Qui lui offrira un coin de table
et lui apprendra à cultiver son jardin ?
Qui l’aidera à pétrir son pain ?
Que sera demain
pour les peuples en guerre ?
Embarqués dans la même galère,
où puiseront-ils sagesse et courage
pour se reconnaître
habitants du même village ?
Que sera demain
pour les banlieues de nos cités ?
Qui en fera
des havres de paix, de beauté,
de fraternité ?
Que sera demain
pour les croyants divisés ?
Sauront-ils découvrir sous un même visage
celui qu’ils nomment
Dieu, Allah, Eloïm, l’Eternel ?
Sauront-ils voir en tout homme
un frère bien-aimé ? •

Augustin Lebreton,
Regards d’amour (éd. Siloe, janv. 2002)



 


Soyons fiers

 

24 juillet 2015 2015 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage ACO 567 de juillet-août 2015

L’année entière à travailler,
Le mois d’août était pour eux espéré.
Installé au milieu des valises et d’un tas d’ustensiles,
Nous partions pour une longue traversée difficile.
Les voitures étaient souvent des Peugeot,
Et à l’époque il n’y avait pas de clim ni de turbo.
Fallait bientôt sortir les pesetas du porte-monnaie
Et ne pas compter faire d’arrêts.
Enfin à la frontière du Portugal,
Leurs visages chantaient déjà leur terre natale.
Ils revenaient avec fierté,
Pour se ressourcer mais surtout encore travailler.
L’été terminé fallait repartir,
La boule au ventre, ils n’osaient le dire.
Leur terre d’accueil qui était la France,
Ils y ont désormais résidence.
Nous les enfants d’immigrés,
Pour eux cette fierté on doit conserver.
Nos parents ont beaucoup trimé,
Leur corps fatigué et usé est là pour l’attester.
Eux qui ont trop vite quitté l’école
Sont tout de même bilingues grâce aux week-ends de ‘bricoles’
Soyons fiers de nos racines et de nos vieux,
Chérissons-les avant qu’ils ne partent vers Dieu. •
Zè da Fonte



 


Un autre monde

 

13 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage n°566 de mai juin 2015

Osons les étoiles dans les yeux et les papillons
dans nos coeurs,
les désirs de vivre chaque instant
comme si c’était le premier
Osons ouvrir les portes de l’inconnu,
franchir leurs seuils
pour suivre son véritable chemin,
nous dépouiller du superflu pour aller à l’essentiel,
Osons les brins de folie pour savourer
les tranches de vie avec délice,
ne pas se prendre trop au sérieux, rire et faire la fête…
Osons être des passeurs de fraternité, de justice, de liberté…
Et si nous osions un autre monde,
devenons des humains, aimons !

[/Anonyme/]



 


Révolution

 

13 mai 2015 2015 par Rédaction ACO

Poème publié dans Témoignage n°565 de Mars avril 2015

Une main
Plus une main
Ne sont pas deux mains
Mais des mains unies
Unis ta main
À nos mains
Pour que le monde
Ne soit pas entre quelques mains
Mais
Entre toutes les mains.

[/Gonzalo Arango/]



 


Pense aux autres

 

3 février 2015 2015 par Témoignage ACO

Poème publié dans Témoignage n°564 de Janvier Février 2015

Poème de Mahmoud Darwich

Quand tu prépares ton petit-déjeuner, pense aux autres.
(N’oublie pas le grain aux colombes.)

Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres.
(N’oublie pas ceux qui réclament la paix.)

Quand tu règles la facture d’eau, pense aux autres.
(Qui tètent les nuages.)

Quand tu rentres à la maison, ta maison, pense aux autres.
(N’oublie pas le peuple des tentes.)

Quand tu comptes les étoiles pour dormir, pense aux autres.
(Certains n´ont pas le loisir de rêver.)

Quand tu te libères par la métonymie*, pense aux autres.
(Qui ont perdu le droit à la parole.)

Quand tu penses aux autres lointains, pense à toi.
(Dis-toi : Que ne suis-je une bougie dans le noir ?)

[/Mahmoud Darwich/]
(Comme des fleurs d’amandier ou plus loin, Actes Sud, sept. 2007)

*Métonymie : figure de style qui consiste à désigner un objet ou une idée par un autre terme que celui qui convient, par glissement de sens (ex. : une bonne plume pour un bon écrivain).



 


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