ACO France - Action catholique ouvrière
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Autour de nous



Lettre du Pape François aux catholiques 20 Août 2018

 

30 août 2018 par Sylvie, Secrétaire nationale communication

« Si un seul membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26). « Les blessures ne connaissent jamais de prescription », le Pape François évoque la « honte et le repentir » et indique que l’Eglise doit relever le défi d’assumer la douleur des victimes et réagir devant l’ampleur et la gravité des faits.

Retrouver la lettre publiée après la diffusion du rapport sur les scandales pédophiles qui frappent l’Eglise catholique. en cliquant « ici »



 


Repenser le sens du travail. Le Saint Siège intervient à l’OIT

 

20 juillet 2018 par Catherine, Rédaction ACO

Un travail digne, une vie digne ! C’est la revendication de milliers de personnes dans le monde. La table ronde internationale de la rencontre nationale de l’ACO a mis la lutte pour un travail décent au centre du débat.
Voici un article de Vatican news qui invite à repenser le sens du travail.

Le Saint-Siège invite à repenser le sens du travail dans le monde actuel
L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des institutions onusiennes à Genève, Mgr Ivan Jurkovic, est intervenu à la 107e session de l’OIT sur le futur du travail face aux nouveaux défis du monde globalisé, en soulignant la nécessité d’investir dans les jeunes et de garantir une égale dignité, des droits et des rétributions aux femmes pour promouvoir une société plus inclusive.

Lisa Zengarini – Cité du Vatican

Retrouver la valeur authentique du travail « comme expression essentielle de la personne humaine » et moyen pour poursuivre la réalisation de soi : c’est la route pour construire une société inclusive « qui ne mesure pas le progrès humain seulement en termes de croissance économique et d’accumulation de richesse matérielle ». C’est ce qu’a affirmé Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Onu à Genève, qui est intervenu hier lors de la 107e session de l’Organisation internationale du Travail, qui se tient du 28 mai au 8 juin.

Le monde du travail est aujourd’hui soumis à un processus de changements sans précédents

Le diplomate pontifical est revenu sur le futur du travail et la justice sociale face aux profonds changements du monde actuel, l’un des thèmes auxquels l’organisation a consacré son attention en vue des célébrations du centenaire de l’OIT en 2019. Des phénomènes comme la mondialisation des marchés et les innovations économiques, mais aussi l’instabilité financière mondiale, les déséquilibres économiques et de pouvoir, les tendances démographiques et le changement climatique sont en train de transformer radicalement le monde du travail comme cela n’avait jamais été imaginé auparavant. Ceci impose une nouvelle réflexion sur le sens du travail aujourd’hui pour l’économie, la société et la politique, surtout en référence aux nouveaux défis posés face à l’évolution des technologies qui ont de fortes implications sociales, mais aussi éthiques.

Soutenir les jeunes, négligés par l’actuelle économie globalisée

Parler du futur du travail dans ce contexte signifie avant tout penser aux jeunes. « Pour construire un futur soutenable, a souligné le délégué du Vatican, il est nécessaire d’impliquer les nouvelles générations » qui sont paradoxalement toujours plus négligées par les processus productifs. La croissance économique mondiale ne semble en effet pas capable de créer de nouveaux postes de travail de qualité, surtout pour les jeunes, qui devraient pourtant être les protagonistes des processus en cours.

Permettre aux femmes de concilier travail et famille

Garantir un travail digne et correctement rétribué pour tous signifie aussi garantir des droits égaux pour les hommes et pour les femmes. L’un des principaux nœuds à dénouer sur ce front reste celui de permettre aux travailleuses de concilier famille et travail, dans la conscience que celle-ci est la cellule fondamentale de la société, et « doit donc être protégée ». Si la société ne reconnait pas la valeur sociale du travail et le rôle de la femme dans la famille, « la discrimination féminine ne sera jamais dépassée », a affirmé Mgr Jurkovic.

Garantir aux femmes l’accès à l’éducation et combattre le travail forcé

Un autre aspect fondamental est celui de l’éducation : c’est seulement en garantissant aux filles et aux femmes un accès équitable à l’instruction qu’il est possible de combattre les discriminations dont elles sont l’objet. Elles sont très exposées aux drames du travail forcé, des formes modernes d’esclavage et du trafic d’êtres humains. Le Saint-Siège rappelle donc la nécessité de combattre ces phénomènes déplorables à la racine, en partant de la reconnaissance de l’égale dignité entre tous les hommes et les femmes, et de la conscience qu’aucune être humain « ne peut être considéré comme un objet ou un moyen pour atteindre une fin ».

Promouvoir la dignité des femmes dans le monde du travail

Mgr Jurkovic a ensuite rappelé la ferme condamnation du Saint-Siège face aux atteintes sexuelles sur le poste de travail, dont sont victimes surtout les femmes. Pour obtenir le plein respect et l’égalité des femmes dans le monde du travail, a-t-il conclu, il ne suffit pas de condamner les discriminations et les injustices : il faut des campagnes de sensibilisation « efficaces et intelligentes » pour la promotion des femmes dans tous les domaines de leur vie, « en commençant par la reconnaissance universelle de leur dignité » intrinsèque à tout être humain.



 


Célébration autour du Père Henri Coindé

 

6 mars 2018 par Catherine, Rédaction ACO

Le Père Henri Coindé, "curé des sans papiers" est décédé à Toulon où il s’était retiré. Il y accompagnait fidèlement l’ACO. Une célébration eucharistique est proposée à Paris.

La Mission ouvrière, l’ACO, la JOC, la paroisse St Bernard, le Réseau Chrétiens Immigrés, les prêtres et religieuses, les diacres et tous ceux qui ont connu Henri Coindé, vous invitent à participer à la célébration eucharistique du 10 mars à10h30

Église St BERNARD
Rue Affre 75018 Paris
(Métro : Château Rouge ligne 4, Barbès Rochechouart lignes 2 et 4, La Chapelle ligne 2)

Elle sera présidée par Mgr Benoist de Sinéty, vicaire général du diocèse de Paris

Merci aux prêtres qui désirent concélébrer d’apporter leur aube et leur étole blanche ou violette.

TELECHARGER l’invitation
TELECHARGER l’article de la Croix du 21 février



 


Journée d’action des EHPAD

 

20 février 2018 par Catherine, Rédaction ACO

De nombreux membres de l’ACO ont participé aux manifestations de janvier avec les travailleurs en EHPAD. L’un d’entre a recueilli la déclaration de Geneviève Milon de la CGT.

Déclaration de Geneviève Milon - CGT

VMC ?
Dans le langage soignant, cela signifie Visage/Mains/Cul, c’est le protocole de la toilette pour gagner du temps ( 7mn) en moyenne pour une toilette.
Chronométrer un temps de prendre soin ? Comment est-ce possible ? Une douche par semaine, mais pas de façon systématique, pas de toilette lors des changes, brutalité avérée lors des transferts, plus vite, toujours plus vite, encore plus vite…

Bien sûr pas de discours inutile, ni d’écoute, c’est perdre son temps et cela n’est pas quantifiable en terme de rémunération. Incontinence et tutelle quasi systématique dès la prise en charge : « pas le temps, pas le temps, vous n’êtes pas toute seule.

Le recrutement est ciblé vers les professionnelles non formées, contrats précaires, non motivation par manque d’informations et de connaissance du public. Ces empois concernent les femmes : « elles ne méritent que ça, elles ne sont pas bonnes à autre chose, c’est déjà bien qu ‘elles puissent travailler « . Nous puisons dans le vivier des femmes que l’on condamne à l’obscurantisme et à la soumission, une méconnaissance du citoyen semble avéré en ce qui concerne les fiches de postes.

Les métiers demandent énormément de valeurs humaines, de disponibilités, d’écoute, de patience, d’adaptation, d’investissement personnel, de réflexion, de formation (validée par un diplôme d’État) face aux situations et aux problématiques rencontrés. Les Personnes âgées vivent quelquefois dans des conditions d’hygiène frisant l’insalubrité ou même leur survie est mise à mal, voire en péril.

Les réponses après signalement sont : « mais les personnes vivent de cette manière, c’est leur choix, c’est culturel ».*Je vous laisse imaginer les conséquences…

Le monde des acronymes facilite les langages codés, le règne de la non communication perceptible, nous masquons la compréhension des faits, des actes, des actions par des sigles : « CLIC, SSIAD, SAD, CCAS, EHPAD, APA, etc... »Nous perdons la conscience, la réflexion. Banaliser l’humain permet de mettre en place des interventions plus rapides. Pas de contact, pas d’attachement, pas d’empathie, le bon professionnel est celui qui agit sans se poser des questions, sans analyser ses pratiques : faire pour faire. Produire et gagner du temps. Faire fructifier le tiroir caisse, tel est l’objectif. Nous sommes dans une maltraitance indigne d’un pays civilisé, nous les malmenons, nous agissons à leur place pour aller plus vite, nous ne respectons pas leur autonomie, ni leur dignité, ni leurs choix, ni leurs réels besoins, ni leurs attentes. Il faut produire§ Les soins médicaux sont expédiés. A plus de soixante quinze ans : « ils ont déjà bien vécu » « pourquoi vivre plus ».

Le turn-over est assuré, nous sommes une population vieillissante, le public ne fera qu’augmenter. Il faut rentabiliser cette manne au maximum. A terme, tout simplement, les vieux doivent disparaître , ils vivent hors du temps…
Le vieux, c’est le contraire du top, du méga chouette optimiste !!
Leur place est ailleurs, c’est le frein pour l’avenir de nos jeunes.

Les vieux, nous les appelions de cette manière sans connotation péjorative, mais nous prenions soins de nos anciens. Aujourd’hui, ils ne sont que source de gain. Mais le pire, ils ne parlent pas, ne se plaignent pas, jamais. Mais nous les stigmatisons, nous les jugeons. Ils coûtent chers, par contre nous oublions qu’ils rapportent des millions aux EHPAD privés, aux entreprises des repas à domicile, aux aaasociations d’aide à domicile, aux entreprises de télé surveillance et alarmes, aux investisseurs des résidences seniors, aux laboratoires pharmaceutiques, aux instituts de chirurgie esthétique, au marché du matériel médical, à la parapharmacie, aux maisons médicales et bien sûr à l’État.

« Le vieux, ça pue, ça pisse, ça chie, c’est lent, c’est chiant. » Voilà les clichés et l’image sociétale colportés et renvoyés en boucle à nos anciens !
Comment les futures générations se construiront sans le passge des valeurs, des expériences, etc.

Jacques Brel l’exprimait avec tant d’émotions : « les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux ».
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Transformer le travail, transformer la société ?

 

20 février 2018 par Catherine, Rédaction ACO

La CFDT organise un colloque les 21 et 22 mars à Lyon ?

1968-2018 :
Transformer le travail, transformer la société ?
Des luttes autogestionnaires au réformisme

Des membres de l’ACO y participeront ou interviendront.

Des luttes autogestionnaires au réformisme

Le Colloque organisé par différentes universités lyonnaises (Lyon 2, Lyon 3, Sciences Po Lyon, Centre Max Weber, laboratoires Larhra et Triangle) et la CFDT, sur le thème CFDT 1968-2018 aura lieu les 21-22 mars 2018 dans le grand amphi de l’université de Lyon (92 rue Pasteur- Lyon 7e).

Durant ce colloque public, une quarantaine d’universitaires lyonnais et de toute la France, et d’acteurs sociaux et politiques Auralpins, reliront 50 ans d’histoire politique, économique et sociale en Auvergne-Rhône-Alpes et dialogueront avec le public.

21 mars : contexte économique, parcours militants, luttes sociales dans la Loire, centrales nucléaires entre Ain et Isère et politique énergétique, santé et conditions de travail, Couloir de la chimie, maladies professionnelles, actions sur l’urbanisme et le logement, évolution du droit syndical et des droits sociaux.

22 mars : 50 ans de mouvements sociaux, luttes des femmes, actions contre les discriminations, dimension internationale du syndicalisme, solidarité internationale (Chili, Solidarnosc…), rapports syndicats-partis, autogestion hier et aujourd’hui, Grenoble et les luttes sociales, enseignements pour l’action syndicale d’aujourd’hui et de demain.

Entrée libre et largement ouverte à toutes et tous

Déjeuner possible sur inscription comprenant la souscription d’un livre à paraître en mai 2018 : Prix : 25 € (un repas et un livre), 35 € (deux repas et un livre).

Renseignements : 06 07 94 76 65 et UTI CFDT Lyon-Rhône 214 avenue Félix Faure – 69003 Lyon - Mail : cfdt1968.2018 chez gmail.com

Contact : Jean-François Cullafroz, co-organisateur du colloque (06 07 94 76 65)

Télécharger le Livret du participant



 


Journée mondiale du migrant et du réfugié

 

9 janvier 2018 par Catherine, Rédaction ACO

Nous sommes nombreux en ACO à nous engager auprès et avec les migrants dans nos quartiers, avec des associations... voici quelques documents pour nous aider à vivre cette journée mondiale du migrant et du réfugié, et toutes les autres !

14 janvier 2018

Le 14 janvier 2018, l’Église universelle célèbre la 104ème Journée mondiale du migrant et du réfugié pour laquelle le Pape François a choisi comme thème de réflexion et de prière :

« Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer les migrants et les réfugiés "

Chers frères et sœurs !

« L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » (Lv 19, 34). Durant les premières années de mon pontificat, j’ai exprimé à maintes reprises une préoccupation spéciale concernant la triste situation de nombreux migrants et réfugiés qui fuient les guerres, les persécutions, les catastrophes naturelles et la pauvreté. Il s’agit sans doute d’un ‘‘signe des temps’’ que j’ai essayé de lire, en invoquant la lumière de l’Esprit Saint depuis ma visite à Lampedusa ma visite à Lampedusa le 8 juillet 2013. En créant le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, j’ai voulu qu’une section spéciale, placée ad tempus sous mon autorité directe, exprime la sollicitude de l’Église envers les migrants, les personnes déplacées, les réfugiés et les victimes de la traite. Lire la suite

Outils à télécharger
- Un dossier pour animer cette journée
- Une prière

Journée d’étude " Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer" (04/01/2018)
Le Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes (SNPMPI) propose une journée d’étude ouverte à tous, vendredi 19 janvier 2018, à Paris.

Avec 4 tables rondes sur le thème de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié (14 janvier) : « Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer les migrants et les réfugiés ».

En présence de Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, tous deux référents pour la Pastorale des Migrants, et de nombreux intervenants.

Inscription avant le 12 janvier 2018.
à télécharger le programme et le formulaire d’inscription



 


MMTC : INFOR novembre 2017

 

19 juillet 2018

Numéro de novembre 2017 du journal du Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC). Edito de Bernard Robert, aumônier du MMTC.

EGLISE - MONDE TRAVAILLEUR

Entre peurs et espérance…

Voici entre vos mains, ou sur le clavier de votre ordinateur, un nouveau numéro d’INFOR. En vous souhaitant « Bonne lecture », nous voulons vous permettre
d’avancer dans une demarche d’espérance.
Oui, c’est vrai ! Les raisons d’avoir peur ne manquent pas devant l’évolution du monde. En faisant un « petit tour de la planète », nous constatons que le Brésil est victime d’un
retour en force du néolibéralisme, depuis le coup d’état de 2016. Mais comme le disent les militants : « Nous sommes tristes, mais toujours vivants ! ». Autrement dit, il est encore possible de se relever, d’espérer. Du côté du Mali, l’espoir peut renaitre quand on voit l’action pour la promotion des aide-ménagères (ou travailleurs domestiques), qui voient leur maigre salaire qui a doublé en 5 ans… en passant
de 11 à 23 euros par mois !

Espoir toujours au Portugal où le mouvement LOC/MTC a réuni 250 militants pour une formation sur « comment se libérer de nos peurs ? ». Espérance toujours, quand des militants de l’ACO (France) nous disent leur cheminement, leurs dépassements et leur approfondissement de Foi, à travers les difficultés de la rencontre avec les Musulmans. Ils nous témoignent de l’importance du « Vivre Ensemble » et surtout d’un « Combat Ensemble » pour construire un monde fait de justice et de paix.
Pour dépasser toutes nos peurs et emprunter ce chemin de l’Espérance, il nous faut sûrement –comme militants ou sympathisants du MMTC–, regarder quelques poteaux indicateurs :
• L’Indicateur « DIALOGUE », pour rencontrer l’autre, tous les autres, qui ne nous ressemblent pas, qui ne pensent pas, ne mangent pas, ou ne croient pas comme nous. Et savoir les accueillir comme des frères et sœurs.
• L’indicateur « DIGNITÉ ». La journée du 7 octobre, nous rappelle que l’homme et la femme doivent être au centre de toute économie (quelle qu’elle soit), et que « TRAVAIL
ET SALAIRE DECENT », doivent être inscrits, au patrimoine de l’Humanité… comme des droits inaliénables.

• L’indicateur « SOLIDARITE ». La journée du 1° mai nous redit que « nous sommes des combattants » et que notre lutte s’inscrit dans la mission que le Christ nous a confiée,
pour bâtir un monde meilleur, avec la force de son Esprit.
• L’indicateur « EGALITE HOMME-FEMME ». La journée du 8 mars nous rappelle le combat des femmes pour être reconnues à part entière. Elles nous redisent que « sans
elles, il n’y a pas de civilisation possible ».

• L’indicateur « FOI CHETIENNE ». En nous tournant vers le Christ, nous découvrons la Croix, –qui fait toujours peur– comme une « chance pour notre salut ». Dans la vie du Christ, nous pouvons trouver les raisons d’espérer, malgré tout, car nous savons qu’Il a été vainqueur, de tout ce qui respire la mort, de tout ce qui est moribond, de tout ce qui est mortifère.
Comme l’a affirmé, la déclaration finale de l’assemblée générale du MMTC (à Avila en Espagne en Juillet dernier) « Nous voulons être SIGNE D’ESPOIR ET MONTRER L’ESPERANCE ! ».
Ainsi « nous rapprocherons l’Evangile du monde du travail, et nous serons la voix des travailleurs, au sein de l’Eglise », comme nous y invite le pape François.
Bonne lecture.



 


Pris dans les mailles du filet

 

26 octobre 2017 2017

Lors du XXIVème Congrès Mondial de l’Apostolat de la Mer à Taïwan auquel la Mission de la Mer (AOS France) a participé le Cardinal Charles Maung Archevêque de Rangoun au Myanmar est intervenu sur les problèmes d’esclavage dans le secteur de la pêche et la situation des Rohingyas

Les esclaves de la mer du Myanmar et les boucs émissaires : les apatrides Rohingyas

La Thaïlande est le troisième plus grand exportateur de poissons dans le monde. Plusieurs entreprises et leurs « magnats » gagnent des milliards grâce à cette industrie qui fonctionne grâce à l’injustice perpétrée au détriment de milliers de jeunes Birmans qui font l’objet de trafic d’êtres humains. Les supermarchés d’Europe et d’Amérique vendent, pour les gens et même pour les animaux, du poisson provenant de Thaïlande. S’ils se souciaient de pouvoir sentir les crevettes et les poissons qu’ils mangent, ils sentiraient l’odeur des larmes de mon peuple, le sang de mes jeunes gens innocents jetés en mer. Ces poissons n’ont pas nagé dans l’océan, mais dans les larmes silencieuses de milliers de jeunes Birmans. Notre peuple est pauvre. Nos larmes sont exploitées et vendues sur le marché global. Nos pauvres innocents sont les nouveaux israélites en exode, ce sont les esclaves des pharaons modernes du capitalisme global. Au moins deux millions de travailleurs migrants ont été emportés par des moyens licites et illicites pour faire vivre les tigres asiatiques : Thaïlande, Malaisie et Singapour. L’injustice partout, est une menace contre la justice partout. Certains sont coupables, mais tous sont responsables.
L’esclavage de la mer est un désastre provoqué par l’homme.

1. Martyrs de la mondialisation

Comme l’affirme Felicity dans son article paru dans The Guardian , la création de richesse dans le contexte de la mondialisation a ouvert les frontières et rendu flexibles les restrictions de l’emploi. Les marchés ouverts rivalisent de biens à bas coût. L’« économicité » est une contrepartie pour les droits des pauvres.

« Nous avons créé un nouveau grand groupe de personnes qui doivent émigrer pour survivre. Ce sont les gens exclus de la croissance créée par la mondialisation, qui a absorbé la richesse vers le haut et au large. Certains ont été expropriés de leur terre par le land grabbing, d’autres des plantations agricoles ou de l’aquaculture expansionniste. Certains sont victimes de la guerre, d’autres, par contre, proviennent de pays si endettés ou dévastés au niveau environnemental qu’ils ne peuvent pas survivre ou faire vivre leurs familles. Ce sont des proies faciles pour les trafiquants qui les réduisent en esclavage en les trompant, précisément comme certains Africains ont été attirés sur les bateaux d’esclaves il y a quelques siècles ».

2. Facteurs qui poussent à l’esclavage en mer dans mon pays

La Birmanie possède des millions de travailleurs migrants poussés par soixante ans d’une dictature impitoyable, qui a davantage pris soin de soumettre les personnes plutôt que de leur développement. La minorité Rohingya est devenue le bouc émissaire, après que la nation est entrée en démocratie.

Comme beaucoup d’États totalitaires, la Birmanie a trouvé un bouc émissaire pour tous ses maux historiques : la minorité musulmane des Rohingyas . De multiples facteurs poussent nos gens à émigrer :

1. Six décennies d’une dictature suffocante qui a détruit le développement et l’instruction.
2. Une économie agraire prédominante (80% dans l’agriculture) ; l’absence de politique rationnelle des prix pour les produits agricoles qui fait de cette activité un mode de vie risqué. 40 à 60% de la population est pauvre, et certains sont pauvres de façon absolue.
3. Expropriation de la terre par les trois C = Cronies, Companies, Countries nearby (Magnats, Compagnie, Pays limitrophes).
4. Conflits civils chroniques : 22 conflits, 60 ans de guerre entre groupes ethniques et le gouvernement qui a expulsé des millions de personnes de leur habitat, les privant de leurs moyens de subsistance.
5. Une population très jeune – environ 60% en âge de travailler – sans aucune opportunité d’emploi.

À partir de 2010, la démocratie a apporté une lueur d’espérance. Mais les pauvres ne se nourrissent pas de démocratie. Sans travail, le trafic des êtres humains se poursuit. Notre pays est le premier producteur de migrants dans le Sud-Est asiatique. Esclavage sexuel, esclavage de la mer, esclavage domestique, esclavage dans le secteur de l’agriculture, appelez-le comme vous voulez, nos enfants en sont les victimes . Vous y trouverez nos gens dans les trois pays cités plus haut.

Aujourd’hui, des milliers de personnes sont esclaves, surtout dans la région de l’Asie-Pacifique. Selon l’indice mondial de l’esclavage de l’année 2016, près de 40 millions de personnes vivent dans des conditions d’asservissement. Cette région compte le plus grand nombre de pêcheurs et de marins. Pour la seule Thaïlande, 500 000 personnes sont réduites à l’état d’esclavage et le pays apparaît être un lieu de transit et de destination de la traite d’êtres humains. La plupart de ces travailleurs proviennent de Birmanie. La Malaisie en compte près d’un million.
Mais il n’existe aucun récit déchirant de ces esclaves, ni aucun Negro-spiritual de l’Asie. L’industrie des crevettes et l’industrie mercantile font peser leur joug sur des milliers de personnes en les soumettant à de nouvelles formes d’esclavage. La Birmanie, le Cambodge, le Laos, le Vietnam et les Philippines fournissent des hordes d’esclaves : esclaves de la mer, esclaves de l’industrie du sexe. Mais il n’existe aucun récit déchirant de leur esclavage.
En Asie-Pacifique, les esclaves modernes coûtent aussi moins chers. Selon Kevin Bales, les esclaves coûtent 95% moins chers de ce qu’ils valaient au temps du commerce des esclaves au XIXème siècle, ce qui signifie qu’ils ne sont pas considérés comme un investissement pour des cultures importantes comme le coton ou le sucre, comme c’était historiquement le cas, mais uniquement comme une marchandise jetable .
Un monde globalisé les a rendus invisibles et une économie de marché a étouffé leur cri d’angoisse. Pour ces esclaves de la mer, la vie est une longue nuit de larmes silencieuses. Mais récemment les médias ont publié des rapports graphiques sur la souffrance de notre peuple.

Les Rohingyas : Boucs émissaires et nouveaux boat people

a. Exclus partout

Les Rohingyas sont un groupe de personnes provenant des États de l’Ouest de la Birmanie. Leur origine et leur statut sont très contestés. Ils affirment être les descendants des marchands arabes des XVème et XVIème siècles, mais le gouvernement birman continue de ne pas les reconnaître comme citoyens. Il ne leur a jamais accordé de papiers d’identité, estimant que la plupart d’entre eux sont des migrants récents venus du Bangladesh. De longues années de discrimination ont fait de ce peuple « un des plus persécutés », comme le dénoncent les médias.
Ce sont les boucs émissaires de la Birmanie. Soixante ans d’injustices, de morts et de déplacements forcés. Alors que le pays est en train de s’ouvrir, tous ont besoin d’un bouc émissaire. Les Rohingyas constituent le bouc émissaire idéal.
Les affrontements raciaux de 2012 ont fait de tous les Rohingyas des réfugiés. Ils vivent dans des campements, leur liberté de mouvement est énormément restreinte et ils n’ont pas de moyens de subsistance. De nombreux médias internationaux les ont qualifiés de « minorité la plus persécutée au monde » .
Le Saint-Père a prié pour eux d’une manière émouvante :
« … pour nos frères et sœurs Rohingyas : chassés du Myanmar, ils vont d’un côté et de l’autre parce qu’on ne veut pas d’eux… Ce sont de bonnes personnes, des personnes pacifiques. Ils ne sont pas chrétiens, ils sont bons, ce sont nos frères et nos sœurs ! Cela fait des années qu’ils souffrent. Ils ont été torturés, tués, simplement parce qu’ils conservaient leurs traditions, leur foi musulmane » .

b. Les nouveaux boat people

Nous évoquons aujourd’hui les Rohingyas parce que ce sont les nouveaux boat people du Sud de l’Asie. Selon l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, au cours des trois dernières années, plus de 120 000 Rohingyas se sont embarqués pour fuir à l’étranger. L’Agence affirme que 25 000 migrants ont quitté la Birmanie et le Bangladesh durant le premier trimestre de cette année, c’est-à-dire le double par rapport à la même période de l’an dernier. On estime qu’entre 40 à 60% d’entre eux sont originaires de l’État occidental de Rakhine, en Birmanie . Leur vulnérabilité en fait des proies faciles pour la traite des êtres humains et l’esclavage. Mais aucun pays n’en veut. Le Bangladesh les enferme dans des camps sordides. En Birmanie, leur religion constitue un problème important et leur ethnie est très contestée. Les Rohingyas sont donc amassés dans des campements et persécutés par les autorités. Selon les médias, l’an denier, lors d’une attaque militaire dans les points de contrôle gouvernementaux, les villages des Rohingyas ont subi de graves violences .

Des conditions d’oppression ont contraint les Rohingyas à fuir sur des barques sommaires. Ainsi la mer devient souvent leur tombe . En outre, la Thaïlande a renforcé l’étanchéité de ses frontières et redoublé sa politique de refoulement des bateaux des demandeurs d’asile venant de Birmanie et du Bangladesh. Certains trafiquants d’êtres humains ont abandonné des bateaux en mer, laissant des milliers de gens à la dérive. Cette semaine, plus de 2500 Rohingyas de Birmanie et du Bangladesh ont débarqué à Aceh, en Indonésie, et à Langkawi, en Malaisie, après que les membres d’une organisation criminelle transnationale ont abandonné les bateaux.

c. Fosses communes des boat people Rohingyas

Les Rohingyas sont exploités à cause de leur misère. En une terrible occasion, la police a trouvé des fosses communes à Wang Kelian, dans la forêt située près de la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande. Cette découverte a mis à jour un réseau criminel qui effectuait un trafic de musulmans Rohingyas qui fuyaient les persécutions en Birmanie et les gardaient comme prisonniers à l’intérieur de campements dans la jungle en attendant une rançon avant de leur permettre de passer en Malaisie. Les camps semblent faire partie d’un ensemble de bases qui s’étendent en Thaïlande sur ce qui avait été une voie consolidée de contrebande, surtout de Rohingyas de Birmanie et du Bangladesh .
Les arrestations ont débuté en 2015 après la découverte de 36 corps dans des fosses communes dans le Sud de Thaïlande. Les policiers thaïlandais et les politiciens locaux figurent parmi les accusés. Le processus a débuté cette année, quand les autorités ont déclaré que les trafiquants ont gardé les migrants dans les camps comme otages tant que leur famille n’a pas été en mesure de payer pour leur libération .
Les Rohingyas sont en train de devenir les nouveaux « boat people » qui ne sont acceptés par aucun pays. Personne ne les veut sur cette planète. Une réponse est nécessaire au niveau mondial. Les gouvernements régionaux et l’ASEAN doivent considérer la question des Rohingyas comme la plus grande menace contre la dignité humaine. Les Églises doivent défendre les droits fondamentaux et le droit à l’asile.



 


Lorsque j’arriverai …

 

9 octobre 2017 2017

Ancien Évêque de Pamiers fidèle « accompagnateur » des mouvements d’action catholique notamment en monde ouvrier, Marcel Perrier nous a quittés le 02 octobre 2017 dans sa Savoie natale.

Retour vers le Père de Mgr Marcel Perrier

LORSQUE J’ARRIVERAI …

Lorsque j’arriverai
Au terme du chemin
O mes amis
Fermez
Fermez les yeux
Sur mes faux pas
Oubliez-les
Bien vite
Oubliez-les

Lorsque seront croisées
Mes deux mains dans la mort
O mes amis
Tendez
Tendez vos mains
A l’étranger
Au pèlerin
Bien vite
Accueillez-les.

Lorsque seront fermés
Mes deux yeux fatigués
O mes amis
Ouvrez
Ouvrez vos yeux
Sur les beautés de cette terre
Oh oui
Admirez-les

Lorsque seront brisées
Ma voix et mes chansons
O mes amis
Gardez
Gardez les mots
De l’amitié
Et de l’espoir
Oh oui
Rechantez-les

(Marcel Perrier)

Né en 1933 dans une famille d’agriculteurs savoyards, Mgr Perrier a été ordonné prêtre en 1957, pour le diocèse de Tarentaise. Nommé évêque auxiliaire de Chambéry en 1988, il devient en 2000 évêque de Pamiers, charge qu’il assume jusqu’en 2008. Il portera une attention constante aux réalités vécues en monde rural et en monde ouvrier. Il sera fidèlement « accompagnateur » des mouvements d’action catholique. Son sens de la poésie lui permettra de faire chanter les mots de la foi. Ses obsèques ont été célébrées en la cathédrale de Moutiers (Savoie) le 9 octobre 2017.



 


L’Eglise en route vers la transition écologique

 

30 septembre 2017 2017 par Catherine, Rédaction ACO

Le label "Eglise verte" a été lancé le 16 septembre lors d’une journée nationale à Paris.
Paroisses, mouvements étaient invités.

Dans l’Encyclique Laudato si’, le Pape François invite chacun à prendre soin de la création, à cheminer vers une conversion écologique.
Dans un esprit œcuménique, les Églises chrétiennes en France ont lancé le Label Église Verte, outil national à destination des paroisses et communautés locales visant à favoriser leur conversion écologique. Cet outil est en cours de préparation depuis juin 2016. Il est porté par la Conférence des Évêques de France, la Fédération Protestante de France et le Conseil des Églises Chrétiennes en France. Le CCFD-Terre solidaire, le Secours Catholique, le CERAS, A Rocha, et A.V.E.C. contribuent à sa mise en place.

A télécharger : le Communiqué de presse de la Conférence des évêques de France

Un site a été ouvert à cette occasion : www.egliseverte.org/



 


MIGRANTS : Mgr Georges Colomb rappelle l’appel du pape François

 

12 septembre 2017 2017 par Catherine, Rédaction ACO

Nombreux sont les membres de l’ACO engagés auprès et avec les migrants. Monseigneur Georges Colomb, évêque de La Rochelle et de Saintes, responsable de la pastorale des migrants pour la Conférence des évêques de France témoigne d’expériences et d’initiatives locales, deux ans après l’appel du Pape François à accueillir des réfugiés dans « chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère et sanctuaire. » Ce témoignage est diffusé sur le site de la CEF.

"Rappelons-nous ! Le 6 septembre 2015, le Pape François appelait « chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère et sanctuaire de toute l’Europe à accueillir une famille de réfugiés, à commencer par le diocèse de Rome ». L’Écriture nous engage « persévérez dans l’amour fraternel, n’oubliez pas l’hospitalité, car c’est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, hébergèrent des anges ». Hébreux 13,3.

L’Église exprime depuis longtemps sa sollicitude envers les migrants et les réfugiés, mais cet appel du Pape a donné une nouvelle ampleur à son engagement, et de nouveaux groupes se sont mobilisés pour faire vivre une « culture de la rencontre » qui s’oppose à l’indifférence et refuse l’impuissance.

Le deuxième anniversaire de cet appel est lune bonne occasion de présenter quelques-unes des initiatives ecclésiales concernant les migrants dans différents lieux de notre pays. Elles sont le reflet de centaines, voire de milliers d’autres actions, dans les grandes villes comme à la campagne dans de petits villages. Des communautés chrétiennes se sont engagées en mettant en commun leurs intuitions, leurs moyens, des chrétiens isolés et des hommes de bonne volonté en on fait autant."

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L’engagement de proximité reconnu et récompensé

 

12 mai 2017 2017 par Catherine, Rédaction ACO

Un membre de l’ACO, Chevalier de la Légion d’honneur !

Marie-Hélène Nédelec, membre de l’ACO de Saint-Herblain, est engagée associative et politique et tout particulièrement auprès des roms, des gens du voyage, des migrants...
Marie-Hélène est porteuse au quotidien de la priorité de l’ACO et de sa mission.
Article de Ouest France du 22/04/2017



 


Pour une citoyenneté responsable et engagée

 

14 avril 2017 2017 par Catherine, Rédaction ACO

A la veille du premier tour, organisations et mouvements d’Église appellent à un sursaut citoyen

À la veille du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle, dans un contexte de discrédit grandissant de la parole publique et de sentiment d’impuissance face à l’état du monde, nos organisations et mouvements d’Église appellent à un sursaut citoyen.

Cet appel fait écho à celui lancé par le pape François aux jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie en juillet 2016 : « Voulez-vous changer le monde ? ».

Cette interpellation nous est aujourd’hui adressée, à chacun et chacune, en ce temps électoral. Voulons-nous changer le monde et redonner sens à la citoyenneté, en ayant conscience d’habiter une même terre, en étant engagés vers un même avenir, en nous impliquant dans la gestion de la chose publique et en agissant pour l’intérêt général ?

En tant qu’acteurs de la société civile, notre rôle d’organisations et mouvements catholiques n’est pas de prendre parti mais bien de prendre part à la vie démocratique et d’inciter les citoyens à discerner les possibles et les souhaitables, à exercer leurs droits et leurs devoirs et à mettre en cohérence leur vote avec leurs convictions, leurs valeurs morales et leur foi.

Une inquiétude se développe chez celles et ceux qui habitent notre pays quant à l’avenir de leurs enfants et à la précarisation du travail et des liens sociaux. La stigmatisation de celui qui est différent, la volonté de construire des murs, la surenchère de propositions sécuritaires et identitaires : ces idées sont dangereuses pour une société qui aspire au vivre ensemble dans la paix et le respect de la dignité de chacun. On ne construit pas un projet de solidarité contre certains groupes et contre des personnes. On ne construit le lien social qu’avec celles et ceux qui vivent ensemble et participent au devenir de la communauté.

Notre foi et nos valeurs nous appellent à ne pas céder devant la colère, la peur et le rejet de l’autre, mais à plaider la cause des plus pauvres et à promouvoir le respect de la personne humaine et de l’environnement. Nous pensons que les solutions aux problèmes auxquels notre société est confrontée se trouvent dans l’ouverture, le dialogue et l’échange pour construire ensemble une France et une Europe plus justes dans un monde de droit et de dignité.

Les dizaines de milliers de bénévoles de nos organisations et mouvements sont témoins tous les jours que la réalité de la société française, c’est aussi et surtout des milliers d’actions concrètes qui construisent une planète plus solidaire et fraternelle. Des professionnels – salariés, agriculteurs, entrepreneurs, syndicalistes – développent d’autres manières de travailler, plus soucieuses de l’intégration des jeunes générations et de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Des familles accueillent des migrants chez elles. Des « jeunes » ou des plus « anciens » font le choix de modes de vie plus sobres dans le cadre d’une économie sociale et solidaire : potagers agro-écologiques, covoiturage, Amap… De nombreux projets voient le jour pour développer la démocratie participative qui sont autant de germes de mobilisation citoyenne locale. Des centres-villes réinvestis et de nouvelles initiatives rurales redynamisent nos régions…

Les échéances électorales sont une nouvelle opportunité de redire aux futurs décideurs le besoin de replacer la dignité de l’humain au cœur de leurs préoccupations. C’est aussi l’occasion de rappeler ce destin commun de l’Humanité qui passe par la solidarité, à l’échelle locale, nationale, européenne et internationale. Nous appelons tous les citoyens et citoyennes à mettre en œuvre concrètement ces valeurs de droit et d’égale justice et à les porter dans leur vote. Il faut tout faire pour contribuer à élever le débat politique et combattre la tentation du repli sur soi ou la peur de l’autre.

Comme les évêques nous y ont incités en invitant « chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous », notre devoir aujourd’hui est de faire entendre notre voix.

Cette dynamique démocratique devra se poursuivre au lendemain du second tour des élections législatives en demandant aux élus de rendre compte de leur mandat, et en s’impliquant dans la vie locale afin de contribuer au renouveau de l’exercice de la citoyenneté.

Cette tribune a été publiée le 13 avril 2017 sur le site du journal La Croix

Liste des Signataires :
Action catholique des milieux indépendants (ACI)
Action catholique ouvrière (ACO)
Apprentis d’Auteuil
Association des cités du Secours catholique
CCFD-Terre Solidaire
Chrétiens dans le monde rural (CMR)
Chrétiens dans l’Enseignement Public
Chrétiens en Forum
Communauté Mission de France
Communauté Vie Chrétienne (CVX)
Confrontations
Délégation Catholique pour la Coopération (DCC)
Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC)
Fédération française des Equipes Saint-Vincent
Instituts religieux et Solidarité internationale (IRSI)
Jeunesse étudiante chrétienne (JEC)
Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC)
Justice et Paix
Mission de la mer
Mouvement chrétien des cadres et dirigeants (MCC)
Mouvement chrétien des retraités (MCR)
Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC)
Ordre de Malte
Pax Christi
Scouts et Guides de France
Secours catholique - Caritas France
Semaines sociales
Voir Ensemble



 


Soutenons la JOC !

 

24 mars 2017 2017

"Jeunes privés d’emploi digne, nous ne sommes rien ? soyons tout !"
Tous concernés ! comment soutenir le rassemblement national de la JOC du 15 avril 2017 ? mobiliser, inviter, participer financièrement, être bénévole...

Depuis 90 ans, la JOC milite pour que la dignité humaine de chacun soit respectée.
Dans les quartiers populaires et dans le monde ouvrier, nous voulons continuer de permettre à chaque jeune d’être acteur de sa vie. Cela par l’expérimentation de l’action collective et la prise de responsabilité.
« Jeunes privés d’emploi digne, nous ne sommes rien ? Soyons tout !  »
Lors de ce rassemblement, la JOC veut faire résonner le cri des 15000 participants face aux conditions de travail indignes et à la privation d’emploi. La JOC veut dire aux candidats à l’élection présidentielle, à la société et à l’Eglise, ses revendications pour l’accès de tous à un emploi digne ! Tant qu’il restera un jeune. « Un jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde, car il est fils de Dieu  » cette phrase prononcée il y a 90 ans par le Père Cardijn fondateur de la JOC est toujours aussi vraie aujourd’hui.
Membres de l’ACO nous ne pouvons que faire nôtre l’enjeu de ce rassemblement !
Notre soutien et nos encouragements auprès des jeunes sont indispensables, notre soutien peut prendre différentes formes :
• Etre force de mobilisation : Nous sommes appelés à inviter des jeunes.
Etre soutien financier[/orange fonce] : se rendre au rassemblement a un coût, cela ne doit pas être un frein à la venue d’un jeune à ce rassemblement.
Etre bénévole
 : Parce que le jour J nous aurons besoin d’un maximum de personnes pour tenir les espaces, les buvettes, la garderie, gérer les entrées et …

Nous comptons sur vous !
Avec nos amitiés militantes, à très vite !
Pour tous renseignements complémentaires, tu peux contacter Marianne Brutinot membre du Bureau national de l’ACO et engagée comme bénévole aux côtés de la JOC pour la réussite de ce rassemblement ! (marianne.brutinot chez orange.fr)



 


MMTC : INFOR février 2017

 

24 mars 2017 2017 par International

Numéro de février 2017 du journal du Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC). Edito de Mariléa DAMASIO, secrétaire générale.

Fraternité/ Terre, toit, travail

Ce nouveau numéro d’INFOR vous présente la richesse des expériences vécues lors des derniers séminaires continentaux et des visites aux mouvements.
Sebastián Mora, secrétaire général de Caritas Espagne, nous parle de la contribution des chrétiens à la promotion d’initiatives pour faire en sorte qu’un autre monde soit possible.
Il nous présente sa vision des actions à mener. En tant que chrétiens, nous devons être le ferment de tout ce qui nous entoure sans vouloir nous concentrer sur un point
en particulier. Pour cela il faut le dialogue et le débat. Le monde d’aujourd’hui ne nous donne que deux options : être pour ou contre. Les réseaux sociaux en sont un exemple clair. Cette absence de nuances nous empêche de bâtir un monde différent.
La Déclaration finale du séminaire du Mouvement de Travailleurs Chrétiens d’Europe (MTCE) se pose la question de savoir ce qui construit notre engagement. Nous sentons l’appel de Jésus-Christ qui nous demande d’accompagner les personnes qui soufrent, de collaborer au changement des mentalités du point de vue social et économique, de participer à la vie des institutions pour les mettre au service des personnes.
Ce sont les raisons qui poussent le MTCE à proposer un juste partage des richesses : distribution équitable de l’emploi afin de permettre aux personnes et à leur famille de vivre en dignité. Les luttes sociales doivent tenir compte de la Création et en tant que travailleurs chrétiens nous devons être partie prenante des luttes pour l’environnement. L’encyclique Laudato si’ nous invite aussi à écouter le cri des pauvres et le cri de la Terre.
Pour un travail digne et une société décente
Abraham Canales, le directeur de "Noticias Obreras" (HOAC Espagne) nous parle de l’importance des mobilisations à l’occasion de la Journée Mondiale pour le travail décent.
Cette campagne a été développée pendant deux ans. Le coordinateur du groupe de travail à la base de cette initiative a oeuvré pour stimuler l’engagement en réseau de
plusieurs organisations d’inspiration catholique et des différents diocèses espagnols.
Nous faisons également référence dans ce numéro d’INFOR à la lutte des militants du MTC de la République dominicaine et de la population de Santiago de Los Caballeros
contre la destruction de l’environnement. Lutte contre l’exploitation d’une mine à ciel ouvert par la compagnie Faconde/ Fan-Cambridge qui viole la vie et l’environnement des Dominicains sur leur propre territoire.
Le bureau du MMTC a diffusé un questionnaire auprès de tous ses mouvements dont les réponses serviront de base au Séminaire international : construisons une societe juste, fraternelle et durable. Ce sera possible si nous luttons pour la protection
sociale pour tous les travailleurs et en particulier pour les travailleurs les plus pauvres. La dignité de tout être humain réside dans son droit à un travail, à un travail stable et à un salaire juste. Cette dignité passe par une protection de la santé physique et mentale et des mesures fondamentales contre les accidents de travail. Les travailleurs âgés ont le droit à une retraite bien méritée alors qu’ils sont souvent considérés comme des personnes inutiles et improductives sur le marché du travail.
Michel Roncin, aumônier et traducteur bénévole pour le continent asiatique, écrit une article, “Vivre la fraternité”. Si la notion de ’fraternité’ était difficile à comprendre au départ, après trois jours les participants au séminaire régional ont exprimé qu’ils vivaient bel et bien une fraternité malgré les difficultés de communication dues à la diversité linguistique et culturelle. Les participants ont fait l’expérience de la fraternité,
ont pu visiter Singapour et vivre un repas et un échange fraternels.
MMTC Infor fév. 2017
Séminaire d’Asie du Sud. L’article de Guy Boudaud, aumônier du MMTC, "Vaincre la pauvreté", nous explique que trois pays ont été représentés au séminaire, l’Inde, le Népal et le Sri Lanka. Deux pays n’ont pu y participer : le Pakistan et le Bangladesh. Une grande pancarte "Voir, Juger, Agir" nous a fait comprendre à quel point cette pédagogie a été au centre du travail et de l’action du mouvement ces quatre dernières
années.
Séminaire d’Afrique de l’Est : Je signais un article qui expose la foi et l’engagement d’un peuple malgré toutes les difficultés et la révision de vie réalisée par les cinq mouvements de la région : Zambien, Tanzanie, Kénya, Ouganda et Rwanda).
Travailleurs domestiques : Les mouvements insistent sur le besoin de renforcer le travail de formation avec les travailleurs domestiques. Ils font partie de l’un des secteur de travail parmi les plus exploités et les plus défavorisés en termes de droits, un secteur où l’on compte de nombreux enfants travailleurs. Les travailleurs domestiques vivent des conditions difficiles à imaginer, c’est pourquoi nous devons prêter une attention prioritaire à ce secteur dans nos mouvements.
Tanzanie
Le mouvement de Tanzanie (Angelo Nzigiye) a mené une réflexion à propos de la construction d’une société fraternelle, juste et durable. Pour ce mouvement, l’unité dans la diversité est un autre pilier de la fraternité.
L’engagement d’Ernst Bodenmüller (trésorier du MMTC) au Sri Lanka. L’article nous parle des différents secteurs du monde du travail, du projet du MTC, du travail des
pêcheurs et des formations imparties par le mouvement.
La campagne internationale pour un travail digne et un revenu de base universel. Notre mission est d’être le ferment parmi les travailleurs. En tant que mouvement mondial de travailleurs chrétiens nous ne pouvons accepter que les personnes n’aient pas des conditions de vie dignes.

Mariléa Damasio. Secrétaire
Général du MMTC



 


Argentan : l’ACO prend la parole !

 

24 mars 2017 2017 par Catherine, Rédaction ACO

Amcor flexibles annonce la fermeture de l’entreprise : l’ACO soutient les salariés

Après avoir signé un premier accord pour des indemnités, les salariés ont fait volte face et se battent aujourd’hui pour tenter de conserver leur site et leur emploi...
Ils ont organisé une marche blanche dans la ville . Des membres ACO étaient présents.

Amcor Argentan

"Suite à l’annonce de la fermeture de l’entreprise AMCOR Flexibles d’Argentan alors que le groupe dégage d’importants bénéfices et investit en Asie ; nous, membres de l’Action catholique ouvrière tenons à apporter notre soutien aux salariés en lutte pour préserver leur site et leur emploi.
Nous dénonçons la décision prise par le groupe AMCOR qui répond à la logique boursière au profit de quelques actionnaires.
Cette décision met à mal, une fois de plus, le bassin d’emploi d’Argentan en laissant derrière elle nombreuses familles dans la détresse..."

Pour lire la suite cliquer ici



 


Une fresque à Granville

 

15 mars 2017 2017 par Catherine, Rédaction ACO

Avec l’ACO, les habitants du quartier Saint Nicolas, à Granville expriment leurs difficultés et leurs joies sur une fresque au moment de Noël

L’ACO va à la rencontre des habitants du quartier

Françoise, Claude, Catherine et Silvano ont donné la parole aux habitants du quartier ; un temps d’échange, de dialogue. Beaucoup de difficultés et d’attentes exprimées mais également des bonheurs !
Retrouvez l’article et la video de Ouest France en cliquant ici



 


Loi sur le devoir de vigilance des multinationales

 

8 mars 2017 2017

9 organisations (ActionAid France-Peuples solidaires, Les Amis de la Terre France, Amnesty International France, le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l’étiquette, Sherpa, la Ligue des droits de l’Homme, la CFDT et la CGT) défendent le texte devant le Conseil constitutionnel

extraits du communiqué de presse du 7 mars 2017

Vendredi 3 mars 2017, ActionAid France-Peuples solidaires, Les Amis de la Terre France, Amnesty International France, le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l’étiquette, Sherpa, la Ligue des droits de l’Homme, la CFDT et la CGT ont adressé un mémoire au Conseil constitutionnel, afin de défendre la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Saisi le 23 février par des députés et sénateurs Les Républicains sur la constitutionnalité de ce texte, le Conseil constitutionnel devrait rendre sa décision mi-mars.

La loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordres, adoptée le 21 février dernier, a été déférée par des députés et des sénateurs du groupe Les Républicains devant le Conseil constitutionnel 48 heures, après son adoption. La veille, le Medef avait déjà annoncé avoir envoyé un mémoire au Conseil pour « alerter » sur une possible inconstitutionnalité du texte.

En réponse, nos organisations, mobilisées depuis le début des discussions autour de cette loi, ont également adressé un mémoire au Conseil constitutionnel afin de démontrer la conformité de la loi à la Constitution.

Claire et intelligible, cette loi nécessaire vise à prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l’environnement que peuvent causer les très grandes entreprises via leurs activités et celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs. Elle impose simplement aux grands groupes de rédiger et mettre en œuvre un plan de vigilance pour éviter que leurs activités ne portent atteinte aux droits fondamentaux et à l’environnement.

Depuis 4 ans, des organisations patronales se sont opposées systématiquement à l’adoption de ce texte de progrès, arguant que les normes volontaires qu’elles s’imposent sont suffisamment efficaces, à l’inverse des dispositions contraignantes. Or ces démarches volontaires ont montré depuis plusieurs décennies leurs insuffisances.

Sauf à accepter que la liberté d’entreprendre prenne le pas sur le respect des droits fondamentaux des individus, une censure du Conseil constitutionnel serait incompréhensible.

Des porte-paroles sont disponibles pour des interviews
Contacts presse :
ActionAid-Peuples solidaires : Alice Bordaçarre, chargée de campagne dignité au travail/RSE, 01 80 89 99 53 - a.bordacarre chez peuples-solidaires.org
Amnesty International France : Véronique Tardivel, service presse, 01 53 38 66 00 /06 76 94 37 05 - spresse chez amnesty.fr
Amis de la Terre France : Juliette Renaud, chargée de campagne Industries extractives et RSEE, 09 72 43 92 61/ 06 37 65 56 40 - juliette.renaud chez amisdelaterre.org
CCFD-Terre solidaire : Emilie Perraudin, chargée des relations médias, CCFD - Terre Solidaire, 06 66 12 33 02 - e.perraudin chez ccfd-terresolidaire.org
CFDT : Isabelle Poret, attachée de presse, 01 42 03 80 67 - presse chez cfdt.fr
CGT : Marthe Corpet, 06 14 76 10 16 - m.corpet chez cgt.fr
Collectif Ethique sur l’étiquette : Nayla Ajaltouni, coordinatrice, 06 62 53 34 56 - n.ajaltouni chez ethique-sur-etiquette.org
Ligue des droits de l’Homme : service communication, 01 56 55 51 08 - ldh chez ldh-france.org
Sherpa : Sandra Cossart : responsable du programme Globalisation et droits humains, 01 42 21 33 25 - sandra.cossart chez asso-sherpa.org

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Polyclinique de Tarbes : fin du conflit

 

19 juillet 2018 par Catherine, Rédaction ACO

Après plus de 60 jours de grève, les salariées et salariés de la clinique de l’Ormeau à Tarbes ont obtenu gain de cause. Les membres de l’ACO les ont soutenus dans cette lutte.

"Après l’un des plus longs conflits sociaux de l’histoire des Hautes-Pyrénées, dans une entreprise privée en pleine activité, la grève de la Polyclinique de l’Ormeau-Pyrénées va s’achever ce mercredi 11 janvier 2017 dans la soirée. Les salariés en grève ont voté mardi midi à l’unanimité le protocole d’accord de fin de conflit transmis par la direction, qui intégrait les trois derniers amendements proposés par les grévistes. Le travail va reprendre dans les services à partir du jeudi 12 janvier. Les salariés sont partagés entre le soulagement de voir le conflit s’achever et la fierté d’avoir obtenu un accord honorable, face à un groupe en cours de rachat qui deviendra bientôt le deuxième groupe le plus puissant de France dans le domaine des hospitalisations privées." Jean-François Courtille (Journaliste Tarbes-infos.com)

Les membres de l’ACO de Tarbes ont été très présents lors de cette lutte. Ils ont publié une déclaration (prémices d’une future rencontre élargie sur ce conflit) le 3 décembre 2016 :

Redonnons au travail sa valeur d’humanité !

Dans un monde où les sentiments de fatalité et de désespérance submergent beaucoup de personnes, le combat pour la dignité des salarié(e)s de la Polyclinique de l’Ormeau à Tarbes nous montre qu’il est possible de relever la tête et de refuser la logique de la « finance reine ».

Ce mouvement social qui dure depuis près d’un mois impressionne beaucoup d’habitants des Hautes-Pyrénées, comme l’ont montré les imposantes manifestations de ces derniers jours, et l’élan de solidarité financière pour soutenir les grévistes. Ce conflit social hors du commun fait écho à de nombreuses autres luttes sociales menées dans notre département pour des motifs similaires : la défense de la dignité du travail, et la qualité du service dispensé aux personnes, dans le domaine public ou dans le domaine privé.

Nous songeons en particulier aux mouvements récents qui ont touché les Finances Publiques, la Caisse d’Allocations Familiales, la Poste, ou aux préavis de grève déposés par les pompiers et par les cheminots. Sans oublier l’action originale des salariés de Leclerc Ormeau, à Tarbes, avec l’appui des syndicats et des associations, pour dénoncer l’ouverture du supermarché le dimanche matin.

Nous, responsables de l’Action Catholique Ouvrière des Hautes-Pyrénées, saluons le courage des personnes engagées aujourd’hui dans ces luttes sociales, qui acceptent de risquer la diminution de leurs revenus, voire la perte de leur emploi. Nous exprimons notre solidarité envers ces femmes et ces hommes qui nous offrent un admirable témoignage d’humanité, et qui osent se mettre debout face au cynisme des puissances de l’argent.

Croyants, nous discernons dans ces mouvements sociaux, et en particulier dans la grève des salarié(e)s de la Polyclinique de l’Ormeau, un signe de ce que l’Eglise nous appelle à vivre parmi les travailleurs. « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites », nous dit le Christ. Et il ajoute : « lève-toi et marche, signe créateur d’humanité et d’espérance ! ».



 


"Seule la paix est sainte, pas la guerre"

 

23 septembre 2016 2016 par Catherine, Rédaction ACO

Près de 500 dignitaires religieux, représentant neuf religions, se sont retrouvés à Assise pour la 30ème rencontre mondiale interreligieuse pour la paix. Ils ont signé un nouvel appel à la paix. "Le nom de Dieu ne peut justifier la violence" a martelé le Pape François.

Discours du Pape François à Assise le 20 septembre 2016

Voici le compte rendu de Sarah Bakaloglou (Site du Vatican)

« Seule la paix est sainte, pas la guerre ! » a répété à deux reprises le Saint-Père, sous les applaudissements. « Aucune forme de violence ne représente la vraie nature de la religion », a souligné le Pape, citant son prédécesseur Benoît XVI.
François a dénoncé le paganisme de l’indifférence face à ceux qui souffrent. Des mots forts pour condamner le virus qui paralyse, qui rend inerte. « Nous sommes venus à Assise comme pèlerins en recherche de paix », a ajouté François. Il a rappelé les conflits oubliés, la souffrance que vivent les réfugiés, l’angoisse des peuples qui ont soif de paix. Le Pape a cité son déplacement à Lesbos, en compagnie du patriarche Bartholomée Ier, se rappelant des yeux des réfugiés qui exprimaient la douleur de la guerre.
La prière pour toute arme
« Nous n’avons pas d’arme, mais nous avons la force de la prière », a déclaré le Saint-Père devant des dizaines de croyants, faisant écho aux mots de Jean-Paul II il y a trente ans. « Nos traditions religieuses sont diverses, mais aujourd’hui, nous avons prié les uns à coté des autres, les uns pour les autres ».
C’est la prière et la volonté de collaboration qui permettront une vraie paix. La Paix, un mot si simple et en même temps difficile, a reconnu François. « Paix veut dire "pardon" qui rend possible de guérir les blessures du passé. Paix veut dire "accueil". Paix veut dire "collaboration", un échange vivant avec l’autre. Paix veut dire enfin "éducation" », a ajouté le Saint-Père : un appel à acquérir la culture de la rencontre, en purifiant la conscience de toute tentation de violence, contraire au nom de Dieu.
« Comme chefs religieux, a conclu le Pape, nous sommes appelés à etre des solides ponts de dialogue, des médiateurs créatifs de paix ». François a aussi lancé un appel aux leaders des nations. Car,comme le disait Jean Paul II, la paix est une responsabilité universelle. « Assumons ensemble cette responsabilité », a conclu le Pape.
(MD-SB)



 


Hommage au Père Guérin

 

23 septembre 2016 2016 par Catherine, Rédaction ACO

A l’aube du 90ème anniversaire de la JOC, un hommage sera rendu à Georges Guérin, le 8 octobre, en Meurthe-et-Moselle.

La force des invisibles

[*Voici le programme :*]



 


La dignité inhérente à chaque être humain ne doit pas être bafouée !

 

5 septembre 2017 2017 par Catherine, Rédaction ACO

Nous, membres de l’ACO et de la JOC revendiquons un travail digne et décent pour tous et appelons à participer à la journée du 7 octobre : la journée mondiale pour un travail décent.

Mercredi, Traoré Banon et Moussa Coulibaly, distribuaient des tracts dans la rue, non loin de la Conférence des Evêques de France ; nous les avons rencontrés.

44 ans tous les deux, ils viennent du Mali ainsi que les 23 autres ouvriers sans papiers, non déclarés. Ils arrivent en France depuis 2012 et sont employés par la société MTBAT. Ils sont manœuvres et travaillent à la démolition d’un immeuble avenue de Breteuil à Paris.

Ce qui a déclenché le mouvement : un accident au travail.
Un des ouvriers se casse le bras mais le patron ne veut pas appeler les secours. Ils doivent se débrouiller.
Les 25 ouvriers réclament que cet accident soit reconnu comme « accident du travail » et que les soins soient pris en charge par l’employeur.

Ils témoignent de leurs conditions de travail et de vie :
Ils sont sur le chantier du lundi au samedi, de 8h à 17h. Ils dénoncent, entre autres, le manque de sécurité, la présence d’amiante.
Ils n’ont pas de contrat de travail, les salaires non-déclarés sont au bon vouloir du patron.
« Le premier mois on a touché 1300 euros, le deuxième mois 1200 euros et depuis ce sera 1000 euros ou rien, nous a dit le patron. […] il faut payer le pass’navigo, il faut manger… »

Ils revendiquent avec la CGT, d’être déclarés, de payer des cotisations sociales, de régulariser leur situation administrative ...

Encore une fois, nous constatons les conditions vécues
par les travailleurs sans papiers : vulnérabilité, exploitation,
non-respect de leur humanité et de leur dignité.

Un travailleur vaut plus que tout l’or du monde parce qu’il est fils de Dieu.
L’ACO et la JOC, fortes de cette conviction soutiennent l’action de ces 25 ouvriers.

La dignité inhérente à chaque être humain ne doit pas être bafouée !

Mercredi dans Paris
Info JOC
Alice BODERGAT
Chargée de communication
01 49 97 00 18
alice.bodergat chez joc.asso.fr
Info ACO
Catherine BAUDIER
Chargée de communication
01 42 39 84 46
communication chez acofrance.fr


 


MMTC : INFOR juillet 2016

 

22 août 2016 2016

Numéro de juillet 2016 du journal du Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (MMTC). Edito de Mariléa DAMASIO, secrétaire générale.

MIGRATIONS / RÉFUGIÉS : Etoile et lumière des Nations

Infor juillet 2016

Antoinette et Victoire sont en équipe de femmes migrantes et membres du mouvement ACO. Antoinette originaire du Congo et Victoire de la République Démocratique du Congo, racontent comment, avec leur équipe de base, elles ont pris conscience de la chance d’être en équipe. Elles sont contentes d’être en équipe ACO et de pouvoir partager en toute confiance.

Une auberge à la porte du désert du Père Anselme Mahwera dit l’importance du travail de l’Eglise : la paroisse catholique met à disposition un local « la Maison du Migrant ». Les bénévoles, ensemble chrétiens et musulmans, ont pour objectif d’aider d’informer et de former les migrants. Leur engagement est lié au choix préférentiel de servir les plus vulnérables.


Message Pour la Journée internationale des Femmes : comme Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens nous croyons en Dieu Père-Mère qui a créé la femme et l’homme à son image et les a créés pour être des compagnons de la création .La lutte pour la reconnaissance des droits des femmes est plus que centenaire et a comme projet un combat pour construire une société avec moins d’exclusions.

Abraham Canales et José Luis ont eu entretien avec Mariléa Damasio - Secrétaire Général du MMTC : "Nous devons répondre à l’insécurité et au manque de droits des travailleurs" - J’aimerais vivre un mouvement plus énergique et plus ferme, basé sur la simplicité et la tranquilité, travaillant toujours en groupe. Les groupes de base doivent sentir que le mouvement est uni et se préoccupe de leur vie. Le mot mondial apparaît très lointain et nous devons réduire cette distance pour créer un réel outil de solidarité entre les travailleurs du monde entier.

Enrique Martín Serrano - Commet résoudre le "nouveau" phénomène des travailleurs pauvres ? Pour établir les origines de la précarité et de ces situations, nous pouvons indiquer deux causes principales. De la même façon, il est scientifiquement contestable de croire que c’est une manière de peser pour la réduction sur les salaires.

Cida Casares et le père Bernard Hervy avec la collaboration des militantes du MTC régional SP ont fait une réflexion sur le crise spirituelle et la menace sur la démocratie au Brésil au cours d’une rencontre de 2 journées sur la Spiritualité du Voir –Juger–Agir. Pour et sur la classe des travailleurs .

le Message du MMTC du 1° de Mai pour les travailleurs et travailleuses dans le monde - aujourd’hui nous vivons dans un monde divisé, les Migrations sont une situation largement répandue dans le monde d’aujourd’hui. Le capitalisme a sa proposition de sortie de la crise. le MMTC propose la solidarité de la classe ouvrière - Paix fruit de la justice.

Au mouvement MTC du Quebec, la question du travail décent est une revendication importante quand on parle d’améliorer les conditions de vie et de travail des travailleuses et des travailleurs : le travail atypique au Nord, les multiples formes du travail atypique, les caractéristiques du travail atypique, travail migrant.

L’équipe de direction nationale de la LOC/MTC Portugal a fait un écrit à partir des rencontres interdiocésaines de formation en dénonçant une politique claire et délibérée de dévalorisation du travail. le travail est une dimension fondamentale de la personne humaine, s’engager dans l’action transformatrice est essentiel.

Sylvain Knittel et Pierre Yves Bulteau écrivent : Migrants : oser la rencontre de l’ autre - immigration, en finir avec des idées fausses. l’immigration est aujourd’hui au coeur des débats politiques. Capacité d’accueil dépassée ? Un système social attrayant ? Pas assez de travail ? renverser les idées fausses qui circulent devient une nécessité tant elles conditionnent, aujourd’hui, notre regard sur les migrants, en installant une logique de repli sur soi.

Christine lander du Collectif immigré du Montargois écrit une Histoire de l’immigration à Châlette. Elle raconte l’histoire d’une ville de 14.000 habitants, composée de quartiers dispersés, isolés les uns des autres. Vésines est le quartier le plus ouvrier.

Sylvain Knittel - le visage de la migration - afin de mieux connaitre la réalité des migrations, des questions à se poser : Qui sont les migrants ? Quel est le profil social des personnes qui migrent ? Est-ce qu’il a de nouvelles figures, de nouvelles situations de migrants ? Qu’est-ce qui se joue pour la personne dans sa migration ? Et le lien avec le pays d’origine ? Quel a été le rôle du mouvement ouvrier vis-à vis des migrants ?

Il n’y a pas de stratégie organisée pour répondre aux exigences d’une société frappée par une crise économique très grave, avec toutes ses conséquences y compris le chômage cause principale entraînant une forte migration.

Mariléa Damasio. Secrétaire
Général du MMTC



 


En marche pour la paix !

 

30 juillet 2016 2016 par Catherine, Rédaction ACO

Le collectif "En marche pour la paix" propose de marcher ensemble pour la paix le samedi 24 septembre 2016 dans plusieurs villes de France.
Il s’agit d’exprimer notre volonté de vivre en paix, dans un monde de solidarité, de justice, de fraternité.



 


La troisième guerre mondiale est sociale

 

29 avril 2016 2016 par Catherine, Rédaction ACO

Le travail et les règles qui l’organisent sont au cœur des débats. Faut-il assouplir la loi pour s’adapter aux contraintes du marché ? Faut-il, au contraire, faire progresser les droits sociaux et soumettre le marché au respect des normes qui assurent à tous un travail décent ?

un ouvrage de Bernard THIBAULT aux Éditions de l’Atelier

Dans son livre La troisième guerre mondiale est sociale, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013 et administrateur de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), affirme la « primauté des aspects humains et sociaux sur les considérations économiques et financières ». Truffé d’informations sur l’état social du monde, ce livre propose que le respect des normes sociales de l’OIT conditionne les accords internationaux et s’impose aux multinationales et aux États. Ces normes peuvent devenir un levier pour faire progresser les droits sociaux en France et dans le monde.

A quelques jours du troisième anniversaire de la catastrophe du Rana Plaza qui avait fait plus de 1100 victimes parmi les ouvriers et ouvrières du textile le 24 avril 2013 au Bangladesh, la lecture de ce livre incite à sortir du repli nationaliste et à construire une mondialisation qui donne la primauté aux droits humains sur le défilé ininterrompu des cours des bourses mondiales.

La troisième guerre mondiale est sociale
Bernard THIBAULT
aux Éditions de l’Atelier 160 p. / 15 €
À retrouver ainsi que les débats proposés avec l’auteur et les derniers ouvrages parus aux Editions de l’Atelier



 


Un million de migrants arrivés sans visa en Europe en 2015 : Qui sont-ils ?

 

6 avril 2016 2016

Une étude de l’INED (Institut national d’études démographiques) publiée dans la revue Population & Sociétés, n°532 d’avril 2016. Un article de Philippe Fargues.

Le nombre de migrants arrivés en Grèce et en Italie et de personnes ayant demandé l’asile en Allemagne a dépassé le million en 2015. Présentant une synthèse des statistiques disponibles, Philippe Fargues examine s’il s’agit d’une crise de migrants ou de réfugiés. Quels en ont été les facteurs déclencheurs ? Quelles sont les solutions pour en sortir ?
Lire l’article



 


Parlons-en "Vie associative"

 

2 mars 2016 2016

"Parlons-en" est l’un des outils que l’ACO met à disposition de tous pour permettre à chacun de prendre la parole. Afin de le rendre encore plus efficace nous vous invitons à nous envoyer vos témoignages

Participez à sa réalisation par vos témoignages !

Le prochain ’’Parlons-en’’, le n° 23 (qui sortira en mai) aura pour thème la vie associative.
Nous recherchons en particulier des paroles exprimant :
- Comment cette vie associative me nourrit, me fait grandir, me fait tenir, me bouscule ?
- Comment ça me rejoins dans mes aspirations ? Comment ça me fait quitter une dimension individuelle pour aller vers du collectif ?
- Comment cela change mon regard sur l’autre ? Comment j’aménage de la place dans ma vie pour cet autre ?
- Comment cela s’inclut dans un projet de vie et/ ou de société ?
- Est-ce que mon engagement associatif participe au changement de la société ?
- Est-ce que cette vie associative me fait entrevoir comment je me mets au service de l’autre, du frère... (y compris dans une dimension de foi) ?
Ce sont bien des expressions que nous souhaitons recueillir et non des comptes rendus.
Merci de les envoyer par mail : specifiques@ acofrance.fr et international chez acofrance.fr pour mi-mars.



 


7ème Forum oecuménique romand Monde du travail

 

19 novembre 2016 2016 par International

Une fois par année, diverses associations des Églises catholiques et protestantes de Suisse Romande dont nos amis de la Communauté de travailleurs chrétiens (CTC, ancienne ACO de la Suisse Romande) mettent sur pied un Forum œcuménique romand Monde du travail.

« Que devenir au travail ? »

forum oecumenique du travail Suisse

Occasion de vivre un temps de rencontre au delà de nos frontières hexagonales même pour ceux qui sont exclusivement francophones ce forum se déroulera le samedi 26 novembre 2016, de 12h à 18h, dans les salles de la paroisse catholique d’Yverdon-les-Bains en Suisse.

Cette journée d’échange et de réflexion sera consacrée au thème : « Que devenir au travail ». Elle permettra de belles rencontres et offre des moments de partage très riches, dans un climat d’écoute et de respect, aussi bien en petits groupes qu’en assemblée plénière.

Les organisateurs de cette journée pensent que le travail fait partie de la vie. Mais cela demande d’y penser, d’en parler, d’en discuter avec d’autres. D’où l’invitation à cette journée de partage et d’échange. Elle sera enrichie par l’apport de témoins de divers horizons qui parleront de leur cheminement dans le travail et comment ils lui ont donné un sens.
Qu’est-ce que je deviens au travail ? La question peut se poser à tout âge. La journée est organisée de manière à laisser la place à toutes les générations.

Inscription
Jean-Louis Cretin : cretinjl chez yahoo.fr



 


Démantèlement de la "jungle" de Calais

 

3 novembre 2016 2016 par Catherine, Rédaction ACO

Le déplacement des personnes migrantes concentrées à Calais a commencé lundi.
La JOC et l’ACO soutiennent la mobilisation des associations et appellent chacun à la solidarité et à la fraternité. "Permettons-leur de reconstruire et de continuer leur vie !

Courbevoie, le 25 octobre 2016

Ce lundi 24 octobre a commencé le démantèlement de la « jungle » de Calais. Le gouvernement organise le transfert en bus de 6 400 migrants(1)dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) présents dans toute la France.

Pour l’instant, la répartition des personnes semble se dérouler dans le calme. Nous saluons, d’ailleurs, l’organisation mise en place par le gouvernement ainsi que l’engagement pris par M. Cazeneuve à propos des demandes d’asile.

Nous souhaitons toutefois une réelle vigilance concernant l’accompagnement des migrants. Après des années de combat contre la guerre, la pauvreté, les dangers d’une vie en bidonville, nous louons leur Espérance d’une vie digne pour chaque personne humaine. Nous nous sentons proches de leur combat pour un avenir meilleur : des membres de l’ACO et de la JOC sont parties prenantes des nombreuses associations mobilisées avec les migrants à Calais et ailleurs. Nous appelons à une attention particulière, lorsque toutes les personnes volontaires auront quitté la « jungle » et qu’il ne restera plus que ceux qui veulent rester à Calais pour passer en Grande Bretagne (environ 2000 personnes selon nos membres).

D’autre part, nous nous inquiétons de l’avenir. Une fois les migrants acheminés dans les CAO, comment leurs vies vont-elles s’organiser ? Les CAO sont, pour beaucoup, dans des petites villes en périphérie des métropoles. Une fois sur place, comment permettre aux migrants de se déplacer et d’accéder (lorsque leur situation le permet) à l’emploi ? Comment les aider à s’insérer socialement ? Comment l’Etat donnera-t-il les moyens aux Départements d’accueillir et d’accompagner les mineurs, et tout particulièrement ceux qui sont isolés ?

Permettons-leur de reconstruire et de continuer leur vie !

Par ailleurs, nous constations qu’un peu partout en France l’Etat se montre en difficulté quant à la prise en charge des personnes dans leurs démarches administratives. La question du logement devient souvent délicate. Les migrants se retrouvent livrés à eux-mêmes, dépendant des moyens limités des associations et des leurs bénévoles. Les situations constatées risquent de se reproduire encore et encore… En effet, comme les services de M. Cazeneuve le précisaient dans un article du Monde, la situation des migrants n’est pas vérifiée avant de partir et tout le monde est accepté dans les bus qui quittent la « jungle ». Donc une fois en régions, certains ne pourront pas rester. Que se passera -t-il alors ?

Au nom des valeurs républicaines de solidarité et d’entraide que nous défendons, au nom de notre foi en Jésus-Christ, nous encourageons chacun à appréhender sereinement la venue de migrants dans sa commune et à faire preuve de fraternité. Nous saluons encore une fois ceux qui sont déjà à l’œuvre dans ce combat pour la dignité des hommes et des femmes de ce monde.

(1) Chiffre d’après l’article du Monde du 24 octobre 2016

Info JOC
Alice BODERGAT
Chargée de communication
01 49 97 00 18
alice.bodergat chez joc.asso.fr
Info ACO
Catherine BAUDIER
Chargée de communication
01 42 39 84 46
communication chez acofrance.fr


 


Réaffirmer la dignité du travail face aux changements dans le monde du travail

 

19 juillet 2018 par Catherine, Rédaction ACO

Les mouvements de travailleurs chrétiens de toute l’Europe se sont réunis à Avila du 27 au 30 octobre 2016 pour connaitre et évaluer les changements qui s’opèrent dans le monde du travail.

Declaration finale du Séminaire du MTCE oct 2016

Sur base de leurs expériences personnelles et les témoignages des groupes touchés par ces changements, les participants au séminaire ont analysé les causes et les conséquences de ces changements sur les jeunes et les familles.

Le Séminaire a également passé en revue le Rapport de Caritas Europe sur la pauvreté en Europe et a abordé les perspectives du monde du travail à partir de la vision de la Doctrine sociale de l’Eglise, en évaluant le travail réalisé par des organisations d’Eglise et syndicales pour faire face aux conséquences sur les personnes de la situation actuelle du monde du travail. Enfin, les mouvements réunis ont réfléchi aux défis posés par les changements dans le monde du travail et son évolution actuelle pour l’Eglise et la société.

[*Défis relatifs au travail décent*]

Benoit XVI rappelait dans Caritas in veritate que le travail décent est "l’expression de la dignité essentielle de tout homme et de toute femme » (n. 63). Par conséquent, si le travail n’est pas décent, les travailleurs ne pourront avoir une vie digne. Les conditions de travail de plus en plus précaires sont l’une des conséquences les plus dévastatrices pour les personnes, les familles et la société. Lors de son allocution au Parlement européen en novembre 2014, le pape François a affirmé qu’il "était surtout nécessaire de redonner une dignité au travail et garantissant aussi les conditions adéquates pour sa réalisation".

Nous ne trouverons des réponses à la situation actuelle du monde du travail que si nous cherchons des manières de redonner une dignité au travail. Pour ce faire, il est essentiel de repenser en profondeur le sens que nous donnons au travail.

Nombreux sont les défis qui se posent à nous : mettre la personne au centre, proposer un sens et une valeur du travail qui va au-delà de l’emploi, assurer des conditions d’emploi dignes permettant d’humaniser le travail, accès universel à la santé, au logement, à l’éducation, etc. sans que ces droits ne soient conditionnés par un emploi rémunéré. Il faut savoir que nous sommes à un moment de transformation du monde du travail en raison de l’introduction au travail de la robotisation et de l’informatisation.

[*Ouvrons la porte à la démocratie*]

Pour relever ces défis, nous devons nous opposer à la limitation des gouvernements dans leur prise de décisions, soumis à des mécanismes internationaux contrôlés par les pouvoirs économiques qui n’ont aucune légitimité démocratique. Les intérêts privés ne doivent pas être favorisés aux dépens des biens publics. Le TTIP et le CETA sont l’expression de cette "économie qui tue", qui déshumanise et n’est pas au service du bien commun.

[*A quoi nous engageons-nous ?*]

Nous sentons l’appel de Jésus-Christ qui nous invite à accompagner la vie des personnes en souffrance, à collaborer à un changement des mentalités au niveau social et économique, à participer aux institutions afin de les mettre au service des personnes.

[(Pour toutes ces raisons, nous proposons :

- une juste redistribution des richesses ;

- un partage équitable de l’emploi permettant aux personnes et aux familles de vivre en dignité ;

- que les luttes sociales tiennent compte de la Création ; c’est pourquoi, en tant que travailleurs chrétiens, nous devons nous associer aux luttes pour l’environnement. L’Encyclique Laudato si nous invite d’ailleurs à écouter en même temps le cri des pauvres et le cri de la Terre.)]

Pour concrétiser ces propositions, il est nécessaire que le Mouvement des travailleurs chrétiens d’Europe (MTCE) s’engage à travailler ensemble avec d’autres mouvements sociaux, organisations syndicales et structures d’Eglise. C’est pourquoi nous invitons les membres de nos mouvements nationaux à oeuvrer en faveur de l’obtention de ces objectifs en utilisant tous les moyens dont ils disposent.

En tant que MTCE, nous condamnons les expressions de rejet des personnes immigrés et réfugiés dans bon nombre de nos pays.

Nous partageons enfin le souhait du pape François de faire en sorte que toutes les personnes aient accès à "un travail, un toit et une terre".

Avila, le 29 octobre 2016



 


25 travailleurs maliens réhabilités

 

23 novembre 2016 2016 par Catherine, Rédaction ACO

Les 25 travailleurs maliens du chantier de l’Avenue de Breteuil à Paris ont été réhabilités. Ils ont retrouvé leur poste de travail le 7 novembre 2016.

La JOC et l’ACO les avait rencontrés. Occasion de réaffirmer que la dignité du travail et au travail est au cœur de nos préoccupations, de nos actions, de nos relectures.

Retrouvez le communiqué du 5 octobre : communiqué ACO-JOC
ainsi que l’article de l’Humanité du 7 novembre signé Kareen Janselme : Humanité



 


COP 21, comprendre l’accord

 

19 janvier 2016 2016 par International

Alors que l’accord final de la COP 21 a été voté par 195 pays présents au Bourget il est nécessaire de se donner quelques éléments pour comprendre ce que contient ou ne contient pas ce texte.

Une sélection de déclaration d’article et de déclaration

Elena Lasida, économiste et chargée de mission "Ecologie et société" à la Conférence des Évêques de France nous présente sa vision de l’accord : "signe d’un monde nouveau"

Le CCFD-Terre Solidaire avait, quant à lui, livré sa réflexion sur le texte avant le vote final. Sécurité alimentaire et droits des populations du sud sont au cœur de sa déclaration COP 21 : Un accord pour l’Humanité ?

Un texte de Guy Aurenche pointe le grand absent de cet accord : les droits de l’Homme

Enfin un texte du Réseau Action Climat reprend la réaction de plusieurs associations environnementalistes

Cette proposition n’est pas exhaustive. Nous vous invitons par ailleurs à prendre également connaissance des positions des syndicats et des partis.



 


Justice sociale, justice climatique

 

17 décembre 2015 2015

Du 30 novembre au 11 décembre, Paris accueille la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.
Pour l’ACO, cet événement est l’occasion de rappeler que justice sociale et sauvegarde de la Création sont liées.
« …Écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » Laudato si’ §49

Le dérèglement climatique a d’ores et déjà des conséquences sur l’accès aux ressources, sur la répartition des richesses et sur les migrations.

Ces réalités ne concernent pas seulement quelques-uns mais touchent l’ensemble de l’humanité, plus particulièrement les populations les plus pauvres, les milieux populaires. L’activité humaine et notre modèle entrepreneurial et économique sont à l’origine de l’accélération du dérèglement climatique. L’homme et la création en sont fortement impactés.

Les dégradations des conditions de travail et de vie, les délocalisations des emplois et des pollutions sont des impasses. Face à l’urgence climatique, les réponses à apporter ne doivent pas se faire au détriment des travailleurs, des personnes de milieux populaires, ni sans eux. Ils ont beaucoup à proposer et à promouvoir dans la nécessaire mise en place de nouveaux modes de production. C’est le bien commun qui est en jeu ! Les solutions envisagées devront à la fois respecter la dignité des travailleurs et la planète.

Le Pape François s’exprime en ce sens : « Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature. » Laudato si’ §139

La lutte pour la « maison commune » est aussi une lutte pour la justice sociale qui se joue jusque dans les rapports internationaux entre les États du Nord et ceux du Sud, notamment dans des engagements financiers concrets.

Il ne s’agit plus d’en rester à la simple analyse. Si dès aujourd’hui, chacun peut et doit agir à son niveau, dans son quotidien, des collectifs portent également ce défi d’un développement durable.

La COP 21 réunit la majeure partie des responsables de la planète ; c’est une étape décisive. Il est donc nécessaire que la société civile prenne conscience et se mobilise afin de rappeler la nécessité d’un accord contraignant alliant justice climatique et justice sociale.

Nous devons interroger notre société de consommation, notamment quant au gaspillage qu’elle engendre, pour aller sérieusement de l’avant. N’est-il pas temps d’adopter une culture choisie de la sobriété ?

Même si, en raison du contexte actuel, certaines manifestations ne pourront se vivre, nous vous invitons à rejoindre d’autres mobilisations proposées localement et nationalement en particulier par la Coalition climat , le CCFD Terre solidaire, l’Église de France, les organisations syndicales et politiques…

Cet enjeu environnemental est l’affaire de tous ! S’y engager, c’est aussi s’engager pour la démocratie, le bien vivre ensemble !

Déclaration de l’Action Catholique Ouvrière à l’occasion de la COP21
Télécharger la déclaration de l’ACO



 


Ensemble !

 

17 décembre 2015 2015

Déclaration de l’ACO suite aux attentats du 13 novembre à Paris

Vendredi 13 novembre, à Paris, des vies ont été volées.
Nous sommes ensemble dans la peine et la compassion.
Nous n’oublions pas que dans d’autres pays, des peuples souffrent de la même manière, pour les mêmes causes.
Horreur, effroi, émotion… car toute vie vaut plus que tout l’or du monde !

Membres de l’Action catholique ouvrière, nous sommes en communion avec les blessés, les familles et amis des victimes. Oui, en référence à Saint Paul, quand l’un des membres est touché, tout le corps souffre et c’est ensemble que nous tiendrons debout.
Nous rendons hommage aux nombreuses personnes qui se sont mobilisées au service des soins, de l’information, de l’enquête, de la justice, de la sûreté et de la sécurité… celles que l’on voit et celles qui sont dans l’ombre.

Travailleurs, nous savons par expérience, que la fraternité, la solidarité, le collectif sont nécessaires pour relever la tête.
Nous sommes convaincus que le bien vivre ensemble en société se construit au quotidien, dans nos lieux de travail, nos quartiers, nos engagements, nos loisirs… Osons nous regarder, nous écouter ; prenons soin les uns des autres… c’est ainsi que nous traverserons cette épreuve.
Nous voulons donner du sens à ce que nous vivons ! Osons la rencontre, pour chercher à comprendre, pour analyser les causes profondes, locales, politiques, économiques…

Croyants en Jésus-Christ, défenseurs de l’humanité… qui que nous soyons, à chaque pas que nous faisons, interrogeons-nous et défendons la dignité humaine. Soyons acteurs de justice, osons l’espérance, la confiance ; ainsi nous participerons à la construction d’une paix durable dans nos relations, dans notre monde. « Il n’y a pas de paix sans justice » Jean-Paul II.
Comme croyants, comme citoyens, nous nous tournons vers les musulmans pour leur affirmer notre soutien dans la lutte qu’ils mènent contre ceux qui cherchent à les diviser. C’est pourquoi nous invitons à vivre la rencontre entre chrétiens et musulmans pour un dialogue au service de l’ensemble de la société.

Nous attendons des responsables politiques, qu’ils cherchent ensemble des pistes de construction en faveur du bien commun, qu’ils prennent des décisions responsables, fondées, durables et garantissant l’Etat de Droit ; qu’ils n’engagent pas notre monde sur le chemin de la haine, de la destruction… Nous leur demandons de ne pas céder à la pression des élections qui approchent, des extrêmes qui prônent l’exclusion ; de ne pas céder à la tentation d’une politique sécuritaire à outrance.
Dans le sillage de nombreux appels des Eglises chrétiennes depuis plus de 35 ans, nous demandons de tout faire pour éradiquer le trafic et la circulation des armes, conséquences d’un commerce juteux qui ne sert pas la paix.

Nous voulons vivre debout ! Continuons la lutte, restons, plus que jamais, engagés pour la dignité de l’homme, pour la justice et pour la paix.

Déclaration de l’Action Catholique Ouvrière suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris



 


PARLONS-EN est un outil collectif. Contribuez pour assurer sa pertinence !

 

17 décembre 2015 2015

Il y aura, cette année, 3 Parlons-en sur les thèmes de la santé au travail, de la vie associative et du travail.
La réussite des Parlons-en, c’est d’abord le choix d’une expression qui va percuter l’ invité dans sa vie, dans sa perception et permettre d’entrer en dialogue.

Les Parlons-En sont des outils, il nous faut les faire vivre en y mettant en valeur les paroles des travailleurs. Des paroles percutantes en ’JE’ disent un vécu. Des expressions, issues de partages, relatent comment nous participons à des collectifs. Ces témoignages nous sont inestimables.
Aussi, si l’un des thèmes retient votre attention et que [*vous possédez des pépites d’expressions sur les thèmes de la santé au travail (nov.), de la vie associative (mars) et du travail (juil.), n’hésitez pas à contribuer.*] De même, si vous souhaitez réagir en une ou deux phrases pour illustrer le propos, merci à vous de contribuer en le remontant directement à Spécifiques ou par courriel à l’adresse specifiques chez acofrance.fr.

Anne-Sophie Scherpereel



 


Quelle place pour les femmes dans l’Eglise ?

 

19 juillet 2018

L’Action catholique des femmes (ACF) publie un plaidoyer "Pour la juste place des femmes dans les instances décisionnelles de l’Eglise".

Né d’expressions de femmes et des propos du Pape François ce plaidoyer propose de valoriser le rôle des femmes pour une Eglise plus juste. Elles souffrent en effet, de n’être pas suffisamment reconnues par l’Eglise, et d’être exclues des lieux de décision et de débat. Cette action, reflet des objectifs de l’ACF, a pour finalité de questionner les instances supérieures ecclésiales de manière à ce que les femmes puissent prendre leur place pleine et entière dans l’Eglise.

Les femmes de l’ACF souhaitent maintenant aller plus loin, entrer en dialogue avec les autres mouvements et services, avec l’Eglise de France et pourquoi pas avec l’Eglise universelle.

Hommes et femmes, une égale dignité de fils et filles de Dieu, que ce soit dans la vie sociale, professionnelle, familiale ou ecclésiale…

La réception du concile Vatican 2 est en chemin… scruter les signes des temps pour y discerner les signes de l’Esprit. Avec ce plaidoyer, l’ACF s’interroge sur ce que le Christ veut aujourd’hui pour son Eglise.

Catherine Baudier

Consulter le document : Pour la juste place des femmes dans les instances décisionnelles de l’Eglise.

Interview de Françoise Le Galliot, présidente de l’ACF - Plaidoyer pour la juste place des femmes dans les instances décisionnelles de l’Eglise

Ecouter l’interview de Françoise Le Galliot, présidente de l’ACF



 


Ecologie environnementale, écologie humaine : 2015, une année décisive !

 

17 décembre 2015 2015

Près de 200 chefs d’État se retrouveront à Paris pour la COP21. L’enjeu est colossal, l’Église se mobilise…

Les évêques ont publié une déclaration : « un kairos planétaire, le moment opportun pour bâtir un monde commun ».
Déclaration du Conseil famille et société de la CEF

Interview de Mgr Brunin, président du Conseil Famille et société

Vous pouvez écouter une interview de Mgr Brunin, président du Conseil famille et société.
Plus récemment le Pape François nous adresse une encyclique nous invitant à la sauvegarde de la maison commune. La crise climatique place globalement l’humanité face à la question de son avenir… elle est un défi pour l’espérance dont les chrétiens sont porteurs… le clivage écologie environnementale, écologie humaine est dépassé…
Le Pape François fait appel à la responsabilité de tous pour que le développement ne se fasse pas sans prendre en compte la dignité de l’homme !
Aujourd’hui, deux propositions nous sont faites :
• Le 1er septembre 2015 : Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création proposée par le Pape François. Lettre du Pape François
• Le 4 octobre 2015 : un dimanche pour la Création, dans le sillon de Laudato Si
Les évêques de France proposent des outils pour vivre ces deux temps.
Propositions pour prier en famille le 1er septembre

Suggestions pour vivre les journées du 1er septembre et du 4 octobre

En ACO, ces réflexions autour du climat et du développement seront abordées dans le dossier de Témoignage 569 de novembre-décembre 2015.



 


"Ne vous sous-estimez pas"

 

17 décembre 2015 2015

’ Vous êtes des semeurs de changement’. ’ Vous, les plus humbles, les exploités, les pauvres et les exclus, vous pouvez et faites beaucoup. J’ose vous dire que l’avenir de l’humanité est, dans une grande mesure, dans vos mains. Ne vous sous-estimez pas ! ’

Le pape François conclut la deuxième rencontre des mouvements populaires

L’ACO reçoit comme un encouragement les propos du pape François à la deuxième rencontre des mouvements populaires en Bolivie.
Pour nous,cet encouragement s’adresse à tous "les semeurs de changement" qui luttent pour ’’mettre l’économie au service des peuples et dire non à une économie d’exclusion et d’injustice où l’argent règne au lieu de servir".

Il s’adresse aussi à tous ceux qui se rappellent ces ‘‘visages et noms’’ de ceux qui souffrent,alors que leurs entrailles se remuent face à tant de douleur et qui sont émus car ils ont avons vu et entendu.

Téléchargez le document PDF en cliquant sur l’icône

Discours du Pape François aux mouvements populaires

La chaine Ktotv permet de voir le discours du pape à la rencontre des mouvements populaire après le discours du président Evo Morales

Pape François



 


CCFD-Terre Solidaire : lettre aux MSE

 

17 décembre 2015 2015

Vous pouvez trouver ici le premier numéro de la lettre aux MSE (Mouvements et Services d’Eglise, dont l’ACO) membres de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire. Elle se veut un outil pour faciliter le lien entre les MSE et le CCFD-Terre solidaire.

Dans cette première lettre aux MSE, Liliane Léger, chargée des relations avec les MSE au sein du CCFD-Terre Solidaire, dit comment elle a vécu sa participation à la Rencontre Nationale de la Mission ouvrière de Lourdes. Vous trouverez aussi des informations sur la Randonnée Terre Solidaire et sur la mobilisation en vue de la COP21.



 


Travailleuses … #SOLDEES, luttons ensemble

 

17 décembre 2015 2015

Déclaration de l’ACO invitant à participer à la campagne #SOLDEES du collectif Ethique sur Etiquette ‘’pour exiger des multinationales de l’habillement l’adoption de pratiques permettant le versement d’un salaire vital aux ouvrier‐e‐s de la confection le long de leur chaine de sous‐traitance".Campagne soldées {PNG}

Alors que les soldes commencent, il est des visages que nous ne verrons jamais derrière les étiquettes. Des mains d’ouvrières resteront cachées derrière les prix. Et pourtant, ce sont ces mains qui ont confectionné les vêtements que nous portons ou que nous avons le plaisir d’offrir.

Déclaration sur le salaire vital

Visages de travailleuses, visages de militantes

Ces visages de travailleuses, ces visages de militantes rencontrés grâce au collectif Ethique sur Etiquette et au CCFD-Terre Solidaire portent aujourd’hui des noms.
Le tien, Vong, déléguée syndicale au Cambodge, lorsque tu relatais à Reims la lutte des ouvrières pour obtenir un salaire décent de 177 dollars pour sortir d’une vie
misérable. Il faut même emprunter pour pouvoir se soigner !
Le tien aussi, Aïda, ouvrière du textile en Tunisie : tu as marqué la Rencontre Nationale de l’ACO où tu as ressenti notre solidarité. Aujourd’hui tu te sens plus forte car tu sais que des gens pensent à toi : « C’est Aïda qui a confectionné le pantalon avec d’autres femmes de Tunisie ». Tu nous as fait découvrir les souffrances derrière les habits que les gens portent.

Des luttes qui portent du fruit

Vos luttes ont déjà porté du fruit. Si toutes les marques suivaient l’exemple de toute celles qui se sont engagées, vous pourriez imposer, comme Aïda le dit, « une augmentation des salaires et des primes individuelles, on pourra même appliquer ce sur quoi nous sommes en train de travailler : le salaire vital. »
Vous nous appelez à agir, à sensibiliser. C’est ce que l’Action Catholique Ouvrière veut faire en invitant chacun à participer à la campagne #SOLDEES du collectif Ethique sur Etiquette ‘’ pour exiger des multinationales de l’habillement l’adoption de pratiques permettant le versement d’un salaire vital aux ouvrier‐e‐s de la confection le long de leur chaine de sous‐traitance. ‘’ [1]
Cet appel à agir, nous le faisons en fidélité à notre engagement avec la classe ouvrière et à Dieu présent dans les combats que les Hommes mènent pour la justice.

[/Paris le 11 janvier 2015/]



[1quiestlamoinschere.org

 


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