ACO France - Action catholique ouvrière
http://acofrance.fr/Acteurs-de-changement
      Donnons-nous d’espérer

Donnons-nous d’espérer

En démarrant cet édito, je suis bien en peine de me projeter jusqu’à la joie de Noël.


Tellement englués dans le contexte qui nous colle aux semelles, quelle joie pourrions-nous espérer pour tous ces copains qui se battent contre le radicalisme économique qui nous en demande toujours plus ? Et ce cri qui monte : ’jusqu’où’ devrons nous renoncer et comment nous reconstruire après ça ?
Quand cessera cette compétition effrénée qui nous met tous en concurrence ? Pourrions-nous faire d’autres choix ? Sommes-nous irrémédiablement contraints à ’fonctionner’, à être vides de sens, au point de produire toujours plus ? Quelle est la finalité de ces biens produits pour soutenir une économie basée sur la consommation ?
À l’heure de la COP 21, et de la réflexion d’enjeux planétaires sur l’environnement, n’y aurait-il pas urgence à repenser un modèle ? Toutes les logiques qui annihilent l’homme, peuvent-elles être viables ?

De la servitude

Mon sentiment, aidé par le discernement précieux de la révision de vie, c’est que l’homme n’est pas naturellement en compétition et que c’est bien un système, très profitable pour certains, qui nous maintient dans cette servitude. Des sociologues nous disent que lorsque le choix de leur organisation est laissé aux travailleurs, lorsqu’on fait appel à la part gratuite de chacun, alors d’autres comportements adviennent.
Un travail en coopération, dont le socle serait l’échange, en cherchant un mode de relation non-conflictuel, non-concurrentiel et où chacun pourrait entrer librement dans un ’NOUS’ porteur de sens, ne produirait-il pas d’autres biens pour une autre société ?

À l’expérimentation

Cette vision n’est pas utopique, certains tentent le modèle non seulement au niveau du travail, mais aussi en y incluant une réflexion sur un modèle énergétique respectueux de la nature. Aujourd’hui, des femmes et des hommes, ensemble, se risquent à labelliser leur ville ’territoire de transition énergétique’, en y alliant réflexion autour du travail de tous et d’une planète habitable pour tous.
Alors, la joie de Noël serait dans cet enfant fragile qui naît mais qui a tout à découvrir ; et dans le signe que, guidés par l’amour, nous pouvons trouver des trésors d’inventivité, de fraternité pour que demain…
En ce moment si précieux pour la Mission ouvrière et les mouvements qui la composent, donnons-nous d’espérer que parmi ces milliers de fêtes de Noël, chacun soit touché au coeur. Que personne ne soit laissé, abandonné et ne tombe dans les abîmes de l’extrémisme.
Faisons de ce temps d’avant Noël, d’avant élections, un temps de discernement pour avancer ensemble vers un horizon de justice et d’équité. Bien sûr, cela passera par l’engagement de tous au service de la réflexion, de l’action. Ce monde ne se construira pas sans nous. Dieu nous dit son ’manque’ d’ouvriers pour la moisson et aussi de nous lever et de marcher.
Je vous souhaite de trouver toute la joie de Noël dans une vie qui s’engage au service de Dieu, à la suite de Jésus.

Anne-Sophie Scherpereel
le 15 octobre 2015

PDF - 52.3 ko
Donnons-nous d’espérer

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Votre réaction

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Contacts locaux